24h à Zermatt

24 heures. C’est le nombre d’heures qu’il y a dans une journée. C’est aussi une série d’action à succès dont le héros s’appelle Jack Bauer. Mais c’est surtout le temps qu’a duré notre escapade à Zermatt. Est ce que c’était suffisant ? Non. Est-ce que c’était bien ? Oui. Est-ce qu’on y retournera ? Dix fois oui.

Dimanche – 10h30 environ : nous prenons la route direction la Suisse, pas affolés du retard que nous avons sur notre plan initial (Zermatt est à environ 2h de route de chez nous, et nous voulions y être vers 11h – 11h30. Voilà.)

12h58 : après des cols, des routes sinueuses, de l’autoroute, de l’autoroute en travaux et des petites routes pleines de petits ronds points, nous arrivons à Täsch (qui en fait se prononce teiche, même si on a très envie de dire tache). Nous attrapons au vol le train de 13h15 qui nous emmènera vers notre destination finale. Un train ?! Eh oui, pour aller Zermatt, il faut poser la voiture et finir en train, pas de véhicule à combustion dans le village !

13h30 : Zermatt en vue. J’ai hâte !
Comme vous l’aurez noté, nous sommes donc à pied. Pas ultra pratique pour rejoindre l’hôtel, même si nous ne sommes pas très chargés. Mais ce n’est pas un problème, car ici, il y a des taxis électriques partout ! Et notre hôtel nous a justement envoyé une petite navette pour nous récupérer à la gare. La classe. Nous voila donc à traverser un village ensoleillé, admirer les grands hôtels en bois ou façon Belle Époque, les géraniums éclatants à tous les balcons, confortablement installés dans une voiturette un peu cahotante. Le clou du spectacle : apercevoir le Cervin au détour d’un virage.

Le Cervin - Zermatt13h40 : nous débarquons devant le Cervo. Un superbe hôtel tout en bois et pierre, complexe de chalets modernes et luxueux, idéalement placé un peu en hauteur en dehors du centre village. On nous offre un petit verre de bienvenue sur la terrasse, histoire de faire le check in dans un endroit plus confortable que la réception (bien qu’elle soit très jolie aussi, la réception). Nous nous installons donc dehors, tables en bois, jolis coussins en feutrine dans un camaïeu de bruns et gris, pots de fleurs blanches séchées. Mais surtout, pleine vue sur le Cervin. J’ai du mal à en détacher mes yeux.

Hôtel Cervo - Zermatt14h et des brouettes : en attendant d’avoir notre chambre, nous redescendons à pied découvrir le village, et manger un gros bretzel. Je m’arrête à peu près 23 fois sur le trajet prendre la montagne en photo, les hôtels fleuris, tout ça. J’admire surtout le silence. Le bruit du vent, le chant des oiseaux, le bruissement d’une rivière qui coule en contre bas. Rien de plus. On ne connaît plus ce silence. On n’imagine pas à quel point les voitures sont une pollution sonore, jusqu’à ce que l’on expérimente une ville où il n’y en a pas du tout. J’apprécie donc d’autant plus la balade, qui nous mène tranquillement des hauteurs calmes vers le centre village beaucoup plus animé. La rue principale est bordée de boutiques et de restaurants, les touristes se baladent autant sur le trottoir que dans la rue, la plupart habillés en tenue de randonnée.
Parmi les grands bâtiments hôteliers, nous avons aussi le plaisir de découvrir d’authentiques et charmants petits chalets de montagne en vieux bois. Un plaisir à photographier.

Chalet de montagne - ZermattPetite pause dans un parc fleuri et aménagé avec de larges bancs en forme de vague, une invention géniale pour faire la sieste. On ferme les yeux au soleil, on profite de la chaleur. Les vacances, quoi.

15h40 : retour à l’hôtel. On a envie de se poser, et de se faire chouchouter un peu. On commence par découvrir la chambre, véritable havre de paix et de confort, avec moult surprises que je découvre comme une enfant : une boîte de chocolat, un petit seau de popcorn, des friandises, des bouteilles d’eau, un petit carnet et un stylo, autant de petites attentions qui nous attendent à notre arrivée. Il y a même une petite bougie parfumée que l’on peut allumer si l’on veut. J’adore les bougies.
Nous passons donc le reste de l’après midi entre la terrasse pour boire des cafés latte, le spa du chalet et la chambre. Y’a t il plus agréable que de passer une journée à lire dans une forêt d’oreillers moelleux et à prendre des bains aux sels relaxants ? Je ne crois pas.

Le Cervin - Zermatt18h30 environ : l’heure de l’apéro à sonné. Face au Matterhorn, on trinque au Spritz et au vin, se délectant de grosses olives charnues, de pop corn juste salé comme il faut et de petits mais grillés. La vie.
Puis nous filons manger au Cervo Puro, le restaurant de l’hôtel. Cuisine simple mais délicieuse, pleine de saveurs, petits amuses bouches faits maison et surtout, de la glace maisoooon ! Personnellement j’ai choisi amandes, et c’était genre, super bon.

Hôtel Cervo - ZermattLundi – 8h30 : s’éveiller et rêver de pouvoir emporter son oreiller dans la valise. Mais ça, c’était avant d’avoir vu le buffet du petit déjeuner. Des fruits frais, des muesli croustillants faits maison, des tonnes de pains et de viennoiseries différents, une immense carte d’œufs, de pancakes, de gaufres.. je mange pour 10 jours. Et j’aimerais que ce moment ne s’arrête jamais.
Mais il faut refermer la valise, dire adieu à notre jolie chambre et à sa vue splendide, regarder une dernière fois cet hôtel de rêve et monter dans la petite navette qui va nous ramener à la gare.
C’est avec regret, bien sûr, que nous faisons tout ça. Mais pas sans une pointe d’excitation non plus. Avant de quitter les montagnes Suisses pour retrouver les montagnes françaises, une dernière petite escapade nous attend.

Hôtel Cervo - Zermatt10h et quelques : nous retrouvons notre voiture à la gare, et quittons Täsch pour se rendre au petit village juste en dessous, quelques kilomètres en contrebas : Randa. C’est de la que peut partir le sentier de l’Europe, une longue balade de deux jours qui relie Zermatt à Grächen. Nous ne serons pas téméraires à ce point la cette fois ci : ce qui nous intéresse, c’est d’aller traverser le plus long pont suspendu du monde, inauguré l’année dernière. Le pont Charles Kuonen met dix minutes à se traverser, et surplombe une moraine dont le sol se trouve quelques 85m en dessous. La boucle fait un peu plus de 8km aller retour, de quoi se mettre en jambe tranquillement.

Village de Randa - Suisse10h50 : équipés en tenue de marche, nous traversons Randa en suivant les panneaux qui indiquent le sentier de l’Europe. Le village n’est peuplé que de petits chalets en bois noir, tous plus joliment fleuris les uns que les autres. Quant à ses rues pavées, elles sont abruptes, de quoi faire chauffer les cuisses immédiatement ! Nous quittons les habitations pour le sentier qui continue dans la forêt, et qui monte quasiment aussi raide que les rues du village… J’arrive quand même à relever la tête de temps en temps pour apercevoir les glaciers à travers les cimes des arbres. Puis enfin le replat tant attendu. Il nous mène en quelques foulées au bord du pont. Nous y sommes.

Pont Charles Kuonen - RandaPendant toute la montée, nous nous sommes demandés si nous allions oser traverser. Puis une fois devant, plus question de renoncer. La structure métallique est impressionnante, et les barrières sur les côtés suffisamment hautes pour que l’on ne craigne pas de tomber. Nous nous élançons donc, mains bien arrimées car la structure bouge comme si on était sur un bateau. Au final, c’est ça qui est plus impressionnant que la hauteur ou la longueur du pont ! L’expérience est chouette. Nous sommes tout fiers d’arriver de l’autre côté, et prenons le temps d’admirer le beau panorama avant d’entamer la descente.

Pont Charles Kuonen - Randa13h : Bye bye Randa, bye bye Zermatt. Nous quittons cette vallée sous un soleil chaud, ressourcés malgré la courte durée de notre séjour. Rarement un week end aura été aussi parfait de bout en bout ! Pas étonnant donc qu’apercevant encore presque le Cervin dans la rétroviseur, nous soyons déjà en train de nous imaginer revenir l’année prochaine… et toutes celles à venir !

 

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Benvinguts a Mallorca

Les îles Baléares… Une combinaison de mots si délicate qu’elle laisse rêveur, à moins que ce ne soit les images de sable clair et d’eau teintée de camaïeux turquoise que l’on y associe… Il ne nous en faut pas plus pour choisir Majorque comme destination pour notre pause soleil du printemps. Une escapade en pleine mer Méditerranée, là où l’on est à peu près sûr de trouver de la chaleur et de la bonne humeur, le tout pour pas trop cher et pas trop loin !

Alors, que faire à Majorque ? Spoiler : visiter des criques paradisiaques…  Mais pas que !

  1. Arriver tranquille

On descend de l’avion cueilli par un beau soleil de fin de journée, des palmiers trainent un peu partout, ça sent bon les vacances ! La voiture de location récupérée (indispensable pour profiter pleinement du charme de l’île), nous filons direction le nord pour retrouver notre hôtel situé à Platja de Muro.

Bon, autant vous le dire tout de suite, le quartier en lui-même a zéro intérêt. C’est une longue avenue presque en front de mer, bordée de vieilles boutiques de souvenirs et de restaus à fritures tous plus pourris les uns que les autres, le truc ultra touristique et sans charme. L’hôtel par contre est top : moderne, joli, une graaande piscine avec lignes de nage dans la cour intérieure du bâtiment, et un super restaurant qui propose un buffet à volonté le soir… Autant vous dire qu’on n’a pas cherché plus loin !

  1. Découvrir des criques de cartes postales

Bien entendu, c’est l’un des attraits majeurs de l’île. Alors j’en parle parce que c’est du classique, mais au risque de vous décevoir… Si on a passé une demie journée à la plage sur l’ensemble du séjour, c’est le bout du monde ! L’envie de barouder était trop forte… Mais j’y reviendrai 😉

Notre première rencontre avec l’eau turquoise qui fait rêver se fait à la Cala Figuera, une crique juste en dessous du Cap de Formentor (joli point de vue, soit dit en passant). La plage est en gros galets (pas top pour poser ses fesses durablement) mais l’endroit est vraiment joli. En prime, vous avez une petite chèvre sauvage qui vient renifler votre sac et essayer de voler vos Bensimon (et là vous pensez très fort à Ted et the goat dans HIMYM, et vous lui dites gentiment de dégager).

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Cap de Formentor

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Cap de Formentor

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Cap de Formentor

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Cala Figuera

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Cala Figuera

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Cala Figuera

L’autre petit coin de paradis que nous investissons le deuxième jour est la Cala Mitjana, une crique accolée à une grande propriété d’un monsieur très riche. Il faut s’accrocher pour la trouver et y accéder, mais une fois qu’on a nos orteils dans ce sable blanc tout fin… Ça vaut toutes les marches par un soleil de plomb.

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Cala Mitjana

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Le long de la route de la Cala Mitjana

  1. Rouler sur des routes pittoresques

Sorti de la quasi unique autoroute qui relie le sud-ouest de l’île au nord-est, Majorque est traversée d’une multitude de petites routes toutes plus belles les unes que les autres. Tantôt bordées de champs blonds, tantôt de petits arbres plantés dans une terre ocre. Des murs en pierres sèches et claires délimitent les terrains, parfois il y a aussi des palmiers, des pins, des moulins.

Pour ceux qui ne craignent pas les routes sinueuses, le nord-ouest de l’île abrite la Serra de Tramuntana, le principal massif montagneux de Majorque. Il y a de quoi se perdre dans les virages en épingle, les terrasses d’oliviers, les cols et les forêts, mais ça vaut cent fois le détour ! On roule les fenêtres ouvertes, ça sent le vent et les pins, on croise des lacs de montagne et des miradors magnifiques, c’est l’aventure quoi 🙂

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Mirador sur la route de la Serra de Tramuntana

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Route du col de Soller

  1. Visiter des villages mignons

Ça va un peu avec les routes de campagne trop choupi. Majorque regorge de petits villages en pierres dorées, rues pavées, églises travaillées, et ça, c’est pas pour me déplaire !

A quelques encablures de notre hôtel se trouve le village fortifié d’Alcùdia, une petite merveille traversée de rues étroites, aux maisons claires et bordées de plantes, une longue rue commerçante offrant quelques restaurants familiaux et de belles boutiques. On en profite également pour acheter de la Flor de Sal d’Es Trenc aromatisée citron lavande (miam !), pour se balader sur les remparts et admirer les toits de la ville… Une bonne petite trouvaille quoi !

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Alcùdia

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Alcùdia

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Alcùdia

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Alcùdia

Lors de notre escapade en perdition sur les routes du sud, nous traversons (entre autres) le village de Ses Salines. Des petites terrasses et jolies bodegas m’attirent l’œil, mais malgré mon irrésistible regard de chien battu disant “s’il te plaiiit, arrête-toi là que nous mangions une glace dans ces endroits trop beaux et bien décorés”, je n’obtiens pas gain de cause. Du moins pour l’instant…

Le programme, c’est d’abord de retrouver le bourg de la Cala d’Or, qui contrairement à ce que son nom laisserait penser n’abrite que des bâtisses toutes blanches ! On se promène dans des petites rues pleines de boutiques de souvenirs et de restaurants du monde entier… C’est si calme en cette saison ! Mais c’est plutôt agréable. Je m’extasie devant d’énormes cygnes et flamants roses gonflables, puis nous reprenons les routes de campagne pour rejoindre l’hôtel.

Côté nord-ouest, c’est le village de Fornalutx qui attise ma curiosité, celui-ci s’auto proclamant plus beau village d’Espagne. Je demande à voir ! C’est ainsi que nous nous retrouvons à sillonner le col de Soller avec ses épingles à faire frémir Sébastien Loeb et ses cyclistes relous venus se faire mal aux cuisses en vue de l’Ironman organisé sur l’île le 13 mai… Nous nous arrêtons d’abord à Soller, dont l’attrait principal est sa belle cathédrale et son petit tramway à l’ancienne. Une jolie place et une rue commerçante donnent au village une âme conviviale, mais nous ne nous y attardons pas… Nous préférons rejoindre le port de Soller, qui se trouve à quelques kilomètres en contrebas, et qui est lui vraiment agréable ! De jolis restaurants, quelques collines environnantes et une grande plage… De quoi faire une sympathique balade !

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Cathédrale de Soller

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Tramway de Soller

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Port de Soller

Quelques virages plus haut puis quelques virages plus bas (quand je vous dis que c’est vallonné) nous atterrissons à Fornalutx (ou Forlanutx pour ceux qui ont un peu du mal à le prononcer du premier coup). Je fonds littéralement devant ses moult escaliers en pierre, ses rues toutes plus étroites et pleines de plantes les unes que les autres et sa belle lumière dorée du soleil de 16h. C’est aussi adorable que je m’y attendais !

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Fornalutx

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Fornalutx

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Fornalutx

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Fornalutx

  1. Manger dans des supers restaurants

Si on a préféré jouer la sécurité et profiter du buffet de l’hôtel le soir, on voulait quand même se faire plaisir le midi, et découvrir des endroits un peu typiques. Mon œil ayant été accroché par les belles devantures de Ses Salines, j’ai fait quelques recherches pour tomber sur le Cassai Grand Café and Restaurant, un bar restau à la décoration juste magique, avec petite cour intérieure, carte alléchante et prix plus que corrects… On n’a pas été déçu ! Un service impeccable, une ambiance ensoleillée et agréable à coup de playlist bien chillout, et bien sûr des plats délicieux, entre jambon serrano ultra fin, tartare de thon bien relevé et salade aux grosses gambas citronnées… Sans oublier le petit gâteau aux amandes, dessert typique de Mallorca ! Une adresse à conserver bien précieusement.

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Cassai Grand Café and Restaurant

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Cassai Grand Café and Restaurant

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Cassai Grand Café and Restaurant

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Cassai Grand Café and Restaurant

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Cassai Grand Café and Restaurant

La seconde bonne surprise gastronomique, c’est au port de Soller que nous la trouvons. Après avoir arpenté toutes les terrasses en décortiquant les menus et en analysant d’un œil discret les assiettes des clients, nous décidons de tenter l’expérience Ca’n Quiros. On a eu du nez ! Que ce soit le gaspacho bien frais, les filets de dorade au feu de bois ou les pinxets d’une agréable finesse, tout nous ravi sur ce coin de port bercé par les bateaux qui clapotent.

  1. Faire du shopping à Palma

Ou déjà juste se balader dans les rues étroites et colorées, lever la tête vers les balcons et le linge qui sèche, profiter de l’ombre fraîche des maisons silencieuses. Palma est une grande ville, avec son centre historique tournant autour de sa magnifique cathédrale et faisant face au littoral. Une ville au folklore typiquement espagnol, avec des arbres feuillus, des pavés et des ruelles… Tout ce qu’on aime quoi !

En prime, on peut même aller faire un (ou plusieurs, soyons fous) tours à Zara, et ça, ça fait toujours plaisir.

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Cathédrale de Palma

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Cathédrale de Palma

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Rue de Palma

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Rue de Palma

Pour les plus intrépides (ou ceux qui n’ont jamais vraiment cessé d’avoir 18 ans dans leur tête), il y a aussi la possibilité de pousser une vingtaine de kilomètres plus loin, jusqu’à la débauche de Magaluf. Un front de mer plutôt agréable, un super Boardriders shop, mais surtout beaucoup de bars. Beaucoup beaucoup. Et des tatoueurs, des magasins de souvenirs vendant des merdouilles et des zizis en plastique, de quoi se payer une bonne tranche de rire gras et d’humour pipi caca bite avec ses vieux potes de fac (ou avec son amoureux-se, chacun son style…)

  1. Se faire arnaquer comme de vrais touristes

Certains diront que de vraies bonnes vacances ne sont pas de vraies bonnes vacances si on ne se fait pas avoir à un moment ou à un autre (ayant un jour douloureux payé 21€ une sangria sur les Ramblas de Barcelone, je sais de quoi je parle). C’est ainsi que tout naïvement, guidés par notre estomac aux abois et notre envie de tâter la couleur locale, nous prenons place sur une petite terrasse à la décoration vive. Ambiance place calme et ombragée, ardoise de tapas et mosaïques : c’est l’ES3 bar.

L’humeur de la serveuse (aussi gaie que si elle venait de se planter un clou dans le pied) aurait déjà dû nous alerter sur la qualité du boui boui. Pas découragés, nous commandons non pas trois, ni quatre mais cinq tapas à se partager. Que n’avions-nous pas fait là… Nous attendions des albondigas, nous avons de grosses boulettes indéchiffrables au savoureux goût cantine du collège. Les gambas à l’ail ? De vulgaires crevettes grisâtres à peine cuites baignant dans l’huile. Du jambon trop épais, une part de tortilla et du houmous pas pires mais pas exceptionnels non plus… Le tout pour la modique somme de… 45€ !

Si on ajoute à ça les cookies à 10€ de l’aéroport (ouch) et la sangria d’il y a trois ans, on obtient comme morale : NE JAMAIS ACHETER QUELQUE CHOSE SANS REGARDER LE PRIX AVANT. Voilà.

 

Bon, évidemment, c’est un peu cruel de terminer cet article sur une note aussi piquante (ahah le mauvais jeu de mot. Vous l’avez ?) parce que bon, Majorque c’est quand même super cool, et on a bien l’intention d’y retourner un jour pour terminer notre exploration. Et vous, ça vous tente ?

PS : pour les ignares comme nous, Benvinguts (ou Béé-vin-gu pour la dame du GPS) n’est pas une autre manière de dire “Bienvenue” en Allemand (on sait tous que c’est Willkommen, hein). Non, ça veut dire bienvenue en Catalan. De rien.

Un jour en hiver

Un jour en hiver.
Je suis sortie de ma voiture pour admirer la neige s’envoler autour des sommets à la façon d’une brume légère.
Les chevilles fraichies par la neige qui s’engouffrait dans mes chaussures, admirant un paysage pastel et majestueux, dans le silence feutré des étendues immaculées.

Un jour en hiver, je me suis rappelée à quel point j’aimais cet endroit.

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Fréro Delavega – Le Chant des Sirènes (eh ouais)

D’autres photos de Chamonix en hiver ? Regardez par là