Benvinguts a Mallorca

Les îles Baléares… Une combinaison de mots si délicate qu’elle laisse rêveur, à moins que ce ne soit les images de sable clair et d’eau teintée de camaïeux turquoise que l’on y associe… Il ne nous en faut pas plus pour choisir Majorque comme destination pour notre pause soleil du printemps. Une escapade en pleine mer Méditerranée, là où l’on est à peu près sûr de trouver de la chaleur et de la bonne humeur, le tout pour pas trop cher et pas trop loin !

Alors, que faire à Majorque ? Spoiler : visiter des criques paradisiaques…  Mais pas que !

  1. Arriver tranquille

On descend de l’avion cueilli par un beau soleil de fin de journée, des palmiers trainent un peu partout, ça sent bon les vacances ! La voiture de location récupérée (indispensable pour profiter pleinement du charme de l’île), nous filons direction le nord pour retrouver notre hôtel situé à Platja de Muro.

Bon, autant vous le dire tout de suite, le quartier en lui-même a zéro intérêt. C’est une longue avenue presque en front de mer, bordée de vieilles boutiques de souvenirs et de restaus à fritures tous plus pourris les uns que les autres, le truc ultra touristique et sans charme. L’hôtel par contre est top : moderne, joli, une graaande piscine avec lignes de nage dans la cour intérieure du bâtiment, et un super restaurant qui propose un buffet à volonté le soir… Autant vous dire qu’on n’a pas cherché plus loin !

  1. Découvrir des criques de cartes postales

Bien entendu, c’est l’un des attraits majeurs de l’île. Alors j’en parle parce que c’est du classique, mais au risque de vous décevoir… Si on a passé une demie journée à la plage sur l’ensemble du séjour, c’est le bout du monde ! L’envie de barouder était trop forte… Mais j’y reviendrai 😉

Notre première rencontre avec l’eau turquoise qui fait rêver se fait à la Cala Figuera, une crique juste en dessous du Cap de Formentor (joli point de vue, soit dit en passant). La plage est en gros galets (pas top pour poser ses fesses durablement) mais l’endroit est vraiment joli. En prime, vous avez une petite chèvre sauvage qui vient renifler votre sac et essayer de voler vos Bensimon (et là vous pensez très fort à Ted et the goat dans HIMYM, et vous lui dites gentiment de dégager).

Cap_Formentor_1

Cap de Formentor

Cap_Formentor_2

Cap de Formentor

Cap_Formentor_3

Cap de Formentor

Cala_Figuera_1

Cala Figuera

Cala_Figuera_2

Cala Figuera

Cala_Figuera_3

Cala Figuera

L’autre petit coin de paradis que nous investissons le deuxième jour est la Cala Mitjana, une crique accolée à une grande propriété d’un monsieur très riche. Il faut s’accrocher pour la trouver et y accéder, mais une fois qu’on a nos orteils dans ce sable blanc tout fin… Ça vaut toutes les marches par un soleil de plomb.

Cala_Mitjana_2

Cala Mitjana

Cala_Mitjana_1

Le long de la route de la Cala Mitjana

  1. Rouler sur des routes pittoresques

Sorti de la quasi unique autoroute qui relie le sud-ouest de l’île au nord-est, Majorque est traversée d’une multitude de petites routes toutes plus belles les unes que les autres. Tantôt bordées de champs blonds, tantôt de petits arbres plantés dans une terre ocre. Des murs en pierres sèches et claires délimitent les terrains, parfois il y a aussi des palmiers, des pins, des moulins.

Pour ceux qui ne craignent pas les routes sinueuses, le nord-ouest de l’île abrite la Serra de Tramuntana, le principal massif montagneux de Majorque. Il y a de quoi se perdre dans les virages en épingle, les terrasses d’oliviers, les cols et les forêts, mais ça vaut cent fois le détour ! On roule les fenêtres ouvertes, ça sent le vent et les pins, on croise des lacs de montagne et des miradors magnifiques, c’est l’aventure quoi 🙂

Mirador

Mirador sur la route de la Serra de Tramuntana

Sierra_de_Tramunatana

Route du col de Soller

  1. Visiter des villages mignons

Ça va un peu avec les routes de campagne trop choupi. Majorque regorge de petits villages en pierres dorées, rues pavées, églises travaillées, et ça, c’est pas pour me déplaire !

A quelques encablures de notre hôtel se trouve le village fortifié d’Alcùdia, une petite merveille traversée de rues étroites, aux maisons claires et bordées de plantes, une longue rue commerçante offrant quelques restaurants familiaux et de belles boutiques. On en profite également pour acheter de la Flor de Sal d’Es Trenc aromatisée citron lavande (miam !), pour se balader sur les remparts et admirer les toits de la ville… Une bonne petite trouvaille quoi !

Alcudia_2

Alcùdia

Alcudia_3

Alcùdia

Alcudia_4

Alcùdia

Alcudia_1

Alcùdia

Lors de notre escapade en perdition sur les routes du sud, nous traversons (entre autres) le village de Ses Salines. Des petites terrasses et jolies bodegas m’attirent l’œil, mais malgré mon irrésistible regard de chien battu disant “s’il te plaiiit, arrête-toi là que nous mangions une glace dans ces endroits trop beaux et bien décorés”, je n’obtiens pas gain de cause. Du moins pour l’instant…

Le programme, c’est d’abord de retrouver le bourg de la Cala d’Or, qui contrairement à ce que son nom laisserait penser n’abrite que des bâtisses toutes blanches ! On se promène dans des petites rues pleines de boutiques de souvenirs et de restaurants du monde entier… C’est si calme en cette saison ! Mais c’est plutôt agréable. Je m’extasie devant d’énormes cygnes et flamants roses gonflables, puis nous reprenons les routes de campagne pour rejoindre l’hôtel.

Côté nord-ouest, c’est le village de Fornalutx qui attise ma curiosité, celui-ci s’auto proclamant plus beau village d’Espagne. Je demande à voir ! C’est ainsi que nous nous retrouvons à sillonner le col de Soller avec ses épingles à faire frémir Sébastien Loeb et ses cyclistes relous venus se faire mal aux cuisses en vue de l’Ironman organisé sur l’île le 13 mai… Nous nous arrêtons d’abord à Soller, dont l’attrait principal est sa belle cathédrale et son petit tramway à l’ancienne. Une jolie place et une rue commerçante donnent au village une âme conviviale, mais nous ne nous y attardons pas… Nous préférons rejoindre le port de Soller, qui se trouve à quelques kilomètres en contrebas, et qui est lui vraiment agréable ! De jolis restaurants, quelques collines environnantes et une grande plage… De quoi faire une sympathique balade !

Soller_1

Cathédrale de Soller

Soller_2

Tramway de Soller

Soller_3

Port de Soller

Quelques virages plus haut puis quelques virages plus bas (quand je vous dis que c’est vallonné) nous atterrissons à Fornalutx (ou Forlanutx pour ceux qui ont un peu du mal à le prononcer du premier coup). Je fonds littéralement devant ses moult escaliers en pierre, ses rues toutes plus étroites et pleines de plantes les unes que les autres et sa belle lumière dorée du soleil de 16h. C’est aussi adorable que je m’y attendais !

Fornalutx_1

Fornalutx

Fornalutx_2

Fornalutx

Fornalutx_3

Fornalutx

Fornalutx_4

Fornalutx

  1. Manger dans des supers restaurants

Si on a préféré jouer la sécurité et profiter du buffet de l’hôtel le soir, on voulait quand même se faire plaisir le midi, et découvrir des endroits un peu typiques. Mon œil ayant été accroché par les belles devantures de Ses Salines, j’ai fait quelques recherches pour tomber sur le Cassai Grand Café and Restaurant, un bar restau à la décoration juste magique, avec petite cour intérieure, carte alléchante et prix plus que corrects… On n’a pas été déçu ! Un service impeccable, une ambiance ensoleillée et agréable à coup de playlist bien chillout, et bien sûr des plats délicieux, entre jambon serrano ultra fin, tartare de thon bien relevé et salade aux grosses gambas citronnées… Sans oublier le petit gâteau aux amandes, dessert typique de Mallorca ! Une adresse à conserver bien précieusement.

Cassai_Grand_Cafe_3

Cassai Grand Café and Restaurant

Cassai_Grand_Cafe_2

Cassai Grand Café and Restaurant

Cassai_Grand_Cafe_4

Cassai Grand Café and Restaurant

Cassai_Grand_Cafe_1

Cassai Grand Café and Restaurant

Cassai_Grand_Cafe_5

Cassai Grand Café and Restaurant

La seconde bonne surprise gastronomique, c’est au port de Soller que nous la trouvons. Après avoir arpenté toutes les terrasses en décortiquant les menus et en analysant d’un œil discret les assiettes des clients, nous décidons de tenter l’expérience Ca’n Quiros. On a eu du nez ! Que ce soit le gaspacho bien frais, les filets de dorade au feu de bois ou les pinxets d’une agréable finesse, tout nous ravi sur ce coin de port bercé par les bateaux qui clapotent.

  1. Faire du shopping à Palma

Ou déjà juste se balader dans les rues étroites et colorées, lever la tête vers les balcons et le linge qui sèche, profiter de l’ombre fraîche des maisons silencieuses. Palma est une grande ville, avec son centre historique tournant autour de sa magnifique cathédrale et faisant face au littoral. Une ville au folklore typiquement espagnol, avec des arbres feuillus, des pavés et des ruelles… Tout ce qu’on aime quoi !

En prime, on peut même aller faire un (ou plusieurs, soyons fous) tours à Zara, et ça, ça fait toujours plaisir.

Palma_4

Cathédrale de Palma

Palma_2

Cathédrale de Palma

Palma_1

Rue de Palma

Palma_3

Rue de Palma

Pour les plus intrépides (ou ceux qui n’ont jamais vraiment cessé d’avoir 18 ans dans leur tête), il y a aussi la possibilité de pousser une vingtaine de kilomètres plus loin, jusqu’à la débauche de Magaluf. Un front de mer plutôt agréable, un super Boardriders shop, mais surtout beaucoup de bars. Beaucoup beaucoup. Et des tatoueurs, des magasins de souvenirs vendant des merdouilles et des zizis en plastique, de quoi se payer une bonne tranche de rire gras et d’humour pipi caca bite avec ses vieux potes de fac (ou avec son amoureux-se, chacun son style…)

  1. Se faire arnaquer comme de vrais touristes

Certains diront que de vraies bonnes vacances ne sont pas de vraies bonnes vacances si on ne se fait pas avoir à un moment ou à un autre (ayant un jour douloureux payé 21€ une sangria sur les Ramblas de Barcelone, je sais de quoi je parle). C’est ainsi que tout naïvement, guidés par notre estomac aux abois et notre envie de tâter la couleur locale, nous prenons place sur une petite terrasse à la décoration vive. Ambiance place calme et ombragée, ardoise de tapas et mosaïques : c’est l’ES3 bar.

L’humeur de la serveuse (aussi gaie que si elle venait de se planter un clou dans le pied) aurait déjà dû nous alerter sur la qualité du boui boui. Pas découragés, nous commandons non pas trois, ni quatre mais cinq tapas à se partager. Que n’avions-nous pas fait là… Nous attendions des albondigas, nous avons de grosses boulettes indéchiffrables au savoureux goût cantine du collège. Les gambas à l’ail ? De vulgaires crevettes grisâtres à peine cuites baignant dans l’huile. Du jambon trop épais, une part de tortilla et du houmous pas pires mais pas exceptionnels non plus… Le tout pour la modique somme de… 45€ !

Si on ajoute à ça les cookies à 10€ de l’aéroport (ouch) et la sangria d’il y a trois ans, on obtient comme morale : NE JAMAIS ACHETER QUELQUE CHOSE SANS REGARDER LE PRIX AVANT. Voilà.

 

Bon, évidemment, c’est un peu cruel de terminer cet article sur une note aussi piquante (ahah le mauvais jeu de mot. Vous l’avez ?) parce que bon, Majorque c’est quand même super cool, et on a bien l’intention d’y retourner un jour pour terminer notre exploration. Et vous, ça vous tente ?

PS : pour les ignares comme nous, Benvinguts (ou Béé-vin-gu pour la dame du GPS) n’est pas une autre manière de dire “Bienvenue” en Allemand (on sait tous que c’est Willkommen, hein). Non, ça veut dire bienvenue en Catalan. De rien.

Advertisements

Travel Report #7 : Norvège (et Copenhague / Part 2)

Jour 7 : Geiranger
Après une petite soirée lecture et une nuit pas trop froide, nous nous éveillons avec le brouuufff brouuufff brouuufff de la cascade. Un petit déjeuner plus tard, nous nous payons le luxe de faire la vaisselle dans un vrai évier, avec de l’eau chaude, de la place et tout et tout. Le genre de petits plaisirs du quotidien qu’on a tendance à oublier, voire même à taxer de corvée.
Faites donc la vaisselle dans 25 cm2 avec un filet d’eau froide pendant une semaine, et on en reparle, hein.

Nous partons ensuite à l’assaut de Geiranger, sous un temps plus que maussade. Le village est minuscule, mais il y a une petite rue adorable et … il y a des cafés ! OMG je suis dans un état d’extase avancé. Cependant, avant d’aller nous prélasser devant une grosse boisson chaude, nous décidons – une fois encore – de faire nos touristes moyens, et de faire le tour des boutiques de souvenirs.

47 minutes plus tard (au bas mot) nous en ressortons avec : des cartes postales (au bout du 7e jour, il serait temps), des verres à shooters, des autocollants, des caleçons avec des petits rennes dessus (oui oui), une nouvelle coque d’Iphone avec des petits rennes dessus (oui, encore), un set de balles de golf, deux petits porte-manteaux en forme de rennes (… no comment) et une belle photo de nous avec des casques de Vikings.

Papa, maman, estimez-vous heureux d’avoir échappé aux trolls !

Bon, par contre, une micro balade sur le port et quelques recherches internet nous apprennent que les belles cascades du fjord ne sont en fait accessibles que par bateau. Les prix étant évidemment prohibitifs, nous pouvons donc royalement nous asseoir dessus. Shit. Quoi de mieux pour se consoler… Qu’un petit caffe latte dans un gros fauteuil ? Je vous le demande.

Le programme se poursuit par une petite découverte des environs, jusqu’au point de vue d’Ørnesvinger (accessible par la route, rassurez-vous). Bon, nous qui pensions pouvoir apercevoir un bout de cascade, c’est raté. Roh.

jour6_point_de_vue_geiranger

Geiranger Fjord

On file ensuite au Norsk Fjordsenter, un grand centre d’étude des fjords qui fait aussi musée, cafet’ et surement tout un tas d’autres trucs (mais je ne peux pas vous dire quoi parce qu’on ne l’a pas visité…). Le bâtiment est très beau, moderne à la scandinave quoi, et il y a une passerelle qui permet de voir des cascades de près, c’est sympa. On en a profité pour regarder une carte topographique du coin affichée sur un grand panneau, pour trouver le point de départ d’une petite balade que l’on avait repéré.

Direction : la ferme de Westerås (ET NON PAS WESTEROS, T’INQUIÈTE J’Y AI PENSÉ AUSSI mais non)
De cette petite ferme, qui manifestement peut accueillir du public pour dormir, partent une multitude de chemins permettant d’accéder à différentes cascades. Nous choisissons de monter à Storseterfossen, une impressionnante cascade sous laquelle on peut passer. Génial non ?
Slalomant entre les crottes de biques dans une piste 4×4 bien raide, nous arrivons rapidement sur un sentier préparé en large pierres plates, façons escaliers. Décidemment les norvégiens, ils font ça bien ! La montée fait 2km, autant dire qu’on engloutit ça rapido presto. Et puis accessoirement il commence à pleuvoir, donc on sort les k-way, et on se bouge !

Arrivés en haut, nous contemplons un grand plateau habillé de belles couleurs automnales, une large rivière arrivant tout droit des hauteurs. Franchement parfait pour pique-niquer en plein été. Hm.
Pour descendre à la cascade, nous suivons un petit bout de chemin tout étroit, à flanc de rocher, équipé d’une chaine sur l’extérieur pour pouvoir se tenir et éventuellement éviter de cubeller dans le vide et mourir dans d’atroces souffrances. Nice !
Plus on avance, et plus le chemin se rétrécit : à la fin, on se retrouve plié en deux pour passer sous la roche et accéder à la petite cavité derrière l’eau ! Du coup, on peut dire que c’est une chouette balade, et que l’effet est assez sympa, voire bien impressionnant.

img_3203

Storseterfossen

La suite de l’après-midi revêt légèrement moins d’intérêt, sauf si vous aimez les histoires qui parlent de gens qui lisent un livre allongés sous un plaid en polaire, ou de ceux qui écrivent des cartes postales en buvant une tisane. #PapyMamieSontDansLaPlace

 

Jour 8 : Geiranger – Lillehammer
Si le ciel était d’un noir puissamment étoilé la veille au soir, la nuit qui s’en est suivie était d’un froid assez intense elle aussi. Faut dire que le toit relevable du van n’est fait que de toile, donc c’est un peu comme si on dormait en tente quoi.

Après notre petite journée détente et repos, il nous faut packer et repartir sur la route, direction Lillehammer. Nous avons fait la moitié de l’itinéraire, il est maintenant temps de redescendre vers le Danemark. Nous reprenons la route de Trollstigen, mais à la montée cette fois, ce qui nous offre un autre point de vue, tout aussi splendide qu’à l’allée.

On décide d’ailleurs, puisqu’on repasse devant, de monter jusqu’à Dalsnibba, même si c’est 15nok pour passer. OSEF. C’était une excellente idée, car le point de vue sur la route est hyper impressionnant, tout comme le point de vue sur le glacier, qui parait gigantesque d’ici. Une sacrée jouissance photographique. Bon par contre les 5° par jesaispascombien de kilomètres heure de vent, c’est vachement vachement moins sympa. Autant dire qu’on n’a pas traîné nos guêtres là-haut très longtemps.

La suite de la route ne sera qu’émerveillement. En plein cœur des parcs nationaux entourant Geiranger se dévoile une nature brute peinte de couleurs puissantes – des herbes brun et brique, une rivière bleu glacier, des arbres vert profond. Là voilà enfin, la Norvège telle qu’on l’avait imaginée. Sans aucun doute l’une des plus belles régions que l’on ait traversée, voire presque ma préférée !

On traverse le petit village de Fossberg – Lom, qui donne très envie d’y rester flâner, de boire des chocolats chauds en regardant la neige tomber dehors… La meuf s’y voit déjà quoi.

jour7_eglise_lom_route_geiranger_lillehammer

Eglise en bois debout de Fossberg – Lom

La route jusqu’à Lillehammer est assez longue. De montagneuse, on revient tout petit à petit vers une région de nouveau plus agricole, en apercevant de sacrément belles propriétés. Chacune a son portail entouré de deux gros troncs peints ou sculptés. Certaines ont même une sorte de petit clocher sur le toit… Etonnant !
La température quant elle remonte… bah elle remonte pas en fait. On stagne à 8°, alors qu’on a quitté les hauts reliefs il y a un bon moment… Je sens qu’on va se cailler ce soir.

Nous arrivons à Lillehammer vers 16h30. Le temps de se tromper de route et de faire un bon détour pour revenir vers le centre, nous atterrissons dans un parking souterrain… sans barrière. Une machine semble servir de système de paiement, mais ses obscures explications tout en norvégien nous amènent à la conclusion qu’on stationnera gratos. Un peu concon les touristes des fois hein.

Moi qui étais ravie de visiter une autre “grande” ville, je suis un peu désolée de débarquer dans la jolie rue principale qui se trouve être désespérément vide. Hormis le supermarché Kiwi (#deuxiememaison) et un restau au bout de la rue, les boutiques sont toutes fermées. Je suis en passe de développer un Où sont les norvégiens ? librement inspiré de Où est Charlie ?. Je sens qu’il y a du potentiel.

Frustrée mais pas découragée, je propose que nous allions à l’autre extrémité de la rue, voir ce qui s’y passe (de loin, rien, mais bon). Au moins, nous n’aurons pas de regret. Et puis je n’ai pas lâché le morceau : il est pas encore 17h, je ne veux pas aller me poser maintenant. Je veux boire un peu petit thé avant. Oui, je suis reloue.

Prêts à aller squatter les tables d’un petit bar à soupe moderne et joli (mais qui a fortement l’air d’être en train de plier boutique), chéri repère une petite devanture « croquignolette » comme dit le Routard, et BINGO BINGO BINGO le café est ouvert. Et puis alors, quel café !
J’ai nommé l’Atelier Kakao, un grand salon de thé / concept store (mais plus salon de thé que concept store), en mode carreaux de ciment, grandes tables en bois épais, couleurs douces, petites fleurs des champs sur les tables… OMG comme j’aime la Scandinavie [smiley cœur dans les yeux]
Et puis le chai latte y est absolument exquis.

On se prélasse un bon moment devant nos boissons chaudes, avant de monter se cacher quelques kilomètres au-dessus de la ville, derrière le tremplin de saut. Je sens que je vais adorer ce parking désert entouré de forêt cette nuit !
[Je ne mentionnerai pas le moment où, à 9 secondes près, je me faisais prendre en flagrant délit de pipi derrière un arbre par deux inconnus qui cherchaient leur chemin. #larchouma]

 

Jour 9 : Lillehammer – Åsa
Nous qui voulions voir des élans, on a dû se contenter de gros moutons odorants et d’oiseaux aux piaillements assez terrifiants (en tout cas quand t’es dans ton toit de van emmitouflé dans ton duvet et que t’entends ces affreux cris glougloutants bizarres, c’est pas ultra ultra rassurant). Disons que pour un réveil matin, c’est gé-nial.

Aujourd’hui, nous quittons donc officiellement la Norvège. Déjà ?! Eh oui. Bon, vous vous avez surement l’impression que ça fait mille ans qu’on y est vu le temps que vous avez perdu à lire tout ce galimatias, mais en vrai je vous jure que c’est passé très vite.

Nous redescendons de notre colline pour poursuivre la route le long d’une large rivière, dont les abords sont piquetés de jolies fermes et de forêts…. Jusqu’à ce qu’on bifurque sur une autoroute. La première du voyage dit ! Bon du coup, bye bye la Norvège traditionnelle, hello les IKEA tous les 75 bornes. On passe les abords d’Oslo qui sont franchement pas jojo, achetons des cafés et des kanelbullar à la pistache un peu secos pour liquider nos couronnes norvégiennes (mais bizarrement ils nous en reste encore) et finissons par passer en Suède. Sacrée frontière ! Pas âme qui vive, pas un bâtiment de douane, juste un panneau « Toll ». Ok merci !

Si on trouvait la Norvège plutôt sauvage, nos premières minutes en Suède donnent le ton. Des sapins sombres à perte de vue, des criques ponctuées de maisonnettes rouges, dont les rochers déchirés baignent dans l’eau argentée… Encore plus pittoresque.
Malheureusement le concept de l’autoroute gâche un peu le plaisir, parce que de 1 on roule vite, et de 2, on ne passe pas nécessairement par les plus jolis endroits. N’ayons pas de regret, il n’existe pas de petite route longeant la côte du nord au sud par laquelle on pourrait perdre 3h38 de notre temps en roulant à 70km/h.

L’étape d’aujourd’hui ne revêt donc pas un immense intérêt, si ce n’est pour le spot que l’on a repéré en bord de mer. Les quelques kilomètres de route pour rejoindre le village d’Åsa nous font renouer avec nos premières amoures (= de la campagne), mais arrivés là bas, le GPS nous fait défaut. On se perd donc dans les méandres d’une étroite route résidentielle, qui a le mérite d’être absolument charmante avec sa bordure d’arbres touffus et roux (parce que c’est l’automne, au cas où je ne l’ai pas assez répété).

Sur ce coup, merci l’Iphone, qui nous a permis de choisir la gauche plutôt que la droite à l’intersection, et ainsi d’atterrir pile poil sur le parking ensablé d’un petit port, face à la mer. Celui que nous cherchions.

Jour 10 : Åsa – Lund – Copenhague
Sans nul doute le meilleur spot du voyage. Soirée pêche aux crabes / safari photos / lecture, seuls au monde face à un coucher de soleil dément. Il n’y a bien qu’en van qu’on pouvait vivre de telles choses… Avant de partir vers notre dernière (et pas des moindres !) étape du voyage, nous nous octroyons le plaisir d’un petit brunch. Un vrai exercice de style que de faire cuire le bacon sur un gaz cook dehors dans le vent ! Mais on a réussi. Et on a kiffé.

Avant de repartir, nous faisons un petit crochet par le Tjolöholms Slott, un petit château (ou gros hôtel particulier) style néo-Tudor (pour ceux à qui ça parle), posé dans une grande propriété, agrémenté d’un beau jardin. +1 pour la vue sur la mer. D’ailleurs je viens d’apprendre sur Wikipédia que Lars Von Trier y a tourné des scènes de son film Melancholia. Voilà.

dsc_0652

Tjolöholms Slott

Bon par contre on n’a pas pu prendre de vraie douche depuis notre départ de Geiranger, et les lingettes commencent à épuiser leur ressource cache-misère. On se met donc en quête de petites structures publiques, comme celles qui nous ont sauvé les fesses en Norvège, mais on fait chou blanc. CHOU BLANC.

Nous roulons plutôt à bonne allure (forcément, sur l’autoroute) et arrivons à Lund en début d’après-midi. Lund, c’est une petite ville étudiante non loin de Malmö, mais qui, selon le Routard, est beaucoup sympa, avec ses petites rues pavées et… Non bah pas la peine d’en dire plus, si y’a des rues pavées mignonnes, je fonce.

Comme y’a des travaux, on se perd. Et puis va faire demi-tour dans des rues étroites et piétonnes avec un van. Par chance, les suédois sont aussi chelous que les norvégiens avec leurs parkings souterrains sans barrière, on finit donc par pouvoir se garer sans encombre, et par chance assez proche du centre-ville.

Pas de doute sur le fait que Lund est une ville étudiante. Je dirais même un lycée à ciel ouvert, tant nous croisons de jeunes (je ne vais pas rajouter « boutonneux », n’étant moi-même pas totalement débarrassée de cet épineux problème propre aux adolescents).
Il y a aussi une jolie cathédrale, quelques bâtiments historiques, et des petites rues piétonnes remplies de belles boutiques et de petits cafés qui font briller mes petits yeux d’envie. J’ai déjà dit que j’aimais la Scandinavie ?

On ne s’attardera pas l’aprèm entière, je ne vais pas forcer chéri à poser ses fesses dans un énième salon de thé (d’autant qu’on va passer les deux prochains jours à Copenhague, donc bon, vous imaginez ce qu’il va endurer…). Mais j’ai quand même réussi à le traîner dans pas moins de trois magasins de déco ! C’est ce qui s’appelle être de bonne composition…

Il est maintenant temps pour nous de traverser le fameux pont de l’Øresund, et retrouver le Danemark que nous n’avions fait que traverser à l’allée. A nous Copenhague ! Ce n’était pas vraiment prévu à la base, mais comme il est encore tôt, nous allons pouvoir dormir en périphérie de la ville.
Nous échouons le long d’une large promenade en front de mer, où se côtoient skateurs, kite surfeurs et passants venus manger une grosse glace au soleil. D’ailleurs en parlant de grosse glace… Coucou le petit food truck posé le long de la plage ! Nous nous baladons un peu, puis décidons de changer d’endroit : il y a des nuées de petits moucherons partout autour des arbres, et c’est passablement désagréable.

Nous passerons donc la nuit sur un autre petit parking, coincé entre un bout de port assez mignon et un long parc qui se trouve être le lieu de RDV des promeneurs de chiens. Bon, on aura aussi droit à des gonz venant squatter à 23h30, ambiance musique à fond et bruit de bouteilles. Pas ultra rassurant je dois l’avouer

img_3229

Jour 11 : Copenhague
Copenhague (ou København pour les intimes) est donc la capitale du Danemark. Et, au cas où certains émettraient quelques doutes, une ville absolument superbe. Genre, le coup de cœur absolu.

Au petit matin, nous plions donc bagage assez rapidement afin de filer à la découverte de cette capitale mythique. Premier constat : il y a des vélos partout et de magnifiques bâtiments, en brique ou en pierre, donnant à la ville un aspect cossu au charme ancien parfaitement préservé. Je valide.
Nous posons le van, puis nos valises à l’hôtel (oui on s’est fait plaiz sur ce coup) et partons explorer le quartier carte en main.

jour10_1_cathedrale_copenhagueOn commence par la rue très commerçante de Støget (coucou Søstrene Grene ! coucou boutique Légo !) puis dévions un peu pour aller voir une antique boutique de thé : AC Perch’s Thehandel. Autant dire que l’odeur de ce micro magasin fait rêver, tout comme les prix. Hm. Ils font aussi salon de thé à l’étage, mais celui-ci n’était pas encore ouvert. Dommage !
Nous repartons dans les petites rues plutôt paisibles du centre, quand nous au détour d’une rue nous tombons nez à nez avec une foule de personnes faisant la queue sur le trottoir. WTF ? Des burgers. Ces gens attendent devant Yo Burger, à 10h45 du matin. TOUT VA BIEN. (On note pour plus tard que par ici les burgers doivent être pas mal)

On redescend la rue jusqu’aux fameux quais de Nyhavn, LA carte postale de la ville. Mais faut avouer, c’est cute. Puisqu’on est sur notre lancée, on continue en direction d’Amalienborg. MAIS juste avant d’arriver sur la fameuse place du palais royal, nous découvrons Mormor’s, un salon de thé qui ferait passer l’intérieur de chez ta grand-mère pour un lieu d’une modernité incontestable. Je m’explique : napperons en dentelle, vieux journaux, fauteuils en velours à frange (je passe le détail de la couleur), vieilles poupées, tapis persans… Enfin vous avez compris le principe quoi. Mais l’ensemble est plutôt marrant et cosy, suffisamment pour avoir envie de s’y arrêter boire un chai latte (tiens donc).

Juste à côté se trouve la Marmorkirken, une magnifique église datant du XVIIIe siècle, dotée d’un dôme de 31 mètres de diamètre. Sur la place du palais d’Amalienborg, nous assistons au balais de la garde royale, qui est toujours un spectacle atypique et sympathique (paye ta rime).
Nous continuons en direction de la citadelle de Kastellet (un lieu à l’ambiance un peu étrange, qui abrite entre autres le service de renseignement militaire du pays) et de la fameuse petite Sirène (qui est fameuse mais pas très impressionnante il faut l’avouer), passons devant la jolie église anglicane, et repartons par une grosse avenue pas très jolie (QUOI ?!! Quelque chose de pas joli à København ?!!) jusqu’au château de Rosenborg et son grand parc. Madre de dios quel tour ! Rien qu’à le relire je suis essoufflée.

Avec tout ça, il est laaargement l’heure de manger (d’ailleurs étrange que personne n’ait encore succombé à une crise d’hypoglycémie), nous filons où ? A Yo Burger !
Bon, je veux pas faire ma chauvine de base hein, mais…. ils font pas le poids face à Big Fernand. Déso les gars !

Ainsi repus, il est temps d’aller satisfaire un autre besoin primaire (roh non pas celui-là bande d’obsédés !) : celui de PRENDRE UNE DOUCHE. Tout comme le fait de dormir dans un vrai lit, avec une couette et tout, et aussi celui que j’évoquais précédemment de faire la vaisselle avec un outillage adéquat, prendre une douche fait partie des rituels qui nous procurent un bien-être insoupçonné et bien trop sous-estimé.

Après cette petite pause salvatrice, nous ressortons pour aller nous perdre dans le quartier latin. Les rues sont animées, colorées, pleines de petits troquets en entresol avec de micros terrasses, et de boutiques sympa. J’a-dore.
Nous nous passons devant la Rundetårn, une sorte de tour multi-tâches, servant à la fois d’observatoire astronomique, d’église et de bibliothèque universitaire. Rien que ça ! Tant qu’à faire, nous montons au sommet, ce qui nous offre une jolie vue à 360° sur la ville et ses nombreux clochers.
Puis la balade se poursuit jusqu’au Toverhallerne Market, autrement dit les magnifiques halles de Copenhague, renfermant sous leur structure verre et métal contemporaine des corners du monde entier, dans une ambiance festive et chaleureuse (ça vend du rêve hein ?). En tout cas, on a trouvé où manger demain soir !

Pour finir, on fait un stop dans un 7 Eleven pour s’acheter de quoi manger tranquille dans la chambre à un prix pas trop exorbitant (oui parce qu’alors Copenhague ça fait du bien aux yeux mais beaucoup de mal à ta banquière, c’est un peu l’effet papillon). Très [agréablement] étonnée de voir que les 7 Eleven danois sont des petits paradis du bio et de la détox, là où ceux des US sont des petits enfers de la malbouffe et… de la malbouffe. Dommage que leur taboulé soit beaucoup BEAUCOUP trop épicé.

 

Jour 12 – Copenhague
Ayant tout de même parcouru la ville en long en large et en travers pour un total de 15 kilomètres, autant dire qu’on n’a pas fait de vieux os une fois couchés (ou alors la faute à TV5 Monde et son programme à déchaîner les foules). Et puis alors ce lit… C’est la pub Kinder Chocolat avec la meuf dans son nuage mais en vrai.

Aujourd’hui, le programme est plus culturel. Après avoir flâné pendant 10 jours, faut bien qu’on alimente un peu nos cerveaux ! Nous commençons par un petit tour du côté du Christiansborg Slot, avec ses grandes écuries et ses hautes fenêtres derrière lesquelles on devine le faste d’un intérieur chargé d’histoire. Pour information, ce palais abrite aujourd’hui le Parlement Danois, le ministère d’Etat et la Cour suprême.

jour10_13_canal_christianhavn_copenhague

Quartier de Christianshavn

On traverse ensuite pour aller se balader dans le quartier de Christianshavn, mais qui se trouve être moins mignon et paisible que ce à quoi on s’attendait. Une bonne averse ventée prise sur la tronche plus tard, on est en route pour le Musée National du Danemark, qui rassemble entre autres un espace dédié à l’histoire du pays, de l’âge de pierre jusqu’aux Vikings. Beaucoup de vestiges et de vieux objets très bien conservés, des petits films pour amener un peu d’interactivité… Un musée intéressant en somme !

On enchaine avec le Ny Carlsberg Glyptotek, une belle bâtisse donnant sur le jardin de Tivoli, dotée d’un jardin d’hiver en carreaux de ciment, abritant de grandes plantes vertes. L’intérêt de ce musée ? Une collection de peintures danoises et françaises, dont Monet, Renoir, Cézanne, Van Gogh ou encore Gauguin. Autant dire qu’il ne m’en fallait pas plus pour l’ajouter en top de ma to do list !
La bonne surprise, c’est aussi la découverte de la peinture danoise, avec des artistes comme Jens Juel, Christoffer Wilhelm Eckersberg ou Christen Købke, qui nous offrent un beau voyage dans le Danemark du XIXe.

[Pause déjeuner]

Nous ressortons pour une ultime balade. Nous commençons à connaître Stroget par cœur ! On craque pour des chouchous aux amandes – un régal –, puis allons prendre un petit thé au Paludan Book and Café, LE lieu de rendez-vous de tous les étudiants de la ville. Et pour cause : le café est aussi une librairie, ou une bien c’est la librairie qui fait café, au choix. Toujours est-il que l’ambiance est studieuse tout en étant détendue, et que le décor ne peut être plus authentique !
Le plus, c’est aussi la vue sur la magnifique bibliothèque universitaire. Avis aux amoureux de Poudlard !

Bibliothèque universitaire

Bibliothèque universitaire

Comme prévu, nous terminons notre tour aux Halles, et nous laissons tenter par… le stand à sushis. Bon ok c’est pas du tout original, mais voir le gonz fabriquer ses petits nigiris et consors pendant tout le repas, c’était assez cool !
Dans un vent plus que glacé, nous regagnons laborieusement notre chambre : demain, une loooongue journée de route nous attends, il ne s’agit pas de faire la bringue !

img_3236

Vous l’aurez compris, notre voyage touche à sa fin. Si les premiers jours étaient sous le signe du soleil, le retour lui se fait sous une pluie battante. Voire même une atmosphère quasi apocalyptique, si ce n’est pas trop exagérer.

Heureusement ça n’a pas duré la vie des rats, passé la frontière allemande, on a enfin pu revoir un peu de ciel bleu ! Par contre toujours autant de travaux chiants à signaler, mais moins de ralentissements, il faut le reconnaître.

Le GPS nous annonçant une arrivée vers 1h du matin, nous décidons de tenter la route d’une traite. Même pas peur ! Bon, on va pas se mentir, les 200 derniers kilomètres ont été une torture sans nom. Mais on l’a fait ! Plus de 15h de voyage, rythmé par quelques pauses syndicales repas et pipi, et un ou deux vieux Rihanna par-ci par-là pour garder la motivation (#plaisirshonteux).

Nous voilà de retour. Il est temps de vider et nettoyer le van, notre cher compagnon de fortune (et de le rendre, accessoirement). Pas de repas typique organisé cette-fois ci, mais plus de 900 photos à trier… Et une envie irrésistible de repartir à la conquête de ces pays du Nord, qui font définitivement partie de mes destinations favorites.

 

Of Monsters and Men – Beneath The Skin

Un jour en hiver

Un jour en hiver.
Je suis sortie de ma voiture pour admirer la neige s’envoler autour des sommets à la façon d’une brume légère.
Les chevilles fraichies par la neige qui s’engouffrait dans mes chaussures, admirant un paysage pastel et majestueux, dans le silence feutré des étendues immaculées.

Un jour en hiver, je me suis rappelée à quel point j’aimais cet endroit.

DSC_0015#NoFilter

DSC_0032#NoFilter

DSC_0036#NoFilter

DSC_0038#OkJustALittleFilter

DSC_0042#NoFilter

DSC_0047#NoFilter

DSC_0059#NoFilter

 

Fréro Delavega – Le Chant des Sirènes (eh ouais)

D’autres photos de Chamonix en hiver ? Regardez par là