Benvinguts a Mallorca

Les îles Baléares… Une combinaison de mots si délicate qu’elle laisse rêveur, à moins que ce ne soit les images de sable clair et d’eau teintée de camaïeux turquoise que l’on y associe… Il ne nous en faut pas plus pour choisir Majorque comme destination pour notre pause soleil du printemps. Une escapade en pleine mer Méditerranée, là où l’on est à peu près sûr de trouver de la chaleur et de la bonne humeur, le tout pour pas trop cher et pas trop loin !

Alors, que faire à Majorque ? Spoiler : visiter des criques paradisiaques…  Mais pas que !

  1. Arriver tranquille

On descend de l’avion cueilli par un beau soleil de fin de journée, des palmiers trainent un peu partout, ça sent bon les vacances ! La voiture de location récupérée (indispensable pour profiter pleinement du charme de l’île), nous filons direction le nord pour retrouver notre hôtel situé à Platja de Muro.

Bon, autant vous le dire tout de suite, le quartier en lui-même a zéro intérêt. C’est une longue avenue presque en front de mer, bordée de vieilles boutiques de souvenirs et de restaus à fritures tous plus pourris les uns que les autres, le truc ultra touristique et sans charme. L’hôtel par contre est top : moderne, joli, une graaande piscine avec lignes de nage dans la cour intérieure du bâtiment, et un super restaurant qui propose un buffet à volonté le soir… Autant vous dire qu’on n’a pas cherché plus loin !

  1. Découvrir des criques de cartes postales

Bien entendu, c’est l’un des attraits majeurs de l’île. Alors j’en parle parce que c’est du classique, mais au risque de vous décevoir… Si on a passé une demie journée à la plage sur l’ensemble du séjour, c’est le bout du monde ! L’envie de barouder était trop forte… Mais j’y reviendrai 😉

Notre première rencontre avec l’eau turquoise qui fait rêver se fait à la Cala Figuera, une crique juste en dessous du Cap de Formentor (joli point de vue, soit dit en passant). La plage est en gros galets (pas top pour poser ses fesses durablement) mais l’endroit est vraiment joli. En prime, vous avez une petite chèvre sauvage qui vient renifler votre sac et essayer de voler vos Bensimon (et là vous pensez très fort à Ted et the goat dans HIMYM, et vous lui dites gentiment de dégager).

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Cap de Formentor

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Cap de Formentor

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Cap de Formentor

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Cala Figuera

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Cala Figuera

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Cala Figuera

L’autre petit coin de paradis que nous investissons le deuxième jour est la Cala Mitjana, une crique accolée à une grande propriété d’un monsieur très riche. Il faut s’accrocher pour la trouver et y accéder, mais une fois qu’on a nos orteils dans ce sable blanc tout fin… Ça vaut toutes les marches par un soleil de plomb.

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Cala Mitjana

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Le long de la route de la Cala Mitjana

  1. Rouler sur des routes pittoresques

Sorti de la quasi unique autoroute qui relie le sud-ouest de l’île au nord-est, Majorque est traversée d’une multitude de petites routes toutes plus belles les unes que les autres. Tantôt bordées de champs blonds, tantôt de petits arbres plantés dans une terre ocre. Des murs en pierres sèches et claires délimitent les terrains, parfois il y a aussi des palmiers, des pins, des moulins.

Pour ceux qui ne craignent pas les routes sinueuses, le nord-ouest de l’île abrite la Serra de Tramuntana, le principal massif montagneux de Majorque. Il y a de quoi se perdre dans les virages en épingle, les terrasses d’oliviers, les cols et les forêts, mais ça vaut cent fois le détour ! On roule les fenêtres ouvertes, ça sent le vent et les pins, on croise des lacs de montagne et des miradors magnifiques, c’est l’aventure quoi 🙂

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Mirador sur la route de la Serra de Tramuntana

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Route du col de Soller

  1. Visiter des villages mignons

Ça va un peu avec les routes de campagne trop choupi. Majorque regorge de petits villages en pierres dorées, rues pavées, églises travaillées, et ça, c’est pas pour me déplaire !

A quelques encablures de notre hôtel se trouve le village fortifié d’Alcùdia, une petite merveille traversée de rues étroites, aux maisons claires et bordées de plantes, une longue rue commerçante offrant quelques restaurants familiaux et de belles boutiques. On en profite également pour acheter de la Flor de Sal d’Es Trenc aromatisée citron lavande (miam !), pour se balader sur les remparts et admirer les toits de la ville… Une bonne petite trouvaille quoi !

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Alcùdia

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Alcùdia

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Alcùdia

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Alcùdia

Lors de notre escapade en perdition sur les routes du sud, nous traversons (entre autres) le village de Ses Salines. Des petites terrasses et jolies bodegas m’attirent l’œil, mais malgré mon irrésistible regard de chien battu disant “s’il te plaiiit, arrête-toi là que nous mangions une glace dans ces endroits trop beaux et bien décorés”, je n’obtiens pas gain de cause. Du moins pour l’instant…

Le programme, c’est d’abord de retrouver le bourg de la Cala d’Or, qui contrairement à ce que son nom laisserait penser n’abrite que des bâtisses toutes blanches ! On se promène dans des petites rues pleines de boutiques de souvenirs et de restaurants du monde entier… C’est si calme en cette saison ! Mais c’est plutôt agréable. Je m’extasie devant d’énormes cygnes et flamants roses gonflables, puis nous reprenons les routes de campagne pour rejoindre l’hôtel.

Côté nord-ouest, c’est le village de Fornalutx qui attise ma curiosité, celui-ci s’auto proclamant plus beau village d’Espagne. Je demande à voir ! C’est ainsi que nous nous retrouvons à sillonner le col de Soller avec ses épingles à faire frémir Sébastien Loeb et ses cyclistes relous venus se faire mal aux cuisses en vue de l’Ironman organisé sur l’île le 13 mai… Nous nous arrêtons d’abord à Soller, dont l’attrait principal est sa belle cathédrale et son petit tramway à l’ancienne. Une jolie place et une rue commerçante donnent au village une âme conviviale, mais nous ne nous y attardons pas… Nous préférons rejoindre le port de Soller, qui se trouve à quelques kilomètres en contrebas, et qui est lui vraiment agréable ! De jolis restaurants, quelques collines environnantes et une grande plage… De quoi faire une sympathique balade !

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Cathédrale de Soller

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Tramway de Soller

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Port de Soller

Quelques virages plus haut puis quelques virages plus bas (quand je vous dis que c’est vallonné) nous atterrissons à Fornalutx (ou Forlanutx pour ceux qui ont un peu du mal à le prononcer du premier coup). Je fonds littéralement devant ses moult escaliers en pierre, ses rues toutes plus étroites et pleines de plantes les unes que les autres et sa belle lumière dorée du soleil de 16h. C’est aussi adorable que je m’y attendais !

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Fornalutx

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Fornalutx

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Fornalutx

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Fornalutx

  1. Manger dans des supers restaurants

Si on a préféré jouer la sécurité et profiter du buffet de l’hôtel le soir, on voulait quand même se faire plaisir le midi, et découvrir des endroits un peu typiques. Mon œil ayant été accroché par les belles devantures de Ses Salines, j’ai fait quelques recherches pour tomber sur le Cassai Grand Café and Restaurant, un bar restau à la décoration juste magique, avec petite cour intérieure, carte alléchante et prix plus que corrects… On n’a pas été déçu ! Un service impeccable, une ambiance ensoleillée et agréable à coup de playlist bien chillout, et bien sûr des plats délicieux, entre jambon serrano ultra fin, tartare de thon bien relevé et salade aux grosses gambas citronnées… Sans oublier le petit gâteau aux amandes, dessert typique de Mallorca ! Une adresse à conserver bien précieusement.

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Cassai Grand Café and Restaurant

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Cassai Grand Café and Restaurant

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Cassai Grand Café and Restaurant

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Cassai Grand Café and Restaurant

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Cassai Grand Café and Restaurant

La seconde bonne surprise gastronomique, c’est au port de Soller que nous la trouvons. Après avoir arpenté toutes les terrasses en décortiquant les menus et en analysant d’un œil discret les assiettes des clients, nous décidons de tenter l’expérience Ca’n Quiros. On a eu du nez ! Que ce soit le gaspacho bien frais, les filets de dorade au feu de bois ou les pinxets d’une agréable finesse, tout nous ravi sur ce coin de port bercé par les bateaux qui clapotent.

  1. Faire du shopping à Palma

Ou déjà juste se balader dans les rues étroites et colorées, lever la tête vers les balcons et le linge qui sèche, profiter de l’ombre fraîche des maisons silencieuses. Palma est une grande ville, avec son centre historique tournant autour de sa magnifique cathédrale et faisant face au littoral. Une ville au folklore typiquement espagnol, avec des arbres feuillus, des pavés et des ruelles… Tout ce qu’on aime quoi !

En prime, on peut même aller faire un (ou plusieurs, soyons fous) tours à Zara, et ça, ça fait toujours plaisir.

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Cathédrale de Palma

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Cathédrale de Palma

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Rue de Palma

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Rue de Palma

Pour les plus intrépides (ou ceux qui n’ont jamais vraiment cessé d’avoir 18 ans dans leur tête), il y a aussi la possibilité de pousser une vingtaine de kilomètres plus loin, jusqu’à la débauche de Magaluf. Un front de mer plutôt agréable, un super Boardriders shop, mais surtout beaucoup de bars. Beaucoup beaucoup. Et des tatoueurs, des magasins de souvenirs vendant des merdouilles et des zizis en plastique, de quoi se payer une bonne tranche de rire gras et d’humour pipi caca bite avec ses vieux potes de fac (ou avec son amoureux-se, chacun son style…)

  1. Se faire arnaquer comme de vrais touristes

Certains diront que de vraies bonnes vacances ne sont pas de vraies bonnes vacances si on ne se fait pas avoir à un moment ou à un autre (ayant un jour douloureux payé 21€ une sangria sur les Ramblas de Barcelone, je sais de quoi je parle). C’est ainsi que tout naïvement, guidés par notre estomac aux abois et notre envie de tâter la couleur locale, nous prenons place sur une petite terrasse à la décoration vive. Ambiance place calme et ombragée, ardoise de tapas et mosaïques : c’est l’ES3 bar.

L’humeur de la serveuse (aussi gaie que si elle venait de se planter un clou dans le pied) aurait déjà dû nous alerter sur la qualité du boui boui. Pas découragés, nous commandons non pas trois, ni quatre mais cinq tapas à se partager. Que n’avions-nous pas fait là… Nous attendions des albondigas, nous avons de grosses boulettes indéchiffrables au savoureux goût cantine du collège. Les gambas à l’ail ? De vulgaires crevettes grisâtres à peine cuites baignant dans l’huile. Du jambon trop épais, une part de tortilla et du houmous pas pires mais pas exceptionnels non plus… Le tout pour la modique somme de… 45€ !

Si on ajoute à ça les cookies à 10€ de l’aéroport (ouch) et la sangria d’il y a trois ans, on obtient comme morale : NE JAMAIS ACHETER QUELQUE CHOSE SANS REGARDER LE PRIX AVANT. Voilà.

 

Bon, évidemment, c’est un peu cruel de terminer cet article sur une note aussi piquante (ahah le mauvais jeu de mot. Vous l’avez ?) parce que bon, Majorque c’est quand même super cool, et on a bien l’intention d’y retourner un jour pour terminer notre exploration. Et vous, ça vous tente ?

PS : pour les ignares comme nous, Benvinguts (ou Béé-vin-gu pour la dame du GPS) n’est pas une autre manière de dire “Bienvenue” en Allemand (on sait tous que c’est Willkommen, hein). Non, ça veut dire bienvenue en Catalan. De rien.

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Travel Report #7 : Norvège (et Copenhague / Part 2)

Jour 7 : Geiranger
Après une petite soirée lecture et une nuit pas trop froide, nous nous éveillons avec le brouuufff brouuufff brouuufff de la cascade. Un petit déjeuner plus tard, nous nous payons le luxe de faire la vaisselle dans un vrai évier, avec de l’eau chaude, de la place et tout et tout. Le genre de petits plaisirs du quotidien qu’on a tendance à oublier, voire même à taxer de corvée.
Faites donc la vaisselle dans 25 cm2 avec un filet d’eau froide pendant une semaine, et on en reparle, hein.

Nous partons ensuite à l’assaut de Geiranger, sous un temps plus que maussade. Le village est minuscule, mais il y a une petite rue adorable et … il y a des cafés ! OMG je suis dans un état d’extase avancé. Cependant, avant d’aller nous prélasser devant une grosse boisson chaude, nous décidons – une fois encore – de faire nos touristes moyens, et de faire le tour des boutiques de souvenirs.

47 minutes plus tard (au bas mot) nous en ressortons avec : des cartes postales (au bout du 7e jour, il serait temps), des verres à shooters, des autocollants, des caleçons avec des petits rennes dessus (oui oui), une nouvelle coque d’Iphone avec des petits rennes dessus (oui, encore), un set de balles de golf, deux petits porte-manteaux en forme de rennes (… no comment) et une belle photo de nous avec des casques de Vikings.

Papa, maman, estimez-vous heureux d’avoir échappé aux trolls !

Bon, par contre, une micro balade sur le port et quelques recherches internet nous apprennent que les belles cascades du fjord ne sont en fait accessibles que par bateau. Les prix étant évidemment prohibitifs, nous pouvons donc royalement nous asseoir dessus. Shit. Quoi de mieux pour se consoler… Qu’un petit caffe latte dans un gros fauteuil ? Je vous le demande.

Le programme se poursuit par une petite découverte des environs, jusqu’au point de vue d’Ørnesvinger (accessible par la route, rassurez-vous). Bon, nous qui pensions pouvoir apercevoir un bout de cascade, c’est raté. Roh.

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Geiranger Fjord

On file ensuite au Norsk Fjordsenter, un grand centre d’étude des fjords qui fait aussi musée, cafet’ et surement tout un tas d’autres trucs (mais je ne peux pas vous dire quoi parce qu’on ne l’a pas visité…). Le bâtiment est très beau, moderne à la scandinave quoi, et il y a une passerelle qui permet de voir des cascades de près, c’est sympa. On en a profité pour regarder une carte topographique du coin affichée sur un grand panneau, pour trouver le point de départ d’une petite balade que l’on avait repéré.

Direction : la ferme de Westerås (ET NON PAS WESTEROS, T’INQUIÈTE J’Y AI PENSÉ AUSSI mais non)
De cette petite ferme, qui manifestement peut accueillir du public pour dormir, partent une multitude de chemins permettant d’accéder à différentes cascades. Nous choisissons de monter à Storseterfossen, une impressionnante cascade sous laquelle on peut passer. Génial non ?
Slalomant entre les crottes de biques dans une piste 4×4 bien raide, nous arrivons rapidement sur un sentier préparé en large pierres plates, façons escaliers. Décidemment les norvégiens, ils font ça bien ! La montée fait 2km, autant dire qu’on engloutit ça rapido presto. Et puis accessoirement il commence à pleuvoir, donc on sort les k-way, et on se bouge !

Arrivés en haut, nous contemplons un grand plateau habillé de belles couleurs automnales, une large rivière arrivant tout droit des hauteurs. Franchement parfait pour pique-niquer en plein été. Hm.
Pour descendre à la cascade, nous suivons un petit bout de chemin tout étroit, à flanc de rocher, équipé d’une chaine sur l’extérieur pour pouvoir se tenir et éventuellement éviter de cubeller dans le vide et mourir dans d’atroces souffrances. Nice !
Plus on avance, et plus le chemin se rétrécit : à la fin, on se retrouve plié en deux pour passer sous la roche et accéder à la petite cavité derrière l’eau ! Du coup, on peut dire que c’est une chouette balade, et que l’effet est assez sympa, voire bien impressionnant.

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Storseterfossen

La suite de l’après-midi revêt légèrement moins d’intérêt, sauf si vous aimez les histoires qui parlent de gens qui lisent un livre allongés sous un plaid en polaire, ou de ceux qui écrivent des cartes postales en buvant une tisane. #PapyMamieSontDansLaPlace

 

Jour 8 : Geiranger – Lillehammer
Si le ciel était d’un noir puissamment étoilé la veille au soir, la nuit qui s’en est suivie était d’un froid assez intense elle aussi. Faut dire que le toit relevable du van n’est fait que de toile, donc c’est un peu comme si on dormait en tente quoi.

Après notre petite journée détente et repos, il nous faut packer et repartir sur la route, direction Lillehammer. Nous avons fait la moitié de l’itinéraire, il est maintenant temps de redescendre vers le Danemark. Nous reprenons la route de Trollstigen, mais à la montée cette fois, ce qui nous offre un autre point de vue, tout aussi splendide qu’à l’allée.

On décide d’ailleurs, puisqu’on repasse devant, de monter jusqu’à Dalsnibba, même si c’est 15nok pour passer. OSEF. C’était une excellente idée, car le point de vue sur la route est hyper impressionnant, tout comme le point de vue sur le glacier, qui parait gigantesque d’ici. Une sacrée jouissance photographique. Bon par contre les 5° par jesaispascombien de kilomètres heure de vent, c’est vachement vachement moins sympa. Autant dire qu’on n’a pas traîné nos guêtres là-haut très longtemps.

La suite de la route ne sera qu’émerveillement. En plein cœur des parcs nationaux entourant Geiranger se dévoile une nature brute peinte de couleurs puissantes – des herbes brun et brique, une rivière bleu glacier, des arbres vert profond. Là voilà enfin, la Norvège telle qu’on l’avait imaginée. Sans aucun doute l’une des plus belles régions que l’on ait traversée, voire presque ma préférée !

On traverse le petit village de Fossberg – Lom, qui donne très envie d’y rester flâner, de boire des chocolats chauds en regardant la neige tomber dehors… La meuf s’y voit déjà quoi.

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Eglise en bois debout de Fossberg – Lom

La route jusqu’à Lillehammer est assez longue. De montagneuse, on revient tout petit à petit vers une région de nouveau plus agricole, en apercevant de sacrément belles propriétés. Chacune a son portail entouré de deux gros troncs peints ou sculptés. Certaines ont même une sorte de petit clocher sur le toit… Etonnant !
La température quant elle remonte… bah elle remonte pas en fait. On stagne à 8°, alors qu’on a quitté les hauts reliefs il y a un bon moment… Je sens qu’on va se cailler ce soir.

Nous arrivons à Lillehammer vers 16h30. Le temps de se tromper de route et de faire un bon détour pour revenir vers le centre, nous atterrissons dans un parking souterrain… sans barrière. Une machine semble servir de système de paiement, mais ses obscures explications tout en norvégien nous amènent à la conclusion qu’on stationnera gratos. Un peu concon les touristes des fois hein.

Moi qui étais ravie de visiter une autre “grande” ville, je suis un peu désolée de débarquer dans la jolie rue principale qui se trouve être désespérément vide. Hormis le supermarché Kiwi (#deuxiememaison) et un restau au bout de la rue, les boutiques sont toutes fermées. Je suis en passe de développer un Où sont les norvégiens ? librement inspiré de Où est Charlie ?. Je sens qu’il y a du potentiel.

Frustrée mais pas découragée, je propose que nous allions à l’autre extrémité de la rue, voir ce qui s’y passe (de loin, rien, mais bon). Au moins, nous n’aurons pas de regret. Et puis je n’ai pas lâché le morceau : il est pas encore 17h, je ne veux pas aller me poser maintenant. Je veux boire un peu petit thé avant. Oui, je suis reloue.

Prêts à aller squatter les tables d’un petit bar à soupe moderne et joli (mais qui a fortement l’air d’être en train de plier boutique), chéri repère une petite devanture « croquignolette » comme dit le Routard, et BINGO BINGO BINGO le café est ouvert. Et puis alors, quel café !
J’ai nommé l’Atelier Kakao, un grand salon de thé / concept store (mais plus salon de thé que concept store), en mode carreaux de ciment, grandes tables en bois épais, couleurs douces, petites fleurs des champs sur les tables… OMG comme j’aime la Scandinavie [smiley cœur dans les yeux]
Et puis le chai latte y est absolument exquis.

On se prélasse un bon moment devant nos boissons chaudes, avant de monter se cacher quelques kilomètres au-dessus de la ville, derrière le tremplin de saut. Je sens que je vais adorer ce parking désert entouré de forêt cette nuit !
[Je ne mentionnerai pas le moment où, à 9 secondes près, je me faisais prendre en flagrant délit de pipi derrière un arbre par deux inconnus qui cherchaient leur chemin. #larchouma]

 

Jour 9 : Lillehammer – Åsa
Nous qui voulions voir des élans, on a dû se contenter de gros moutons odorants et d’oiseaux aux piaillements assez terrifiants (en tout cas quand t’es dans ton toit de van emmitouflé dans ton duvet et que t’entends ces affreux cris glougloutants bizarres, c’est pas ultra ultra rassurant). Disons que pour un réveil matin, c’est gé-nial.

Aujourd’hui, nous quittons donc officiellement la Norvège. Déjà ?! Eh oui. Bon, vous vous avez surement l’impression que ça fait mille ans qu’on y est vu le temps que vous avez perdu à lire tout ce galimatias, mais en vrai je vous jure que c’est passé très vite.

Nous redescendons de notre colline pour poursuivre la route le long d’une large rivière, dont les abords sont piquetés de jolies fermes et de forêts…. Jusqu’à ce qu’on bifurque sur une autoroute. La première du voyage dit ! Bon du coup, bye bye la Norvège traditionnelle, hello les IKEA tous les 75 bornes. On passe les abords d’Oslo qui sont franchement pas jojo, achetons des cafés et des kanelbullar à la pistache un peu secos pour liquider nos couronnes norvégiennes (mais bizarrement ils nous en reste encore) et finissons par passer en Suède. Sacrée frontière ! Pas âme qui vive, pas un bâtiment de douane, juste un panneau « Toll ». Ok merci !

Si on trouvait la Norvège plutôt sauvage, nos premières minutes en Suède donnent le ton. Des sapins sombres à perte de vue, des criques ponctuées de maisonnettes rouges, dont les rochers déchirés baignent dans l’eau argentée… Encore plus pittoresque.
Malheureusement le concept de l’autoroute gâche un peu le plaisir, parce que de 1 on roule vite, et de 2, on ne passe pas nécessairement par les plus jolis endroits. N’ayons pas de regret, il n’existe pas de petite route longeant la côte du nord au sud par laquelle on pourrait perdre 3h38 de notre temps en roulant à 70km/h.

L’étape d’aujourd’hui ne revêt donc pas un immense intérêt, si ce n’est pour le spot que l’on a repéré en bord de mer. Les quelques kilomètres de route pour rejoindre le village d’Åsa nous font renouer avec nos premières amoures (= de la campagne), mais arrivés là bas, le GPS nous fait défaut. On se perd donc dans les méandres d’une étroite route résidentielle, qui a le mérite d’être absolument charmante avec sa bordure d’arbres touffus et roux (parce que c’est l’automne, au cas où je ne l’ai pas assez répété).

Sur ce coup, merci l’Iphone, qui nous a permis de choisir la gauche plutôt que la droite à l’intersection, et ainsi d’atterrir pile poil sur le parking ensablé d’un petit port, face à la mer. Celui que nous cherchions.

Jour 10 : Åsa – Lund – Copenhague
Sans nul doute le meilleur spot du voyage. Soirée pêche aux crabes / safari photos / lecture, seuls au monde face à un coucher de soleil dément. Il n’y a bien qu’en van qu’on pouvait vivre de telles choses… Avant de partir vers notre dernière (et pas des moindres !) étape du voyage, nous nous octroyons le plaisir d’un petit brunch. Un vrai exercice de style que de faire cuire le bacon sur un gaz cook dehors dans le vent ! Mais on a réussi. Et on a kiffé.

Avant de repartir, nous faisons un petit crochet par le Tjolöholms Slott, un petit château (ou gros hôtel particulier) style néo-Tudor (pour ceux à qui ça parle), posé dans une grande propriété, agrémenté d’un beau jardin. +1 pour la vue sur la mer. D’ailleurs je viens d’apprendre sur Wikipédia que Lars Von Trier y a tourné des scènes de son film Melancholia. Voilà.

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Tjolöholms Slott

Bon par contre on n’a pas pu prendre de vraie douche depuis notre départ de Geiranger, et les lingettes commencent à épuiser leur ressource cache-misère. On se met donc en quête de petites structures publiques, comme celles qui nous ont sauvé les fesses en Norvège, mais on fait chou blanc. CHOU BLANC.

Nous roulons plutôt à bonne allure (forcément, sur l’autoroute) et arrivons à Lund en début d’après-midi. Lund, c’est une petite ville étudiante non loin de Malmö, mais qui, selon le Routard, est beaucoup sympa, avec ses petites rues pavées et… Non bah pas la peine d’en dire plus, si y’a des rues pavées mignonnes, je fonce.

Comme y’a des travaux, on se perd. Et puis va faire demi-tour dans des rues étroites et piétonnes avec un van. Par chance, les suédois sont aussi chelous que les norvégiens avec leurs parkings souterrains sans barrière, on finit donc par pouvoir se garer sans encombre, et par chance assez proche du centre-ville.

Pas de doute sur le fait que Lund est une ville étudiante. Je dirais même un lycée à ciel ouvert, tant nous croisons de jeunes (je ne vais pas rajouter « boutonneux », n’étant moi-même pas totalement débarrassée de cet épineux problème propre aux adolescents).
Il y a aussi une jolie cathédrale, quelques bâtiments historiques, et des petites rues piétonnes remplies de belles boutiques et de petits cafés qui font briller mes petits yeux d’envie. J’ai déjà dit que j’aimais la Scandinavie ?

On ne s’attardera pas l’aprèm entière, je ne vais pas forcer chéri à poser ses fesses dans un énième salon de thé (d’autant qu’on va passer les deux prochains jours à Copenhague, donc bon, vous imaginez ce qu’il va endurer…). Mais j’ai quand même réussi à le traîner dans pas moins de trois magasins de déco ! C’est ce qui s’appelle être de bonne composition…

Il est maintenant temps pour nous de traverser le fameux pont de l’Øresund, et retrouver le Danemark que nous n’avions fait que traverser à l’allée. A nous Copenhague ! Ce n’était pas vraiment prévu à la base, mais comme il est encore tôt, nous allons pouvoir dormir en périphérie de la ville.
Nous échouons le long d’une large promenade en front de mer, où se côtoient skateurs, kite surfeurs et passants venus manger une grosse glace au soleil. D’ailleurs en parlant de grosse glace… Coucou le petit food truck posé le long de la plage ! Nous nous baladons un peu, puis décidons de changer d’endroit : il y a des nuées de petits moucherons partout autour des arbres, et c’est passablement désagréable.

Nous passerons donc la nuit sur un autre petit parking, coincé entre un bout de port assez mignon et un long parc qui se trouve être le lieu de RDV des promeneurs de chiens. Bon, on aura aussi droit à des gonz venant squatter à 23h30, ambiance musique à fond et bruit de bouteilles. Pas ultra rassurant je dois l’avouer

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Jour 11 : Copenhague
Copenhague (ou København pour les intimes) est donc la capitale du Danemark. Et, au cas où certains émettraient quelques doutes, une ville absolument superbe. Genre, le coup de cœur absolu.

Au petit matin, nous plions donc bagage assez rapidement afin de filer à la découverte de cette capitale mythique. Premier constat : il y a des vélos partout et de magnifiques bâtiments, en brique ou en pierre, donnant à la ville un aspect cossu au charme ancien parfaitement préservé. Je valide.
Nous posons le van, puis nos valises à l’hôtel (oui on s’est fait plaiz sur ce coup) et partons explorer le quartier carte en main.

jour10_1_cathedrale_copenhagueOn commence par la rue très commerçante de Støget (coucou Søstrene Grene ! coucou boutique Légo !) puis dévions un peu pour aller voir une antique boutique de thé : AC Perch’s Thehandel. Autant dire que l’odeur de ce micro magasin fait rêver, tout comme les prix. Hm. Ils font aussi salon de thé à l’étage, mais celui-ci n’était pas encore ouvert. Dommage !
Nous repartons dans les petites rues plutôt paisibles du centre, quand nous au détour d’une rue nous tombons nez à nez avec une foule de personnes faisant la queue sur le trottoir. WTF ? Des burgers. Ces gens attendent devant Yo Burger, à 10h45 du matin. TOUT VA BIEN. (On note pour plus tard que par ici les burgers doivent être pas mal)

On redescend la rue jusqu’aux fameux quais de Nyhavn, LA carte postale de la ville. Mais faut avouer, c’est cute. Puisqu’on est sur notre lancée, on continue en direction d’Amalienborg. MAIS juste avant d’arriver sur la fameuse place du palais royal, nous découvrons Mormor’s, un salon de thé qui ferait passer l’intérieur de chez ta grand-mère pour un lieu d’une modernité incontestable. Je m’explique : napperons en dentelle, vieux journaux, fauteuils en velours à frange (je passe le détail de la couleur), vieilles poupées, tapis persans… Enfin vous avez compris le principe quoi. Mais l’ensemble est plutôt marrant et cosy, suffisamment pour avoir envie de s’y arrêter boire un chai latte (tiens donc).

Juste à côté se trouve la Marmorkirken, une magnifique église datant du XVIIIe siècle, dotée d’un dôme de 31 mètres de diamètre. Sur la place du palais d’Amalienborg, nous assistons au balais de la garde royale, qui est toujours un spectacle atypique et sympathique (paye ta rime).
Nous continuons en direction de la citadelle de Kastellet (un lieu à l’ambiance un peu étrange, qui abrite entre autres le service de renseignement militaire du pays) et de la fameuse petite Sirène (qui est fameuse mais pas très impressionnante il faut l’avouer), passons devant la jolie église anglicane, et repartons par une grosse avenue pas très jolie (QUOI ?!! Quelque chose de pas joli à København ?!!) jusqu’au château de Rosenborg et son grand parc. Madre de dios quel tour ! Rien qu’à le relire je suis essoufflée.

Avec tout ça, il est laaargement l’heure de manger (d’ailleurs étrange que personne n’ait encore succombé à une crise d’hypoglycémie), nous filons où ? A Yo Burger !
Bon, je veux pas faire ma chauvine de base hein, mais…. ils font pas le poids face à Big Fernand. Déso les gars !

Ainsi repus, il est temps d’aller satisfaire un autre besoin primaire (roh non pas celui-là bande d’obsédés !) : celui de PRENDRE UNE DOUCHE. Tout comme le fait de dormir dans un vrai lit, avec une couette et tout, et aussi celui que j’évoquais précédemment de faire la vaisselle avec un outillage adéquat, prendre une douche fait partie des rituels qui nous procurent un bien-être insoupçonné et bien trop sous-estimé.

Après cette petite pause salvatrice, nous ressortons pour aller nous perdre dans le quartier latin. Les rues sont animées, colorées, pleines de petits troquets en entresol avec de micros terrasses, et de boutiques sympa. J’a-dore.
Nous nous passons devant la Rundetårn, une sorte de tour multi-tâches, servant à la fois d’observatoire astronomique, d’église et de bibliothèque universitaire. Rien que ça ! Tant qu’à faire, nous montons au sommet, ce qui nous offre une jolie vue à 360° sur la ville et ses nombreux clochers.
Puis la balade se poursuit jusqu’au Toverhallerne Market, autrement dit les magnifiques halles de Copenhague, renfermant sous leur structure verre et métal contemporaine des corners du monde entier, dans une ambiance festive et chaleureuse (ça vend du rêve hein ?). En tout cas, on a trouvé où manger demain soir !

Pour finir, on fait un stop dans un 7 Eleven pour s’acheter de quoi manger tranquille dans la chambre à un prix pas trop exorbitant (oui parce qu’alors Copenhague ça fait du bien aux yeux mais beaucoup de mal à ta banquière, c’est un peu l’effet papillon). Très [agréablement] étonnée de voir que les 7 Eleven danois sont des petits paradis du bio et de la détox, là où ceux des US sont des petits enfers de la malbouffe et… de la malbouffe. Dommage que leur taboulé soit beaucoup BEAUCOUP trop épicé.

 

Jour 12 – Copenhague
Ayant tout de même parcouru la ville en long en large et en travers pour un total de 15 kilomètres, autant dire qu’on n’a pas fait de vieux os une fois couchés (ou alors la faute à TV5 Monde et son programme à déchaîner les foules). Et puis alors ce lit… C’est la pub Kinder Chocolat avec la meuf dans son nuage mais en vrai.

Aujourd’hui, le programme est plus culturel. Après avoir flâné pendant 10 jours, faut bien qu’on alimente un peu nos cerveaux ! Nous commençons par un petit tour du côté du Christiansborg Slot, avec ses grandes écuries et ses hautes fenêtres derrière lesquelles on devine le faste d’un intérieur chargé d’histoire. Pour information, ce palais abrite aujourd’hui le Parlement Danois, le ministère d’Etat et la Cour suprême.

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Quartier de Christianshavn

On traverse ensuite pour aller se balader dans le quartier de Christianshavn, mais qui se trouve être moins mignon et paisible que ce à quoi on s’attendait. Une bonne averse ventée prise sur la tronche plus tard, on est en route pour le Musée National du Danemark, qui rassemble entre autres un espace dédié à l’histoire du pays, de l’âge de pierre jusqu’aux Vikings. Beaucoup de vestiges et de vieux objets très bien conservés, des petits films pour amener un peu d’interactivité… Un musée intéressant en somme !

On enchaine avec le Ny Carlsberg Glyptotek, une belle bâtisse donnant sur le jardin de Tivoli, dotée d’un jardin d’hiver en carreaux de ciment, abritant de grandes plantes vertes. L’intérêt de ce musée ? Une collection de peintures danoises et françaises, dont Monet, Renoir, Cézanne, Van Gogh ou encore Gauguin. Autant dire qu’il ne m’en fallait pas plus pour l’ajouter en top de ma to do list !
La bonne surprise, c’est aussi la découverte de la peinture danoise, avec des artistes comme Jens Juel, Christoffer Wilhelm Eckersberg ou Christen Købke, qui nous offrent un beau voyage dans le Danemark du XIXe.

[Pause déjeuner]

Nous ressortons pour une ultime balade. Nous commençons à connaître Stroget par cœur ! On craque pour des chouchous aux amandes – un régal –, puis allons prendre un petit thé au Paludan Book and Café, LE lieu de rendez-vous de tous les étudiants de la ville. Et pour cause : le café est aussi une librairie, ou une bien c’est la librairie qui fait café, au choix. Toujours est-il que l’ambiance est studieuse tout en étant détendue, et que le décor ne peut être plus authentique !
Le plus, c’est aussi la vue sur la magnifique bibliothèque universitaire. Avis aux amoureux de Poudlard !

Bibliothèque universitaire

Bibliothèque universitaire

Comme prévu, nous terminons notre tour aux Halles, et nous laissons tenter par… le stand à sushis. Bon ok c’est pas du tout original, mais voir le gonz fabriquer ses petits nigiris et consors pendant tout le repas, c’était assez cool !
Dans un vent plus que glacé, nous regagnons laborieusement notre chambre : demain, une loooongue journée de route nous attends, il ne s’agit pas de faire la bringue !

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Vous l’aurez compris, notre voyage touche à sa fin. Si les premiers jours étaient sous le signe du soleil, le retour lui se fait sous une pluie battante. Voire même une atmosphère quasi apocalyptique, si ce n’est pas trop exagérer.

Heureusement ça n’a pas duré la vie des rats, passé la frontière allemande, on a enfin pu revoir un peu de ciel bleu ! Par contre toujours autant de travaux chiants à signaler, mais moins de ralentissements, il faut le reconnaître.

Le GPS nous annonçant une arrivée vers 1h du matin, nous décidons de tenter la route d’une traite. Même pas peur ! Bon, on va pas se mentir, les 200 derniers kilomètres ont été une torture sans nom. Mais on l’a fait ! Plus de 15h de voyage, rythmé par quelques pauses syndicales repas et pipi, et un ou deux vieux Rihanna par-ci par-là pour garder la motivation (#plaisirshonteux).

Nous voilà de retour. Il est temps de vider et nettoyer le van, notre cher compagnon de fortune (et de le rendre, accessoirement). Pas de repas typique organisé cette-fois ci, mais plus de 900 photos à trier… Et une envie irrésistible de repartir à la conquête de ces pays du Nord, qui font définitivement partie de mes destinations favorites.

 

Of Monsters and Men – Beneath The Skin

Travel Report #7 : Norvège (part 1)

Vi sees snart… Ainsi clôturai-je ma dernière diatribe sur la chaleur exotique et colorée du Sri Lanka, vous laissant à coup sûr frétillants d’impatience à l’idée de découvrir le sens de ces étranges mots (les plus pragmatiques n’ayant pas attendu tous ces mois pour le taper dans Google Trad.)

Eh bien nous y sommes ! C’est en Norvège que m’a donc porté ma nouvelle envie de voyage, ou plutôt conduit, car je m’y suis rendue… en van. Comprendre : j’ai loué un van à Annecy, je l’ai chargé à Chamonix, et je m’en suis allée tranquillou bilou jusqu’à Hirtshals (Cf : pointe nord du Danemark), en traversant la Suisse, puis l’Allemagne, à savoir quelques 1593 petits kilomètres de trajet.

Je ne m’étendrai pas trop sur la campagne un peu grise et paradoxalement industrielle de la Suisse, ni sur les autoroutes affreuses et pleines de travaux mal indiqués de l’Allemagne. Sans parler des aires de repos, dont l’offre culinaire se résume à de grosses saucisses accompagnées d’un morceau de pain. Tout en simplicité quoi.
Première nuit un peu fastidieuse près d’Hanovre, rythmée par le bruit des camions et de l’autoroute, ambiance parking crade et caravanes abandonnées. Du PUR bonheur. Autant dire qu’on a pas trainé le lendemain matin, pas mécontents de passer au Danemark ! Ici, la campagne est tout de suite beaucoup plus bucolique, des couleurs pastelles, des petits vallons décorés par une ferme ou une église, des champs verts ou jaunes, un ciel bleu strié de quelques nuages épars. J’aime bien.
On arrive à Hirtshals dans l’après-midi, soit un peu tôt pour notre ferry qui est à 20h45. On patiente devant la grille du port en regardant le premier épisode de Vikings, histoire de se mettre dans l’ambiance.

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Tarmac du port – Hirtshals

La traversée passe assez vite, trois petites heures, tout confort. Je me caille le c** parce que j’ai voulu faire ma ouf en restant en short, mais dans le bateau le chauffage n’est pas aussi efficace que dans le van. Puis enfin, la consécration : nous arrivons à Kristiansand. Norvège, nous voilà.

 

Jour 1 : Kristiansand – Mandal – Voll
N’ayant pas repéré de spot sympa aux alentours du port de Kristiansand, on décide de rouler jusqu’à Mandal, un petit village de pêcheurs un peu plus loin sur la côte. Si on trouve un coin cool avant, tant mieux, sinon, on dormira là bas. Bon, certes, il fait nuit, mais j’aperçois déjà dans la pénombre des petites maisons en bois rouge au bord de petits lacs, je suis toute émoustillée. Ce sera la seule fois où on roulera de nuit, et c’est franchement pas désagréable : la route est nickel, éclairée comme en ville, et surtout, il n’y a per-sonne. Le rêve !
Bon, vous vous en doutiez, on finit par arriver à Mandal. Il est presque 1h du matin, mais l’excitation nous a redonné un coup de pêche. Malgré la nuit, le village est hyper accueillant, les maisons et magasins sont tous en bois blanc, et tous illuminés ! Vitrines ou devantures, on se croirait presque à Noël. En tout cas, ça nous plait. On suit le GPS qui nous emmène dans un dédale de rues, jusqu’à ce qu’on arrive sur un parking goudronné face à la mer, entouré de quelques petits immeubles jolis et modernes. Là, je crois qu’on est en place.

Le réveil sous la pluie le lendemain ne nous désespère pas, la météo indique plutôt du soleil pour les prochains jours, on table donc sur une averse passagère. Et puis on vient de passer la nuit bercé par le bruit des vagues, on va pas non plus se plaindre !
Avant de prendre la route, nous nous arrêtons dans le centre du village, histoire de visiter un minimum. Pas déçus ! Les maisons sont hyper jolies, et puis il y a plein de boutiques à tomber, remplies de mobilier et déco à la scandinave… Heureusement que j’ai la voix de la sagesse avec moi. Et puis dommage qu’il ne fasse pas hyper beau et surtout que ce soit l’intersaison, car avec du soleil et plus de monde, on serait sûrement resté un peu plus ! On repart donc en suivant l’E39 qui longe la côte sud, en direction de Stavanger. Le temps est encore gris, mais au moins, il ne pleut plus !

On croise quelques lacs, quelques villages qui ressemblent plus à des hameaux, mais surtout, beaucoup d’exploitations agricoles ! Il y a des moutons partout, on se croirait en Irlande. Et puis il y a peu de reliefs, du moins les montagnes ne sont pas hautes. Et elles sont très arides, très caillouteuses. Nous qui nous attendions à de grandes forêts de sapins partout… Bon, pas de panique, la route est quand même belle. Ca tourne, ça monte, ça descend, il y a quelques tunnels, et il y a des fjords ! Le moins qu’on puisse dire, c’est qu’on ne s’ennuie pas.

Une bonne heure après Mandal, on fait un stop à Flekkefjord, autre village de pêcheurs recommandé par le Routard. Très mimi lui aussi, toujours ces bâtisses blanches en bois, aux façades un peu travaillées. Mérite un petit arrêt, en effet ! Et puis nous avons l’immense et agréable surprise d’y trouver sur le port un petit espace dédié aux touristes, avec douches, toilettes et wifi gratuit. Le tout évidemment ultra propre hein, on est Norvège, faut pas déconner. Ni une ni deux, on fait un aller retour au van prendre de quoi se laver, on va pas gâcher une telle occasion !
Une douche chaude plus tard, on repart flanqués d’un petit sourire satisfait. Un petit tour au supermarché Kiwi pour s’acheter du saumon frais, et nous pouvons continuer. J’avoue que le petit saumon grillé mangé au bord du fjord 45 minutes plus tard passe très, très bien.

jour1_repas_fjordLe coin que nous avons repéré pour dormir ce soir se trouve une trentaine de kilomètres avant Stavanger, tout au bord de la mer. Nous bifurquons donc de l’E39 pour rejoindre la route qui longe vraiment la côte, histoire de changer un peu de décor. Un peu sauvage d’abord, le paysage évolue pour devenir très agricole. Un peu trop même, jusque dans l’odeur. J’ai beau aimer le terroir, j’avoue que la crotte de mouton ça peut vite prendre à la gorge. En bref, ça pue quoi. La traversée des champs va donc paraître un peu longuette, même si, faut pas chipoter, l’endroit est joli. Et puis le ciel se dégage enfin ! Et puis on aperçoit la mer au loin ! Ca fait beaucoup d’émotion à gérer d’un coup…

A quelques 6 kilomètres de notre point de chute, l’ordinateur de bord nous demande de vérifier la pression du pneu arrière gauche. “Merde alors, le mec ne l’a pas fait avant de partir ! Ce sagouin”, pensons-nous. On verra demain. Le point de chute en question, c’est un petit parking de pêche en terre battue tout riquiqui, en contrebas de la route. On y descend, trop heureux de ce spot qui domine la mer, et sur lequel nous sommes absolument seuls. Bon, il y a du vent. Beaucoup. Mais c’est canon. Beaucoup. On se balade un peu sur la plage, et remontons pour profiter un peu du van, se mater un bout de série en regardant dehors et en se disant qu’on a trop de chance et… Putain je crois que y’a un autre van qui arrive. Le con !

Là, on est dégouté. Le mec se met devant nous de l’autre côté du parking, on voit qu’il essaye de faire ça bien pour trop nous gêner. Bon. Sur ce, n’ayant pas encore digéré notre énervement, un deuxième arrive. Un camping car cette fois. Et allemand en plus ! Bordel. Et puis alors là, tranquille, le mec se pose devant nous, en travers, nous cachant toute la vue. A l’aise papy.
Résistant à l’envie d’aller lui expliquer les règles de base du respect de la vie en communauté (et me rappelant qu’à part Guten tag et Danke schön je ne sais pas dire grand chose en allemand), on opte pour reculer le van de quelques mètres, nous permettant ainsi de jouir d’une vue un peu plus dégagée sur le panorama qui n’est pas des plus désagréables.

Un peu plus tard, d’autres vans et camping cars viendront, certains repartiront (dont l’allemand relou, qui n’était en fait venu que pour voir le beau coucher de soleil – Cimer) mais nous déciderons de ne plus y prêter attention (trop de poésie dans cette phrase).

On aura aussi la chance de voir une lune énorme et très jaune se lever au dessus des champs. J’aurais adoré pouvoir en garder la trace en photo, mais mes 57 essais sont restés vains, mon matériel n’étant certainement pas assez sophistiqué pour réaliser un tel cliché.

 

Jour 2 : Voll – Preikestolen – Ardal
Nuit pas trop mal, malgré le bruit du ressac qui faisait un peu essorage de machine à laver permanent. Bon au moins, t’entends pas les voisins. Fraicheur relative, le plus gênant étant sans doute l’humidité (qui du coup donne l’impression que t’as froid).
On déjeune face à l’immensité de l’océan, on fait même pipi sur nos toilettes chimiques face à l’immensité de l’océan. Quel luxe. Puis on lève le camp, l’objectif de la journée étant d’arriver assez tôt à Preikestolen pour monter voir le rocher de la Chaire, afin de profiter du temps splendide. On décide du coup de zapper Stavanger (qui paraît-il vaut quand même le détour… tant pis !)

On a pas fait 3 mètres avec le van que chéri me dit : “on a crevé”. “Non, c’est pas possible”. “Si, je te jure”. “Putain, putain”. On rejoint la route, puis roulons à 40, en pestant. Ni lui ni moi n’avons jamais crevé, et il faut que ça nous arrive au fin fond de la campagne norvégienne, un dimanche. Oui parce que sinon, ce serait pas drôle. Et puis c’est pas comme si c’était le deuxième jour du voyage quoi.
On rejoint donc péniblement la première station service du coin, un peu dépité. Là, chéri confirme son diagnostic. Il faut prendre les choses en main. J’appelle l’assistance, il appelle le mec de l’agence de loc et va voir les gens de la station service. Résultat :
– La meuf de l’assistance me dit que ça prendrait beaucoup (trop) de temps qu’ils prennent en charge le truc, le temps de faire venir quelqu’un, et qu’il vaut donc mieux qu’on trouve nous de quoi se faire dépanner sur place. Topitop.
– Le mec de l’agence nous dit que c’est balo parce qu’en plus y’a pas d’outils dans le van pour changer la roue (oui parce qu’on a une roue de secours quand même) mais espère que tout va bien pour nous.
– La meuf de la station service nous dit que c’est dimanche et qu’on trouvera rien pour se faire dépanner, MAIS que des gonz doivent passer vers 12h et qu’ils pourront sûrement nous aider. Génioul.

Pas trop plus avancés, on se demande quoi faire et râlons beaucoup. Puis je regarde dans le manuel du van, sait-on jamais. Et là BINGO ! Il a une mallette d’outils cachée dans le coffre (ce qui paraît somme toute logique, vu qu’il y a une roue de secours. Mais bon.) Ni une ni trois, on sort l’intégralité de nos affaires sur le parking, rien à foutre. La mallette contient un cric, une clé… Tout ce qu’il faut quoi ! Habité par la joie et la détermination, chéri monte le van sur le cric et commence à déboulonner la roue. Un, deux, trois, quatre boulons… Et le cinquième qui ne veut pas venir. Mais genre pas du tout du tout. On s’y met à deux, on s’y met à pieds joints, on s’y met en riant jaune de désespoir, rien à faire. Genre le sort est contre nous. Genre on a pas été assez gentils quoi.
On retourne à la boutique, la fille nous dit que finalement les gonz ne seront là qu’à 15h (tu te foutrais pas un peu de notre gueule toi par hasard ?), on veut acheter une autre clé, mais la seule taille qui manque, c’est celle qu’il nous faut… Je commence à détester cette journée.

jour2_galere_parkingPuis après moults essais ratés appuyant toujours plus fort sur notre impuissance, nous décidons de tout remballer et d’aller dans une autre station service. Nous ne sommes qu’à quelques kilomètres de Kleppe, qui en compte trois ou quatre. Les deux premières sont trop riquiqui, mais la troisième nous paraît pas mal. Je file à la boutique demander de l’aide et là miracle ! Je tombe sur un jeune super gentil qui prend direct son téléphone pour appeler une dépanneuse à Stavanger, et qui en attendant nous prête une clé. Comme quoi la bonne volonté parfois peut suffire à vous sauver un dimanche ! Il vient même avec moi jusqu’au van voir de quoi il en retourne.
Nous n’avons pas encore pris une décision concernant la dépanneuse (qui coûte bonbon) qu’une voiture débarque avec deux mecs baraqués dedans – les copains du jeune. On n’a jamais su si c’était du pur hasard ou s’il les avait appelé, toujours est-il que les mecs ont pris la clé, l’un la tenant l’autre sautant dessus, et qu’en trois essais le boulon était dévissé. Un truc de fou !
A peine le temps de les remercier qu’ils étaient déjà repartis. L’ascenseur émotionnel ainsi fini, on se retrousse les manches et changeons la roue. Un peu plus de 2h de perdues au final, mais qui paraissent si peu quand on se préparait mentalement à devoir passer la nuit sur ce pauvre parking…

Un mauvais hot-dog plus tard, on peut donc repartir vers de nouveaux horizons. Une petite route vallonnée qui nous amène jusqu’à notre premier ferry. Quelle excitation ! Evidemment, on fait nos touristes moyens en allant à l’avant du bateau regarder le paysage et prendre quelques photos, mais faut dire ce qui est : ça vaut le coup !

jour2_traversee_ferryAprès avoir débarqué, on arrive vite en bas du chemin qui mène au Preikestolen. Il est un peu plus de 15h, le soleil est radieux, et on a besoin d’évacuer un certain stress : rien de mieux qu’une petite marche ! Réserve d’eau et de biscuits en poche (ayant la moitié du rayon goûter de Super U dans les tiroirs du van, on peut large tenir une semaine si on se perd), nous partons donc d’un pas décidé à l’assaut du Rocher de la Chaire.

A part les 100 premiers mètres qui montent bien raide bien dur (…) le reste du chemin est plus du faux plat, tantôt montant tantôt descendant, bien préparé avec de larges pierres plates. On évolue au coeur d’une forêt orangée par l’automne, qui baigne dans le soleil de fin d’après-midi et qui nous offre au fur et à mesure de la montée des panoramas magnifiques sur le fjord à l’horizon. On ne peut pas rêver mieux. On croise aussi beaucoup de monde qui descend, et ça ne parle pas un mot de norvégien ! (Même si bien entendu on palpe rien au norvégien)
On finit par sortir de la forêt, pour arriver dans un endroit beaucoup plus aride et caillouteux, mais certainement pas moins beau. Je ne m’en remets pas. Et puis alors, ce temps ! Si j’osais, je dirais qu’on une chance de cocus. Mais bon, on serait un peu dans la merde du coup. Bref. On arrive en haut, en 1h et 5 ou 6 minutes, là où les guides en annoncent 2 (vlà les machines). Et ça en jette sévère ! C’était bien la meilleure manière d’évacuer toute cette tension mécanique accumulée dans la matinée.

Une fois redescendu, on décide de bouger, pas envie de rester dans le camping cher et attrape touristes du Preikestolen. On avance donc jusqu’au village suivant, Jorpeland, Park4night nous ayant indiqué que là aussi se trouvait une petite douche publique sur le port. Heureusement que nous croisons deux gosses en vélo, sinon on pourrait se croire dans Walking Dead IRL. Juste des feuilles qui volent dans les rues vides. Vlà l’ambiance.

La douche en question est toute neuve et là encore super propre, un vrai bonheur. Et comme on a une pièce de 20nok, on est super heureux de se dire qu’on va pouvoir prendre une douche de 8 minutes (Oui, 10nok = 4 minutes d’eau chaude). Ce n’est qu’une fois tous nus et dans les startin’ blocks qu’on se rend compte que la machine ne prend que des pièces de 10nok. Dans l’cul lulu ! Chéri se dévoue donc pour essayer d’aller faire du change. Un dimanche. Dans village déserté par ses habitants. Easy. Moi je reste dans la douche, et j’attends. Un poil inconfortable comme situation, je dois avouer.
Pour finir, il a réussi à trouver de quoi changer la pièce dans un bowling bien glauque, et nous avons pu savourer 4 minutes de douche. J’ai même réussi à me laver les cheveux ! Comme quoi, dans l’urgence on est capable de tout hein…

Propres et frais, nous roulons quelques kilomètres supplémentaires jusqu’à un petit spot au bord d’un lac (ou d’un fjord, pas toujours facile de les distinguer…), au cœur d’un petit hameau de maisons. Joli coucher de soleil, ambiance calme et rassurante… Une bonne nuit en perspective !

 

Jour 3 : Ardal – Odda – Bergen
Tirés du sommeil à une aube relative, nous prenons la route avant 10h. C’est balo, l’étape prévue aujourd’hui est plutôt courte ! Dans une campagne encore couverte de rosée, balayée par un timide soleil matinal, nous avançons jusqu’à l’embarcadère du bac. Une traversée de plus ! En débarquant de l’autre côté, nous empruntons directement une route serpentant à flanc de montagne, longeant un grand fjord sur notre droite. D’un bleu profond, strié d’argent par la lumière désormais plus vive. Je joue au reporter et mitraille à la volée, étant donné qu’on ne peut pas vraiment s’arrêter… Bon, du coup le résultat n’est pas vraiment probant. Dommage.

jour2_fjord_route_asa_bergenArrivés à un carrefour, le GPS nous fait quitter la route principale pour en prendre une qui n’est même pas indiquée sur notre carte routière. Même pas peur. On peut dire qu’on se retrouve tout à coup dans la Norvège profonde. On traverse quelques hameaux, croisons pas mal de maisons fermées à l’allure presque délabrée (les scénaristes d’American Horror Story se feraient bien plaiz ici, vu le nombre de baraques flippantes qu’on a croisé !) et chéri ne cesse de répéter que “c’est vraiment pas le moment de crever”. Je lui dis d’arrêter parce que j’ai peur qu’il conjure le sort et qu’on se retrouve en rade au milieu de… rien.
Nous finissons par arriver à Gullingen, station de ski nordique qui doit probablement être très sympa sous 1m50 de neige, mais qui en plein automne prend un côté un peu fantomatique avec tous ces chalets en bois noir vides. Bon par contre les couleurs sont très belles. Des rangées de bouleaux et de plein d’autres arbres égayent le bord de route, et là encore je peste de ne pas pouvoir en faire mon quatre heures photographique.

En redescendant de Gullingen, nous retrouvons un peu de civilisation (= un supermarché et des maisons avec des voitures garées devant), et passons par des coins absolument grandioses… (Cf : ci-dessous)

Quelques kilomètres plus loin, nous arrivons à Roldal, qui se trouve être elle aussi une station de ski en hiver. Le village est éclaté dans une grande prairie en pente, et est doté d’une jolie petite église en bois debout (stavkyrkje pour les natifs).
Nous croisons également les chutes du Lakefossen. On nous avait dit qu’elles aspergeaient les voitures jusque sur la route, du coup on s’attendait à une tempête d’eau, mais elles étaient surement un peu trop calmes ce jour là… Même pas une petite éclaboussure !

Nous avançons ensuite jusqu’à Odda, qui est une ville plus importante, mais très industrielle. Si elle est connue pour porter l’histoire industrielle de la région, elle ne l’est certainement pas pour son charme… Pas découragés, nous faisons quand même un petit tour dans la rue piétonne principale (bon ok j’avoue c’est aussi parce que j’avais noté qu’il y avait un petit café stylé dans ce coin). Mais ne trouvant ni café ni boutique retenant notre attention, nous repartons pour aller manger sur une aire de repos au bord du fjord un peu plus loin.

jour2_fjord7_route_asa_bergenLa route est jolie : après la moyenne montagne et les morceaux de glaciers apparaissant au détour de virages, nous entrons dans la région des vergers. Des petites cahutes vendant essentiellement des pommes et des prunes jalonnent la route, mais on ne voit jamais personne dedans. C’est très bucolique. Nous traversons plusieurs villages au charme incontestable, qui étaient censés constituer des points d’arrêt potentiels, mais devant le manque de vie manifeste, nous continuons à avancer… Si bien que nous nous retrouvons à deux petites heures de Bergen ! Et qu’il est à peine 16h… Tant qu’à faire, autant continuer à rouler.

Mais, plus nous approchons de Bergen, plus les coins sympas se raréfient. De la campagne dorée et authentique, nous passons aux villages gris et industriels. Et malgré toute la bonne volonté du monde, impossible de trouver un spot un peu chouette pour passer la nuit. Avec bientôt 8h de route dans les pattes, on commence à en avoir légèrement marre, et l’environnement n’est pas vraiment là pour nous remonter le moral !

18h27 : un peu désespérés, nous regardons les campings potables alentours
18h31 : nous constatons qu’il n’y en pas beaucoup
18h39 : nous tentons une percée dans un hameau voir s’il n’y a pas un bout de chemin sur lequel on pourrait se mettre discrètement
18h40 : on tombe sur une espèce de presbytère chelou qui nous fait rebrousser chemin fissa
18h43 : nous pestons parce que c’est pas possible que tout soit moche comme ça ici
18h48 : nous passons devant un camping en contrebas de la route et hésitons à s’y arrêter. Aller, on continue on sait jamais
18h55 : on se retrouve sur un parking glauque, summum de la déprime.
18h56 : nous hésitons à tracer jusqu’à Bergen et se prendre un hôtel
18h59 : nous venons de mettre notre couple à l’épreuve
19h01 : on décide de retourner au camping en contrebas de la route
19h06 : nous arrivons au camping. Notre couple a résisté. OUF.

Ca devait bien arriver à un moment, hein. Ou comment payer 240nok pour se faire mater par des gros allemands dégueulasses et même pas avoir de lumière dans la douche. Qui en plus est même pas gratuite quoi. Coincés entre la route et un petit lac, on préfère regarder le lac, pour essayer de se dire qu’on est pas trop mal tombés. Mais bon, vivement demain matin quand même.

 

Jour 4 : Bergen – Voss
S’il fallait trouver un point positif à ce sympathique endroit, c’est qu’on est plus qu’à 15km de Bergen. C’est vrai qu’hier, on a un peu fait 3 étapes en une quoi. Nous qui avions prévu de faire des stops et de partir à la découverte des environs… Bon faut dire ce qui est, moi qui imaginait des parcs nationaux accessibles et verdoyants, on s’est retrouvé entre deux montagnes et pas la trace d’un seul chemin de rando pas trop difficile… Donc bon, ça réduit un peu les possibilités de balades et de flâneries !

Bref. Nous partons donc en direction de la ville, sous une petite couche de grisaille. Si la ville est plutôt grande et les abords pas vraiment charmants, le centre “historique” et touristique est lui peu étendu et très mignon. Bâtiments cossus en pierre, ou petites maisons fleuries et colorées, au bord rues pavées et bien entretenues. Nous commençons par le marché aux poissons, halle moderne avec plein de trucs qui donnent très envie d’être mangés, ça nous plait. Nous dégustons même un petit morceau de saumon mariné qui passe crème, même à 10h du matin.

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Marché couvert de Bergen

Etape suivante : les quais de Bryggen. Comme je l’avais déjà pas mal entendu, les pas de portes ont été vendus à des boutiques, pour la plupart des trucs à touristes pas bien heureux. Sauf si tu adores les trolls et les t-shirts/mugs/magnets/stylos/merdouilles à l’effigie de Norvège. Finalement, c’est l’envers du décor qui nous a le plus plu : entre chaque maison un petit passage qui amène de l’autre côté des quais, et qui respire déjà plus l’authenticité.
Un petit détour par la Mariakirken, une cathédrale au double clocher datant du Moyen Age, avant de filer vers le quartier de la gare de Floyen. C’est là que se trouvent toutes les adorables petites ruelles qui font le charme de la ville. Et accessoirement un génialissime salon de thé littéraire, le Krok og Krinkel, où nous avons pu nous délecter d’un cappuccino et d’une camomille absolument divins. Je ne parle même pas des pâtisseries, entre les Kanelbullar et les brioches à la crème de noisette, des petites merveilles.


Le temps s’étant un peu découvert, on décide de prendre le funi pour monter au Mont Floyen. De là, une vue imprenable sur la ville, une boutique de souvenirs avec pour une fois de vrais trucs jolis, et surtout d’infinies possibilités de balades en pleine forêt (dans la deuxième plus grande ville de Norvège, normal). N’étant pas hyper originaux, et commençant à avoir un peu faim, nous optons pour la redescente immédiate. Une bonne grosse demi-heure quand même ! Mais fort agréable, sur un large chemin ombragé, avec passage par les rues biquounettes en fin de balade pour que bibi puisse s’extasier et prendre plein de photos.
Pour le déjeuner, nous retournons au marché aux poissons, pour s’acheter quelques sushis frais et une soupe de homard, que nous dégustons dehors, face aux quais de Bryggen.

Retrouver l’agitation douce de la ville nous a fait le plus grand bien. Et Bergen s’est révélée être vraiment agréable et pleine de bonnes surprises ! Nous repartons forts satisfaits.
Le point étape de ce soir se trouve à deux petites heures de route, dans une station du nom de Voss. Sur le chemin, disséminées le long du fjord que nous suivons, nous croisons plein de petites cabanes en bois servant probablement d’abribus, avec des petits arbres poussant sur le toit. Trop cute.

A Voss, nous avons le choix entre deux spots : un très haut, près des remontées mécaniques, c’est à dire dans l’ombre, paumé en bordure d’une forêt qui fait peur ; un en bas, à l’entrée de la ville, face à un petit motel au bord d’un lac baigné par le soleil de fin de journée. Dilemme dilemme…

Spot de Voss

Spot de Voss

 

Jour 5 : Voss – Balestrand
Nuit un peu bruyante, mais pas trop froide. Pour une fois ! Oui parce que les pyjamas sexy faut oublier hein, là c’est chaussettes en laine style avec sweat à capuche et legging, il faut c’qui faut !

Aujourd’hui, nous allons rejoindre Balestrand, en passant par le village de Laerdal. La route pour y aller est assez impressionnante, bordée par de grandes montagnes et de gros éboulis venant presque jusqu’au bitume. On préfère ne pas trop traîner par ici, pas envie de se faire ensevelir !
Pour traverser toutes ces montagnes, nous enchainons les tunnels. Et pas des moindres : 5km, 7km, 12km… On passe plus de temps à l’intérieur qu’à l’extérieur ! En même temps, la grisaille s’est installée pour de bon, et nous avons perdu quelques degrés, donc sous la terre ou dehors…
Nous finissons par arriver au Laerdalstunnelen qui n’est autre que le plus long tunnel routier du monde, 24,5km de long ! Eh bah ça fait un sacré morceau… Ils ont même creusé à l’intérieur trois grottes éclairées de bleu, afin de casser la monotonie de la route. Celui-là, on était content d’en ressortir !

Nous ne sommes plus qu’à quelques kilomètres de Laerdal, dans une région agricole qui cette fois-ci exploite des pommes de terres. A Laerdal, le point d’intérêt se trouve dans une petite rue constituée de maisons anciennes, certaines datant du XVIe siècle ! Nous galérons un peu à trouver l’entrée de la fameuse rue, malgré la taille du village, qu’on ne peut pas qualifier d’étendu.
Les maisons sont vraiment mignonnes, on dirait des maisons de poupées grandeur nature ! Certaines abritent des petites boutiques d’antiquité, d’autres des petits cafés… Tous fermés malheureusement. Nous faisons un petit tour, je regarde par les fenêtres ; impossible de savoir si des gens vivent à l’intérieur ou non. Nous croisons quelques chinois, qui semblent émerveillés par l’endroit, allant jusqu’à prendre en photo les pissenlits du bas côté. C’est une curiosité comme une autre après tout…

Nous mangeons un bout, puis décidons d’aller voir l’église en bois debout de Borgund, qui se trouve à une trentaine de kilomètres. Vraisemblablement bâtie avant 1200, c’est l’une des mieux préservées du pays. Sur le chemin, un petit panneau qui fait bifurquer à gauche indique une “historic route”. Nous décidons de l’emprunter, et nous retrouvons sur une petite route passant près de jolies maisons, et longeant une profonde rivière à droite. Nous qui cherchions des petites randonnées faciles et accessibles, ici il y en a à la pelle !

L’église de Borgund est toute petite. C’est ce qui nous frappé quand nous sommes arrivé ! Et elle est en bois tellement noir qu’on croirait qu’elle a brûlé. Elle n’en est pas moins jolie, avec ses têtes de dragons et ses différents étages. Au moment où nous repartons, le car de chinois de Laerdal débarque et envahit les alentours. C’était moins une !

Nous repartons direction Balestrand, notre étape de ce soir. Nous repassons devant Laerdal, puis filons à Naddik, où nous prenons le bac… dans la soute ! En ressortant du bateau, on a l’impression d’être en moyenne montagne. Partout autour de nous, d’immenses forêts de sapins vert très foncé, et loin en contrebas, un fjord. Les maisons ressemblent plus à des chalets en rondins qu’à des petites maisons typiques norvégiennes… On se croirait presque chez nous !

Nous passons la ville de Sogndal, qui est une vraie ville ! Plein de boutiques ouvertes, plein de gens dans les rues… On ne s’y attendait pas !
Nous continuons la route qui longe le Sognefjord. C’est magnifique ! Nous traversons plein de villages adorables, des rochers aux arêtes déchirées plongent dans l’eau, dévoilant au détour d’un virage une petite baraque de pêcheur rouge avec son bateau amarré… On en prend plein les yeux.
Nous arrivons à Dragsvik pour prendre un ferry, que nous attendons un peu. En débarquant de l’autre côté, nous ne sommes plus qu’à 6km de l’arrivée. Nous faisons le tour d’un petit bout de fjord encaissé en fond de vallée, les maisonnettes ont des couleurs adorables.

A Balestrand, nous filons poser le van au Sotjun Camping, que nous avions repéré auparavant. Un pré en pente légère d’un vert surnaturel, face au bleu gris du fjord, plein de petites hytte d’un rouge profond… Un vrai décor de film ! Nous repartons à pied pour visiter les alentours. D’abord la St Olaf Church, avec sa forme typique église en bois debout, et ses couleurs pour le moins originales. Puis le grand Kviknes Hôtel, lieu de villégiature du roi Guillaume II, qui rappellera sans doute aux amoureux de Wes Anderson l’esprit de son Grand Budapest Hotel (en moins rose quand même). On a même pu visiter l’intérieur, avec ses multiples salons donnant sur le fjord, et dont le style début du siècle ne manquera pas de faire voyager ceux qui y séjournent !

Calme, paisible et romantique, Balestrand pousse même le charme jusque dans les panneaux à l’ancienne du village. En bref, c’est une adorable destination. Et le camping est au top : des douches flambant neuves et jolies, avec eau chaude à volonté. Une première ! Autant dire qu’on en a bien profité…

 

Jour 6 : Balestrand – Geiranger
Ce matin, réveil sous une petite pluie. On n’a toujours pas vu le type du camping, limite on pourrait partir sans payer. Mais bon, on n’est pas des délinqu’.
Après avoir réglé notre dû, nous reprenons le bac à Dragsvik. Depuis la veille, la route n’a pas changé, elle est toujours aussi belle. Nous dépassons Sogndal et partons à gauche, sur une route montant gentiment. De là, nous entrons dans une vallée aux couleurs flamboyante, un bout de fjord lisse à droite reflétant l’éclat du paysage sur sa surface miroir. Je suis émerveillée. Plus loin, un énorme glacier surgit entre deux sommets, oscillant entre le blanc et le bleu. Nous nous arrêtons pour le prendre en photo sous tous les angles.

jour5_vue_glacier_route_balestrand_geirangerNous passons ensuite à Skei, où nous faisons quelques courses, et, curieux, entrons dans un énorme christmasshop (comprendre : un énorme magasin de souvenirs, dont une partie est dédiée à des décos de Noël au summum de la kitshitude). Un peu plus loin, dans le village de Byrkjelo, nous tombons sur une petite boulangerie / épicerie fine, où nous passons vingt bonnes minutes à regarder chaque produit, avant de repartir avec un pot de miel, des confitures, des pains sucrés à l’anis, au chocolat… Une bonne petite razzia quoi.

Nous mangeons à Fjelstova sur un grand plateau tout orangé, qui en hiver sert de point de départ pour un large domaine skiable, avec vue sur l’envers du glacier que nous avons croisé plus tôt sur la route. Nous redescendons par une petite route serpentant dans une forêt clairsemée, chaque virage nous ouvrant un peu plus la vue sur les rives du fjords en contrebas. Là encore, les couleurs semblent avoir été travaillées à la gouache. Et pour une fois, j’arrive à attraper quelques images au vol, nettes ET cadrées ! Du grand art.

Nous faisons le tour complet de plusieurs fjords, passant de vallées en vallées, traversant moult petits villages, avant de passer Stryn, une ville relativement éloignée de tout, mais bien vivante. Nous continuons la route tout droit dans la vallée, nous enfonçant entre de larges montagnes. Il commence à pleuvoir beau propre, et nous ne croisons pas grand monde. Puis nous nous retrouvons au pied d’une route qui fait assez peur à voir quand on voit son tracé GPS !
On entame donc la montée, croisant sur le chemin quelques jolies cascades. Puis viennent les tunnelen (tiens ! Ca faisait longtemps…), qui à la sortie nous offrent un paysage pour le moins déroutant : on se croirait sur Mars ! Que des rochers, partout, quelques filets d’eau pour rivières, quelques herbes orangées pour donner un semblant de couleur, et voilà. Pas d’habitation, pas de végétation… Un désert pelé !

Nous traversons un dernier tunnel, avant de bifurquer à gauche… sur la fameuse route de Trollstigen. Nous avons déjà perdu pas mal de degré, passé en dessous des 10 ! Le début de la route serpente à plat, le long d’un lac, jusqu’à ce que surgisse sur la gauche un énorme glacier tout plat. C’est hyper impressionnant ! Nous passons à proximité de la route montant au point de vue de Dalsnibba, puis nous attaquons la descente… Et là, attention les yeux ! On enchaine les épingles, les virages sont hyper serrés. Ca fait un sacré effet ! Mais c’est vraiment magnifique… Même sous la pluie.

Puis enfin nous retrouvons un peu de civilisation, les premières maisons apparaissent. On ne dirait pas qu’on va arriver sur les rives de l’un des fjords les plus connus de Norvège : celui de Geiranger.
Quelques virages plus loin, nous voyons enfin apparaître l’eau. Nous n’irons pas jusqu’au village ce soir, le camping que nous avons choisi se trouve quelques lacets au dessus du centre.

jour5_vue_geiranger_route_balestrand_geirangerNous nous établissons au Vinje Camping, un petit bout de nature avec une grosse cascade à proximité des emplacements, des terrasses d’herbes abritées par quelques arbres, des sanitaires tous neufs… Nous y resterons deux nuits ! Nous choisissons un emplacement pas très loin de la cascade (qui fait quand même un sacré boucan), puis nous installons confortablement devant une petite série. Ce soir, c’est détente !