Julien Doré & Nous à Lyon

S’il y a bien un concert que j’ai attendu, attendu (et il n’est jamais venu… ah ah), c’est celui de Julien Doré. Ce n’est pas faute d’avoir eu des occasions, il est quand même passé pas moins de trois fois à Lyon durant ces trois dernières années. Mais bon, il faut croire que les étoiles n’étaient pas alignées… Jusqu’à ce week-end.

ENFIN !

J’ai donc passé mon samedi soir en compagnie de ce beau et talentueux artiste, qui à mon sens est l’un des plus doués de la scène française actuelle (objectivité, quand tu nous tient). Et autant dire que je n’ai pas été déçue. Au delà de ses textes magnifiquement poétiques et de ses excellents musiciens, Julien Doré est un vrai show man. Qui l’aurait cru, lui qui apparaît si sensible, parfois si réservé !

Bon, je vous passerai les détails inutiles de la soirée, notamment ce moment où je suis en train de faire pipi et où les premières notes du concert démarrent (ils ont fait un peu de teasing durant les 15 minutes qui viennent de s’écouler, mais étant donné qu’il n’est 20h40, je pensais être large…). C’est bien la première fois que j’attends aussi peu entre une première partie et le concert !

Julien_Dore

Le spectacle s’ouvre donc sur Porto-Vecchio, se poursuit avec Le Lac, il y a des lumières colorées, les gens dansent, tapent dans leur main, c’est le bonheur quoi. A la troisième (ou peut-être quatrième) chanson, Julien décide de venir prendre la température par lui-même, et descend dans la foule, comme ça. A la sixième (ou peut-être septième) chanson, il tend son micro à une fillette, puis la fait monter sur la scène, pour qu’elle chante et danse avec lui. Entre ses chansons, il nous parle, nous présente ses musiciens, nous fait rire. Il change de tenue aussi, attache ses cheveux, puis les détache, nous parle de ses problèmes capillaires (nous les filles, on comprend…).

On est des milliers, dans cette grande salle, et pourtant on a l’impression d’être si peu, d’être si proche. C’est intime. D’ailleurs, il le dit lui-même : il a l’impression d’avoir vu chacun de nos visages. Tandis que nous, on s’est fait transporter à Beyrouth, à Winnipeg, à Eden… On s’est fait caresser par la douceur de ses mains courant sur son piano, par la profondeur de sa voix nous couvrant de jolis mots. On a chanté d’une seule voix le premier refrain de Paris-Seychelles, et c’était tellement beau que j’ai failli verser ma larme.

 

Une bien belle soirée en somme… Que je pourrais résumer ainsi :

Plus de 2 heures de concert

4 changements de tenues

3 classiques « Julieeeeeeeeen ! Epouse-moiiiiiiiiiiiiii ! »

1 pas trop distingué « A poiiiiiiiiiiiiiiil »

1 rigolo mais bizarre « Enlève ta culooooooootte ! »

1 slow avec un Panda (oui oui)

30 minutes d’applaudissements

 

De la magie. Tout simplement.

 

La La Land, ou l’émerveillement à l’état pur

Je dois vous avouer quelque chose. Je sors de La La Land. Et la seule chose que j’ai envie de dire, c’est qu’il m’a rarement été donné de voir un film qui rend aussi heureux.

Je pourrais m’arrêter là, car cette phrase résume parfaitement l’état de béatitude qui a pris possession de mon corps depuis que je suis rentrée chez moi. Mais je vais quand même faire l’effort de vous expliquer brièvement pourquoi, si bien sûr je trouve par quoi commencer…

La beauté des acteurs ? Une Emma Stone rayonnante et un Ryan Gosling touchant (je ne vais pas dire charmant parce que c’est un adjectif bien trop commun pour le décrire) crèvent l’écran par leur grâce et leur simplicité. Ils nous offrent un ballet d’une sensibilité magistrale, qu’on ne lâche pas des yeux deux heures durant.

La musique ? C’est peu dire. Les thèmes enjoués qui font taper du pied et qui donnent des frissons tant leur mise en scène est juste se mêlent aux mélodies émouvantes que l’on fredonne malgré soi, et la bande originale est déjà un classique qu’il faut ajouter sans plus attendre à sa bibliothèque musicale. (C’est déjà fait pour moi, soit dit en passant !)

La photo ? Damien Chazelle a su bien s’entourer et créer un univers féérique, jouant avec les couleurs comme personne. Lumière, peinture, décors, vêtements, ciel… Rien n’est laissé au hasard, chaque tableau reflétant une ambiance particulière, toujours un peu acidulée, pétillante, gaie. C’est un Los Angeles pop et infiniment romantique qui y est dépeint, de quoi faire rêver !

Je pourrais aussi vous parler des chorégraphies, éblouissantes de fluidité et de technique (on peut souligner l’abnégation des acteurs qui ont passé de longues heures à apprendre la maitrise du piano et des claquettes), des costumes apportant une touche vintage délicieuse dans cet hommage résolument moderne aux grands classiques du genre – le réalisateur s’étant inspiré de l’univers de Jacques Demy et ses Parapluies de Cherbourg.

L’histoire, enfin. Celle d’une rencontre, comme on aime en voir, comme on aime en vivre, que l’on aime aimer. Racontée avec délicatesse et poésie, c’est une histoire qui fait sourire, qui fait rire aussi, qui remplit d’espoir. La La Land donne envie de vivre ses rêves, de mettre un peu de légèreté partout… Et surtout d’apprendre à danser ! (et aussi un peu de refaire sa garde-robe pour devenir aussi classe que Mia et Sebastian).

Ah ! Qu’est-ce que j’ai aimé ce film. Je ne le dirais jamais assez. C’est sublime. Juste sublime.

lalaland

 

BO – La La Land