#1 – Chroniques : Roman Etudiant France Culture – Télérama 2014

Février rime avec litté(rature).

Oui je sais, ça ne ravira pas tout le monde. Mais il se trouve que je fais partie, pour sa première édition, du jury du Roman Etudiant France Culture – Télérama 2014. Une perspective assez réjouissante, je dois le dire.

C’est également l’occasion de lire à peu près une demie douzaine de livres en un mois. Qui plus est pendant l’année scolaire. Une première !

Mais c’est surtout l’occasion de lire des choses différentes. Et de les faire partager, parce que c’est plus sympa.

 

Un petit rappel des 10 livres en lice pour le concours :

Yannick Haenel – Les Renards pâles – Gallimard

Céline Minard – Faillir être flingué – Rivages

Frédéric Verger – Arden –  Gallimard

Jean-Philippe Toussaint – Nue – Minuit

Philippe Vasset – La conjuration – Fayard

Edouard Louis – En finir avec Eddy Bellegueule – Seuil

Maïlys de Kerangal – Réparer les vivants – Verticales

Lola Lafon – La petite communiste qui ne souriait jamais – Actes Sud

Célia Lévi – Dix yuans un kilo de concombres – Tristram

Jacques A. Bertrand – Comment j’ai mangé mon estomac – Julliard

Autant d’ouvrages éclectiques. Des romans de société, des romans sur l’identité, peut-être des autofictions. Auteurs aguerris ou premières publications. On a l’embarras du choix.

 

J’ai commencé avec Nue, de Jean-Philippe Toussaint.

Dernier volet de la quadrilogie Marie Madeleine Marguerite de Montalte (il faudra que je m’attèle prochainement à lire les trois autres), ce roman est une petite île, quelque chose d’à part. A travers les yeux du narrateur, il nous transporte dans le sillage de Marie, un personnage fort et fascinant. De ces femmes qui portent la grâce en elle. Qui semblent évoluer dans une insouciance pleine de beauté, une insouciance qui les rend inébranlables. Marie est la femme que l’on veut être, que l’on veut aimer.

Jean Philippe Toussaint nous emmène à Tokyo. A Paris. Sur l’Ile d’Elbe. Il pleut souvent. On rencontre des personnages un peu étranges, un peu mystérieux. Et pourtant, ce qu’on retient de ces 170 pages, c’est quelque chose de lumineux.

Ce roman est un roman d’amour, mais un amour subtil. On le ressent plus qu’on ne le lit, et c’est là toute sa force. Et j’ai beau n’en avoir lu qu’un seul sur les quatre, je ne saurais que trop vous conseiller d’aller à la rencontre de Marie. En commençant par le début, cette fois-ci.

 

“Les journées sont toujours affreusement longues et la vie dramatiquement courte” P. 153

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