Poetry

L’attente Obsède

Rare, ce regard délicieux qui me laisse avide,
Quelle tentatrice caresse de son iris limpide ;
Etincelle si éphémère et vide de sens,
Qui ne saurait combler l’attente et l’impatience.

Désir latent qui me plie à son bon vouloir,
Dépendance maquillée par un morne regard ;
Que la raison sonne le glas de ces desseins,
Ou que la passion déverse en nous son venin.

Devenu auteur et pantin de mes chimères,
Comme s’il était maintenant inscrit dans mes chairs,
Et porteur d’un espoir indicible ;

Quand l’obsession assassine toute saveur,
Tu deviens esclave du temps et de son malheur,
Qui s’écoule au fil d’un désamour impossible.

//

Les Abysses

I

Vois la folie qui se répand
Quand le désir nous réunit ;
L’obscur abysse des sentiments,
Vile menace qu’on renie ;

Quand enfermés à nos dépens
Dans cette insondable lubie,
On redoute le châtiment
Qui pèse sur les indécis.

II

A ne valser qu’en silence
Sur une idée qui se déchire
A prendre parti de l’absence
Sans ne jamais désobéir ;

On ne répond qu’à la violence
D’un être qu’on voulait chérir
On ne fait qu’abîmer l’essence
D’une âme qu’on ne voulait salir.

III

Lassées que sont mes audaces
Devants ces regards incertains
A regarder ces heures qui passent,
Dansent à s’épuiser de chagrin ;

Elles quittent sans regret l’impasse
Dans un puissant élan mutin,
Refusent de garder la trace
D’un corps qui pourtant fut étreint.

//

L’Ôde à l’autome

Partie I

Déshabillée pour l’hiver
D’ocre et jaune elle s’est maquillée
Parée dans un voile éphémère
Douce pâleur éclaboussée
Quelle vive émotion quand cette nature
Gaiement s’ébroue dans sa nouvelle parure

Les feuilles s’agitent telles une mer
Pastilles aux reflets dilués
Splendeur qui inspire et libère
Nos vieux amours dépassionnés
J’ai l’automne qui danse au bord des yeux
M’enlace comme un timide amoureux

Partie II

Sur ton visage doux amer
Un éclat de soleil rescapé
Apposé d’une main légère
Pour te repeindre en mordoré
J’aime la façon dont tu resplendis
Tel l’aurore qui vient chasser la nuit

Ô elle vogue mon âme, fière
Traverse les ponts embrumés
Au milieu, ton sourire solaire
Perce le ciel inanimé
Tu es la beauté qui berce le monde
L’éloigne de ses pensées furibondes

Leave a Reply

Fill in your details below or click an icon to log in:

WordPress.com Logo

You are commenting using your WordPress.com account. Log Out / Change )

Twitter picture

You are commenting using your Twitter account. Log Out / Change )

Facebook photo

You are commenting using your Facebook account. Log Out / Change )

Google+ photo

You are commenting using your Google+ account. Log Out / Change )

Connecting to %s