Sicilia, Dolce Vita

C’est parait-il la plus grande île de Méditerranée. Le ballon dans lequel shoote la fameuse botte italienne. Je veux parler bien sûr de la Sicile, dont le nom, rien qu’à le prononcer, fait surgir devant nos yeux des images de paradis. C’est dans ce havre de paix au charme tout italien que j’ai posé mes valises pour une semaine, à l’ombre des citronniers aux fruits discrets, et des oliviers aux pépites fermes et vertes, arbres enchanteurs que l’on rêverait de pouvoir planter chez nous.

Le soleil qui nous accueille est radieux, haut et chaud dans le ciel. Il allonge les ombres, rend les bâtiments majestueux, et le paysage joyeux. C’est le matin, nous découvrons notre hôtel – I Monasteri Resort & Golf – avec une joie emplie de soulagement, notre périple ayant commencé à 3h du matin. C’est un ancien monastère, tout en pierre blanche, posé au milieu d’un immense parc qui se trouve aussi être un golf, vous l’aurez surement deviné. La fraîcheur du bâtiment est toute bienvenue, l’air extérieur, humide et chaud, avoisinant déjà les 30°.

Hotel I Monasteri Resort & Golf - Syracuse, Italie

Hotel I Monasteri Resort & Golf – Syracuse, Italie

Hotel I Monasteri Resort & Golf - Syracuse, Italie

Hotel I Monasteri Resort & Golf – Syracuse, Italie

Notre chambre n’étant pas encore prête, nous décidons de partir à la découverte de l’île, et plus particulièrement de Noto, qui se trouve à une poignée de kilomètres de là. Au creux de cette ville perchée sur une colline, il y a le Caffè Sicilia, qui, je dois le confesser, est l’une des raisons qui nous a poussé à choisir la Sicile comme lieu de vacances. Fondé en 1892, ce petit café qui ne paye pas de mine est pourtant l’un des trésors de cette île.

Terrasse du Caffè Sicilia - Noto, Italie

Terrasse du Caffè Sicilia – Noto, Italie

Son actuel propriétaire, Corrado Assenza, en a fait un temple du terroir sicilien, mettant un point d’honneur à ne cuisiner ses pâtisseries qu’avec des produits frais et locaux. On y retrouve ainsi de nombreuses recettes à base d’amande, spécialité de l’île, mais aussi de citron, d’abricot, de mûre, de ricotta… 
Et si son vieux bistrot nous transporte dans une Italie rétro et touchante, ses gelati, granite et autres bouchées nous ouvrent les portes d’un monde nouveau et inconnu. Comme si nous n’avions jamais mangé de véritable glace, ni gouté d’authentique granita. Ce qui est peut-être le cas, finalement. 
La granita aux amandes du Caffè Sicilia est l’une des meilleures choses qu’il m’ait été donné de goûter depuis longtemps, d’une fraîcheur, d’une onctuosité et d’une subtilité rares.
Il va sans dire que c’est de loin la meilleure adresse que je puis vous recommander là-bas. Et vous ne serez pas étonnés d’apprendre que nous y avons été quatre fois durant notre séjour, pour repartir avec les bras chargés de gâteaux à ramener pour prolonger un peu la magie de notre découverte.

La granita aux amandes du Caffè Sicilia - Noto, Italie

La granita aux amandes du Caffè Sicilia

A moins de 20 km de notre hôtel se trouve également la ville de Syracuse. Je ne sais pas pourquoi, mais ce nom m’a toujours évoqué quelque chose, une sorte de romantisme sur fond d’histoire gréco-romaine, un coucher de soleil sur une ville antique au bord de l’eau, la dolce vita (et là vous vous demandez ce que j’ai fumé avant d’écrire ces lignes). Bref. 
La ville de Syracuse en elle-même n’a strictement aucun intérêt. On s’en est rendu compte après avoir marché plus de 20 minutes pour aller voir une basilique qu’on pensait jolie de loin, et qui est en fait terriblement hideuse. L’île d’Ortigia par contre est un véritable bijou, abritant le centre historique de la ville. C’est là que tout se passe, c’est là qu’il faut aller se perdre dans les petites rues tortueuses et ombragées. Et c’est ce que nous avons fait. Nous avons suivi le dédale, tournant à droite ou à gauche selon ce que nous disait notre instinct, nous imprégnant de l’ambiance calme et immobile de ces ruelles anciennes. Nous avons déboulé sur un marché, les étals rivalisant de poissons frais, de grosses olives huileuses et odorantes, de légumes aux couleurs vibrantes. Les cris des marchands rebondissaient de murs en murs, contrastant avec le silence apaisé que nous venions de quitter. Les terrasses des cafés adjacents quant à elles regorgeaient de touristes et de locaux, certains ne buvant qu’un classique ristretto, d’autres ayant succombé à l’appel des antipasti malgré l’heure encore peu avancée de la matinée. De quoi réveiller les estomacs endormis !

Marché d'Ortigia - Syracuse, Italie

Marché d’Ortigia – Syracuse, Italie

Nous avons cependant poursuivi notre chemin, vers l’intérieur de la petite ville insulaire, vers son cœur, la place du Duomo di Siracusa. Un édifice magnifique, s’ouvrant sur une grande place comme on peut en trouver en Toscane à Sienne, par exemple. J’aime tellement cette majesté si propre aux villes italiennes, ces murs chargés d’histoire témoins de siècles entiers de vies humaines. On imagine sans peine à quoi devait ressembler la vie il y a quelques centaines d’années, le folklore, les couleurs… C’est fabuleux.

Ile d'Ortigia - Syracuse, Italie

Ile d’Ortigia – Syracuse, Italie

Ortigia - Syracuse, Italie

Ortigia – Syracuse, Italie

Duomo di Siracusa - Syracuse, Italie

Duomo di Siracusa – Syracuse, Italie

Outre son patrimoine italien de souche, la Sicile regorge aussi de vestiges datant de temps bien plus anciens encore, puisqu’ils nous font remonter jusqu’à l’Antiquité. La ville de Taormina par exemple, perchée à flanc de falaise au Nord-Est de l’île, abrite un ancien théâtre Gréco-Romain extrêmement bien conservé. On y accède facilement à pied depuis le centre-village, et moyennant 10€, on peut le visiter de fond en combles. Sa structure impressionnante en fait un remarquable lieu de spectacles, comme un hommage aux jeux qui s’y déroulaient il y a quelques millénaires. Son autre attrait réside certainement dans le point de vue qu’il offre sur la ville de Taormina, ainsi que dans son promontoire donnant sur l’étendue bleutée de la mer. Le reste de la ville n’est pas dénué d’intérêt non plus, avec le joli jardin de la Villa Communale, de pittoresques ruelles étroites et pleines de verdures… Difficile malgré tout de ne pas souligner la prédominance de boutiques sentant l’attrape touriste à plein nez, ce qui, il faut le reconnaître, peut gâcher un peu le plaisir de la visite.

Théâtre Greco-Romain de Taormina - Italie

Théâtre Greco-Romain de Taormina – Italie

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Taormina, Italie

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L’autre site remarquable en terme de patrimoine historique est sans conteste la Vallée des Temples d’Agrigento. Situé sur la côte Sud, ce site archéologique est grand de plusieurs hectares, et regroupe des vestiges de temples grecs, dont l’un, le temple de la Concorde, est dans un état de conservation exceptionnel. Nul besoin de préciser que la chaleur était plutôt accablante sur les larges routes en pavés cheminant au bord des temples, alors même que nous étions fin septembre. Je n’ose imaginer la température qu’il doit y faire en plein été. Petit conseil donc, si d’aventure la Vallée des Temples éveille votre curiosité, prévoyez de l’eau, un chapeau et de la crème solaire. J’avais moi-même lu ces conseils, et dans un élan de défi ridicule, je n’ai pris aucun des trois avec moi. Je l’ai un peu regretté. Mais la visite valait vraiment le détour !

Temple de la Concorde - Agrigento, Italie

Temple de la Concorde – Agrigento, Italie

Si les vacances peuvent être l’occasion de se cultiver et de découvrir de nouvelles choses, elles sont surtout faites pour se reposer, personne ne me contredira là-dessus ! Et quoi de mieux pour se reposer que d’aller glisser ses orteils dans un sable fin et chaud en contemplant une mer aux reflets turquoises et opalins ? Nous avons eu la chance trouver à quelques kilomètres de notre point de chute une plage magnifique à flanc de rochers, peu profonde sur des dizaines de mètres, et par conséquent d’une température idéale. La Spiaggia della Marchesa. Pas de vagues, un fond de sable, des rochers ça et là abritant de jolis poissons… Un paradis !

Plage Della Marchesa - Cassibile, Italie

Plage Della Marchesa – Cassibile, Italie

La Sicile n’est donc pas qu’un joli nom chantant et évocateur. C’est un véritable bijou d’histoire et de gastronomie, que j’ai la joie de pouvoir ajouter à mes carnets de voyages. Je reste cependant sur un petit goût d’inachevé, puisque nous n’avons pas eu l’occasion d’en découvrir tous les trésors : il nous reste encore à gravir l’Etna, visiter la ville de Ragusa, celle de Palerme ainsi que quelques villages de la côte Ouest, et puis bien sûr, de finir de goûter toutes les pâtisseries du Caffè Sicilia…

 

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24h à Zermatt

24 heures. C’est le nombre d’heures qu’il y a dans une journée. C’est aussi une série d’action à succès dont le héros s’appelle Jack Bauer. Mais c’est surtout le temps qu’a duré notre escapade à Zermatt. Est ce que c’était suffisant ? Non. Est-ce que c’était bien ? Oui. Est-ce qu’on y retournera ? Dix fois oui.

Dimanche – 10h30 environ : nous prenons la route direction la Suisse, pas affolés du retard que nous avons sur notre plan initial (Zermatt est à environ 2h de route de chez nous, et nous voulions y être vers 11h – 11h30. Voilà.)

12h58 : après des cols, des routes sinueuses, de l’autoroute, de l’autoroute en travaux et des petites routes pleines de petits ronds points, nous arrivons à Täsch (qui en fait se prononce teiche, même si on a très envie de dire tache). Nous attrapons au vol le train de 13h15 qui nous emmènera vers notre destination finale. Un train ?! Eh oui, pour aller Zermatt, il faut poser la voiture et finir en train, pas de véhicule à combustion dans le village !

13h30 : Zermatt en vue. J’ai hâte !
Comme vous l’aurez noté, nous sommes donc à pied. Pas ultra pratique pour rejoindre l’hôtel, même si nous ne sommes pas très chargés. Mais ce n’est pas un problème, car ici, il y a des taxis électriques partout ! Et notre hôtel nous a justement envoyé une petite navette pour nous récupérer à la gare. La classe. Nous voila donc à traverser un village ensoleillé, admirer les grands hôtels en bois ou façon Belle Époque, les géraniums éclatants à tous les balcons, confortablement installés dans une voiturette un peu cahotante. Le clou du spectacle : apercevoir le Cervin au détour d’un virage.

Le Cervin - Zermatt13h40 : nous débarquons devant le Cervo. Un superbe hôtel tout en bois et pierre, complexe de chalets modernes et luxueux, idéalement placé un peu en hauteur en dehors du centre village. On nous offre un petit verre de bienvenue sur la terrasse, histoire de faire le check in dans un endroit plus confortable que la réception (bien qu’elle soit très jolie aussi, la réception). Nous nous installons donc dehors, tables en bois, jolis coussins en feutrine dans un camaïeu de bruns et gris, pots de fleurs blanches séchées. Mais surtout, pleine vue sur le Cervin. J’ai du mal à en détacher mes yeux.

Hôtel Cervo - Zermatt14h et des brouettes : en attendant d’avoir notre chambre, nous redescendons à pied découvrir le village, et manger un gros bretzel. Je m’arrête à peu près 23 fois sur le trajet prendre la montagne en photo, les hôtels fleuris, tout ça. J’admire surtout le silence. Le bruit du vent, le chant des oiseaux, le bruissement d’une rivière qui coule en contre bas. Rien de plus. On ne connaît plus ce silence. On n’imagine pas à quel point les voitures sont une pollution sonore, jusqu’à ce que l’on expérimente une ville où il n’y en a pas du tout. J’apprécie donc d’autant plus la balade, qui nous mène tranquillement des hauteurs calmes vers le centre village beaucoup plus animé. La rue principale est bordée de boutiques et de restaurants, les touristes se baladent autant sur le trottoir que dans la rue, la plupart habillés en tenue de randonnée.
Parmi les grands bâtiments hôteliers, nous avons aussi le plaisir de découvrir d’authentiques et charmants petits chalets de montagne en vieux bois. Un plaisir à photographier.

Chalet de montagne - ZermattPetite pause dans un parc fleuri et aménagé avec de larges bancs en forme de vague, une invention géniale pour faire la sieste. On ferme les yeux au soleil, on profite de la chaleur. Les vacances, quoi.

15h40 : retour à l’hôtel. On a envie de se poser, et de se faire chouchouter un peu. On commence par découvrir la chambre, véritable havre de paix et de confort, avec moult surprises que je découvre comme une enfant : une boîte de chocolat, un petit seau de popcorn, des friandises, des bouteilles d’eau, un petit carnet et un stylo, autant de petites attentions qui nous attendent à notre arrivée. Il y a même une petite bougie parfumée que l’on peut allumer si l’on veut. J’adore les bougies.
Nous passons donc le reste de l’après midi entre la terrasse pour boire des cafés latte, le spa du chalet et la chambre. Y’a t il plus agréable que de passer une journée à lire dans une forêt d’oreillers moelleux et à prendre des bains aux sels relaxants ? Je ne crois pas.

Le Cervin - Zermatt18h30 environ : l’heure de l’apéro à sonné. Face au Matterhorn, on trinque au Spritz et au vin, se délectant de grosses olives charnues, de pop corn juste salé comme il faut et de petits mais grillés. La vie.
Puis nous filons manger au Cervo Puro, le restaurant de l’hôtel. Cuisine simple mais délicieuse, pleine de saveurs, petits amuses bouches faits maison et surtout, de la glace maisoooon ! Personnellement j’ai choisi amandes, et c’était genre, super bon.

Hôtel Cervo - ZermattLundi – 8h30 : s’éveiller et rêver de pouvoir emporter son oreiller dans la valise. Mais ça, c’était avant d’avoir vu le buffet du petit déjeuner. Des fruits frais, des muesli croustillants faits maison, des tonnes de pains et de viennoiseries différents, une immense carte d’œufs, de pancakes, de gaufres.. je mange pour 10 jours. Et j’aimerais que ce moment ne s’arrête jamais.
Mais il faut refermer la valise, dire adieu à notre jolie chambre et à sa vue splendide, regarder une dernière fois cet hôtel de rêve et monter dans la petite navette qui va nous ramener à la gare.
C’est avec regret, bien sûr, que nous faisons tout ça. Mais pas sans une pointe d’excitation non plus. Avant de quitter les montagnes Suisses pour retrouver les montagnes françaises, une dernière petite escapade nous attend.

Hôtel Cervo - Zermatt10h et quelques : nous retrouvons notre voiture à la gare, et quittons Täsch pour se rendre au petit village juste en dessous, quelques kilomètres en contrebas : Randa. C’est de la que peut partir le sentier de l’Europe, une longue balade de deux jours qui relie Zermatt à Grächen. Nous ne serons pas téméraires à ce point la cette fois ci : ce qui nous intéresse, c’est d’aller traverser le plus long pont suspendu du monde, inauguré l’année dernière. Le pont Charles Kuonen met dix minutes à se traverser, et surplombe une moraine dont le sol se trouve quelques 85m en dessous. La boucle fait un peu plus de 8km aller retour, de quoi se mettre en jambe tranquillement.

Village de Randa - Suisse10h50 : équipés en tenue de marche, nous traversons Randa en suivant les panneaux qui indiquent le sentier de l’Europe. Le village n’est peuplé que de petits chalets en bois noir, tous plus joliment fleuris les uns que les autres. Quant à ses rues pavées, elles sont abruptes, de quoi faire chauffer les cuisses immédiatement ! Nous quittons les habitations pour le sentier qui continue dans la forêt, et qui monte quasiment aussi raide que les rues du village… J’arrive quand même à relever la tête de temps en temps pour apercevoir les glaciers à travers les cimes des arbres. Puis enfin le replat tant attendu. Il nous mène en quelques foulées au bord du pont. Nous y sommes.

Pont Charles Kuonen - RandaPendant toute la montée, nous nous sommes demandés si nous allions oser traverser. Puis une fois devant, plus question de renoncer. La structure métallique est impressionnante, et les barrières sur les côtés suffisamment hautes pour que l’on ne craigne pas de tomber. Nous nous élançons donc, mains bien arrimées car la structure bouge comme si on était sur un bateau. Au final, c’est ça qui est plus impressionnant que la hauteur ou la longueur du pont ! L’expérience est chouette. Nous sommes tout fiers d’arriver de l’autre côté, et prenons le temps d’admirer le beau panorama avant d’entamer la descente.

Pont Charles Kuonen - Randa13h : Bye bye Randa, bye bye Zermatt. Nous quittons cette vallée sous un soleil chaud, ressourcés malgré la courte durée de notre séjour. Rarement un week end aura été aussi parfait de bout en bout ! Pas étonnant donc qu’apercevant encore presque le Cervin dans la rétroviseur, nous soyons déjà en train de nous imaginer revenir l’année prochaine… et toutes celles à venir !

 

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Breakfast in Vienna…

…And lunch, and coffee, and cake, and dinner ! Youh !

Bon rassurez vous, je ne suis pas devenue bilingual en un week end dans les contrées autrichiennes. Au pire j’ai pu apprendre que strasse en allemand et gasse en autrichien, bah c’est pareil. Mais je crois que je m’éloigne un peu du sujet principal. Bref. L’intro en anglais, c’est juste parce que ça sonne bien. Et parce que ça me permet de lancer avec classe l’un des éléments essentiels de ce week end : la bouuuffe ! La bouffe oui, cette passion qui unit bien des êtres humains sur cette terre.
Mais bon, il n’y a pas que ça à Vienne non plus hein. Il y a aussi beaucoup de jolis (et anciens) bâtiments, et beaucoup de lumières. C’est principalement ce que vous allez voir sur les photos qui suivent d’ailleurs.

Allez, c’est le moment de débuter cette #Viennastory : un vendredi de novembre, notre réveil a sonné à 5h (je dis notre parce qu’on était deux, avec ma copine). C’était dur. Mais c’était pour la bonne cause : un week end de 3 jours a Vienne, entre copines. Le rêve non ? Après un vol, matinal donc, au dessus de magnifiques monts enneigés, nous atterrissons dans un aéroport flambant neuf et plutôt classe. Un train un peu moins neuf et un peu moins classe (mais fort pratique) nous emmène dans le centre, sous un soleil joyeux. Le temps de poser nos bagages dans un appartement absolument magnifique (une de ces perles d’airbnb, aussi jolies en photo qu’en vrai, voire même encore plus), nous repartons à pied en direction du quartier de la gare et du Belvédère.

Si le quartier en soi n’a qu’un intérêt limité, il abrite en revanche cet oasis de beauté qu’est l’Hôtel Daniel et son restaurant le Daniel Bakery. À nous le bruuuunch et la pause bien méritée après une matinée mouvementée…

Hotel Daniel - Daniel BakeryHotel Daniel - Daniel Bakery

Daniel Bakery

L’estomac un peu trop plein, mais heureuses (manger rend toujours heureux hein, c’est bien connu), nous repartons de notre havre de paix pour aller découvrir le centre ville et son effervescence incessante. Le soleil brille encore haut, les visiteurs se pressent, le nez en l’air et des paquets aux bras. Des hommes en costumes moirés et bottes de cuir nous alpaguent à la sortie du métro pour nous vendre un opéra. Ça pourrait être sympa en effet ! Mais spoiler : nous n’irons pas. Non, nous allons pour l’instant nous contenter de marcher bras dessus bras dessous, se laissant porter par le flot des marcheurs et la vie palpitante de ces vitrines lumineuses et brillantes. Et surtout, surtout, admirer les bâtiments tous plus wahou les uns que les autres (wahou est un adjectif nul, je vous l’accorde, mais il est plutôt explicite non ?). On flâne, on fait quelques boutiques, on bifurque dans des petites rues adjacentes à l’avenue principale, et ce jusqu’à Karl’s Platz, la fameuse, la grande.

VienneVienneNotre balade nous emmène jusqu’à la bibliothèque nationale, que nous décidons de visiter après avoir profité un peu de la douce chaleur du soleil d’automne.

Ce lieu est magique, silencieux, chargé d’histoire. Un coup de coeur !

Bibliothèque de VienneBibliothèque de VienneUn peu fatiguées par cette première journée plutôt intense, nous reprenons le chemin de l’appartement dans une Vienne illuminée et éblouissante (Vienne la nuit ça vaut mille fois le détour !)

Rue de VienneNous atterrissons dans un petit restaurant de quartier qui ne paye pas de mine mais où l’on mange bien. Puis l’heure est au repos : demain est une encore une grande journée.

Samedi matin. Réveillées par un jour clair et lumineux dans notre appartement d’architecte, nous nous préparons et partons prendre le petit déjeuner dans un joli café en bas de l’immeuble : le Budapest Bistro. Joli endroit repéré la veille, avec une carte de petit déjeuner fort alléchante, mais un accueil un peu froid. Dommage !

Nous prenons ensuite la direction du Naschmarkt, un marché permanent qui ressemble a de jolies Halles à l’ancienne, rassemblant à la fois des étals de fruits, légumes, viande, pain… Mais aussi de sympathiques petits restaurants. Bon évidemment l’endroit est très touristique et assez dense ! Il constitue néanmoins une petite balade sympa à faire (de préférence le ventre vide pour pouvoir s’y arrêter… On le saura pour la prochaine fois !)

Naschmarkt - VienneNaschmarkt - VienneToujours à pied, on continue notre balade jusqu’à Karl’s Platz, puis nous atterrissons au Palmenhaus, cette grande verrière rétro au milieu du quartier des musées. D’un côté, elle fait café brasserie, et de l’autre, c’est une palmeraie abritant des rares espèces de papillons. La visite était plutôt marrante, et très humide ! Assez dépaysant…

Palmenhaus - ViennePalmenhaus - VienneN’ayant toujours pas faim, nous décidons de partir à la découverte de la vieille ville, avec ses petites rues et ses vieilles boutiques (dont la papeterie / boutique de souvenirs Papierhaus A. Katzer dans laquelle on peut me perdre aisément quelques heures).
Puis nous traversons le canal du Danube pour aller vers le quartier du Prater. On a repéré le Supersense, un resto boutique spécialisé dans les vieux Polaroïds, les vieux vinyles, les vieux trucs cool quoi. C’est notamment là qu’on peut se faire tirer le portait en pola géant, avec d’authentiques appareils photo du début du siècle… Dingue non ?! J’avoue, on a hésité un moment, mais on a finalement décidé de ne pas le faire. Ca aurait quand même été un sacré souvenir ! En tout cas, entre ça et le repas absolument délicieux pour un prix carrément abordable, c’est une étape absolument indispensable de tout passage à Vienne !

Le Supersense - VienneLe Supersense - Vienne

Supersense

À regret, nous quittons cette chouette adresse et revenons dans le centre et son effervescence de fin d’après midi. Plus par gourmandise et curiosité que par réelle faim, nous cherchons un “café viennois” pour prendre un vrai goûter typique, avec tout ce qu’il peut avoir de kitsch. Nous arrêtons notre choix sur le Café Central, et son portier en livrée à l’ancienne. A l’intérieur, des vieilles banquettes, des tables en bois ciré, des lustres à globe, des grands tableaux et un choix de pâtisseries toutes plus épaisses et gourmandes les unes que les autres. L’ambiance est étrangement calme et feutrée, malgré le monde (toutes les tables sont prises, il y a la queue pour rentrer et un serveur nous place). On est bien loin des endroits à la fois modernes et vintage visités jusqu’à présent, mais le charme désuet de cette grande brasserie a nappes blanches est quand même agréable. Ça vaut un petit détour !

Café Central - Vienne

Café Central

Le soir, nous avons prévu d’aller manger au Motto, un bar restaurant carrément cool et tendance repéré avant notre départ. Chance, il se trouve à 100m de notre appartement (si ça c’est pas le destin…)

Il est 20h. Derrière une porte en métal aveugle et très discrète, nous pénétrons dans un monde fait de fumée, de plantes vertes et de musique ambiançante. Les banquettes sont en velours d’un profond vert émeraude, les murs en béton brut, et il y a des lampes en néon fluo derrière le bar qui participent à l’ambiance fun et rétro de ce lieu si atypique et terriblement cool. Nous prenons un mojito en attendant que notre table soit prête. Le repas est vraiment délicieux. C’est un peu cher, certes, mais franchement, ça vaut le coup.

Dimanche matin. Histoire de ne pas être réveillées à l’aube par l’aveuglante lumière des grandes fenêtres de notre chambre d’architecte, nous avons tout calfeutré avec des coussins, des couvertures et des pulls. C’est un peu camping, mais ça fonctionne ! Nous nous levons donc tranquillement, prenons le petit dej à l’appart avec des restes de brioche achetée la veille, puis nous filons prendre le métro direction le château de Schönbrunn.
Il fait tout gris, il y a du brouillard. C’est pas risou risou.
Sinon l’enceinte du château est immense. Nous la longeons un bon moment avant d’enfin arriver devant l’entrée ! Dans la cour, où le nombre de touristes est déjà impressionant, nous voyons s’activer les préparatifs du marché de Noël qui débutera dans quelques jours. Nous optons pour la visite basique, et partons à la découverte de ce gros bâtiment jaune. Nous traversons des dizaines de pièces meublées selon le style de l’époque, apprenons quelques bribes de détail sur la vie de la famille impériale. C’est plutôt amusant ! Et un peu impressionnant aussi il faut l’avouer, la bâtisse est vraiment immense…

Chateau de SchönbrunnNous décidons de faire un tour dans les jardins, qui sans surprise sont à la mesure du château. Des allées s’étendent à perte de vue à droite et à gauche, et on y voit pas mal de joggers venir faire leur tour matinal. Dommage que nous soyons en novembre, car tout est un peu triste et déplumé. Adieu les plates-bandes de fleurs et les jolies couleurs ! Cela ne nous empêche quand même pas d’aller visiter les labyrinthes (hihi).

Nous repartons sous un ciel qui se déchire pour laisser apparaitre quelques rayons de soleil. Enfin ! Il est presque 13h, la faim se fait sentir. Nous repassons en vitesse à l’appartement récupérer nos sacs, puis nous nous dépêchons de retourner en centre ville pour trouver un endroit où déjeuner. La veille, nous avions repéré le resto de Jaimie Oliver et sa façade pleine d’ampoules (#passion), alors nous tentons. Chance, ils nous trouvent un coin de table, alors même que nous n’avions pas réservé. J’y mange un burger à tomber par terre. Et je vais faire pipi dans les toilettes les plus cool que j’ai jamais vues. Donc franchement, Jaimie’s Italian 10/10 !

Jaimie's Italian VienneJe ne m’étendrai pas outre mesure sur le reste de l’après midi, étant donné que nous avons surtout erré avec nos sacs dans la ville, avant d’atterrir dans un autre café Viennois, le Café Diglas, plus confiné que le café Central, avec plein de banquettes rouges et des abat-jour en forme de tutu (old-school mais cool). Les serveurs étaient plutôt sympa jusqu’à ce qu’ils comprennent qu’on allait traîner là un certain temps avec seulement un thé et un latte macchiato. Du coup on est parties.

Vous saurez donc, si vous allez à Vienne, que l’aéroport est doté de trucs vachement cool quand on doit attendre son avion pendant 15 ans. Genre des banquettes tellement larges et longues qu’on peut carrément s’allonger dessus de tout son long et chiller en regardant passer les gens qui courent dans l’aéroport. C’est plutôt chouette. Surtout quand on vient de passer 2 jours dans cette capitale pleine de surprises, à mi-chemin entre tradition, kitsch et mainstream.

VienneAuf Wiedersehen Wien !

New-York my love

Encore ?! me direz-vous.

Eh oui. Encore.

New-York et moi, c’est une grande histoire d’amour. Elle a commencée en février 2014, quand je me suis émerveillée devant la boutique M&M’s, que j’ai plongé longuement dans les œuvres majestueuses du MoMa et que j’ai vécu une semaine au rythme magique et effréné de cette ville qui ne dort jamais.

Ça ne s’est pas arrêté depuis.

Mais comme toutes les relations longue distance, elles tiennent un peu et puis vient le moment où il faut raviver la flamme. Ma dernière escale dans la grosse pomme datant de mai 2014, il était donc grand temps de souffler sur les braises. Grand, grand temps.

Et que dire alors de cette (re)découverte ? New-York a-t-elle changée ? Ou peut-être est-ce moi… ? Non. Non, rien n’a changé. Tout est aussi magique, superbe, surprenant, fatiguant, amusant… Et la nouveauté est toujours au rendez-vous.

DSC_0998_RMon crew dans Harlem.

Premier matin, on se réveille au coeur d’Harlem et on parcourt le quartier à la recherche d’une église pour assister à une messe Gospel. Notre perle se trouve juste au bout de notre rue, une belle église hispano-américaine. Nous choisissons le service en anglais, histoire de pouvoir comprendre le minimum, et nous atterrissons dans un monde à la spiritualité joyeuse, où la chaleur et les bons sentiments transcendent l’assemblée et dépassent de loin les frontières.

Nous traversons Central Park de haut en bas. C’est chouette mais c’est long.

Nous nous perdons dans une foule impressionnante massée devant les illuminations du Disney Store de la 5e Avenue. Et autant dire que même à 23 ans ça fait rêver.

Puis un autre jour, nous faisons du patin au milieu du village de Noël de Bryant Park, en écoutant des chansons de Noël jazzy.

Puis un autre jour, nous buvons un peu trop de margharitas dans un bar mexicain d’Harlem, et rentrons sous la pluie tels des Marie Poppins hilares et éméchées.

Nous découvrons le quartier tellement cool de DUMBO, et sa vue à couper le souffle sur les ponts de Brooklyn et Manhattan.

Nous mangeons, mangeons, mangeons tellement. Harlem Shake, Clinton St. Baking Company, Levain Bakery… Et les caramel macchiato du Starbucks, et la pâte à cookie crue de , et les brunchs maison, et les queues de Homard à 5$ (oui oui !)

Désormais, les rues de brique scintillantes de Soho n’ont plus de secret pour moi, tout comme les lignes de métro 2 et 3 (même à 8 cerveaux il nous aura quand même fallu un certain temps avant de comprendre le fonctionnement des trains locaux et express…)

J’ai retrouvé avec un bonheur intact le Chelsea Market, le Musée d’Histoire Naturelle, la High Line, la Statue de la Liberté, les rues foisonnantes de Chinatown.

J’ai dépensé bien trop de dollars dans des carnets Rifle Paper Co. et des bougies parfumées.

Mais je suis revenue la tête débordant de souvenirs, les yeux remplis de merveilles, avec l’expérience joyeuse et bordélique d’une semaine de colocation à 8 et une seule envie : y retourner le plus vite possible.

26178813_10215320810839912_360639595_o5th Avenue. 

26237942_10215320809559880_2135946530_o5th Avenue.

26179367_10215320807679833_364093046_o5th Avenue.

26177741_10215320810439902_1477543180_oHarlem.

26177440_10215320801359675_1649306671_oHarlem.

26179049_10215320809479878_1299072601_oWall Street.

26235761_10215320803399726_1366526618_oUpper West Side.

26178402_10215320802879713_335681858_oBrooklyn Bridge.

26235654_10215320801399676_562603245_oChinatown.

26178724_10215320800959665_244806903_oChinatown.

26145609_10215320802439702_2070365086_oChinatown.

26194753_10215320804159745_494828576_oSomewhere in New-York.

 

 

Mariah Carey – All I want for Christmas is you

Benvinguts a Mallorca

Les îles Baléares… Une combinaison de mots si délicate qu’elle laisse rêveur, à moins que ce ne soit les images de sable clair et d’eau teintée de camaïeux turquoise que l’on y associe… Il ne nous en faut pas plus pour choisir Majorque comme destination pour notre pause soleil du printemps. Une escapade en pleine mer Méditerranée, là où l’on est à peu près sûr de trouver de la chaleur et de la bonne humeur, le tout pour pas trop cher et pas trop loin !

Alors, que faire à Majorque ? Spoiler : visiter des criques paradisiaques…  Mais pas que !

  1. Arriver tranquille

On descend de l’avion cueilli par un beau soleil de fin de journée, des palmiers trainent un peu partout, ça sent bon les vacances ! La voiture de location récupérée (indispensable pour profiter pleinement du charme de l’île), nous filons direction le nord pour retrouver notre hôtel situé à Platja de Muro.

Bon, autant vous le dire tout de suite, le quartier en lui-même a zéro intérêt. C’est une longue avenue presque en front de mer, bordée de vieilles boutiques de souvenirs et de restaus à fritures tous plus pourris les uns que les autres, le truc ultra touristique et sans charme. L’hôtel par contre est top : moderne, joli, une graaande piscine avec lignes de nage dans la cour intérieure du bâtiment, et un super restaurant qui propose un buffet à volonté le soir… Autant vous dire qu’on n’a pas cherché plus loin !

  1. Découvrir des criques de cartes postales

Bien entendu, c’est l’un des attraits majeurs de l’île. Alors j’en parle parce que c’est du classique, mais au risque de vous décevoir… Si on a passé une demie journée à la plage sur l’ensemble du séjour, c’est le bout du monde ! L’envie de barouder était trop forte… Mais j’y reviendrai 😉

Notre première rencontre avec l’eau turquoise qui fait rêver se fait à la Cala Figuera, une crique juste en dessous du Cap de Formentor (joli point de vue, soit dit en passant). La plage est en gros galets (pas top pour poser ses fesses durablement) mais l’endroit est vraiment joli. En prime, vous avez une petite chèvre sauvage qui vient renifler votre sac et essayer de voler vos Bensimon (et là vous pensez très fort à Ted et the goat dans HIMYM, et vous lui dites gentiment de dégager).

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Cap de Formentor

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Cap de Formentor

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Cap de Formentor

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Cala Figuera

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Cala Figuera

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Cala Figuera

L’autre petit coin de paradis que nous investissons le deuxième jour est la Cala Mitjana, une crique accolée à une grande propriété d’un monsieur très riche. Il faut s’accrocher pour la trouver et y accéder, mais une fois qu’on a nos orteils dans ce sable blanc tout fin… Ça vaut toutes les marches par un soleil de plomb.

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Cala Mitjana

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Le long de la route de la Cala Mitjana

  1. Rouler sur des routes pittoresques

Sorti de la quasi unique autoroute qui relie le sud-ouest de l’île au nord-est, Majorque est traversée d’une multitude de petites routes toutes plus belles les unes que les autres. Tantôt bordées de champs blonds, tantôt de petits arbres plantés dans une terre ocre. Des murs en pierres sèches et claires délimitent les terrains, parfois il y a aussi des palmiers, des pins, des moulins.

Pour ceux qui ne craignent pas les routes sinueuses, le nord-ouest de l’île abrite la Serra de Tramuntana, le principal massif montagneux de Majorque. Il y a de quoi se perdre dans les virages en épingle, les terrasses d’oliviers, les cols et les forêts, mais ça vaut cent fois le détour ! On roule les fenêtres ouvertes, ça sent le vent et les pins, on croise des lacs de montagne et des miradors magnifiques, c’est l’aventure quoi 🙂

Mirador

Mirador sur la route de la Serra de Tramuntana

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Route du col de Soller

  1. Visiter des villages mignons

Ça va un peu avec les routes de campagne trop choupi. Majorque regorge de petits villages en pierres dorées, rues pavées, églises travaillées, et ça, c’est pas pour me déplaire !

A quelques encablures de notre hôtel se trouve le village fortifié d’Alcùdia, une petite merveille traversée de rues étroites, aux maisons claires et bordées de plantes, une longue rue commerçante offrant quelques restaurants familiaux et de belles boutiques. On en profite également pour acheter de la Flor de Sal d’Es Trenc aromatisée citron lavande (miam !), pour se balader sur les remparts et admirer les toits de la ville… Une bonne petite trouvaille quoi !

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Alcùdia

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Alcùdia

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Alcùdia

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Alcùdia

Lors de notre escapade en perdition sur les routes du sud, nous traversons (entre autres) le village de Ses Salines. Des petites terrasses et jolies bodegas m’attirent l’œil, mais malgré mon irrésistible regard de chien battu disant “s’il te plaiiit, arrête-toi là que nous mangions une glace dans ces endroits trop beaux et bien décorés”, je n’obtiens pas gain de cause. Du moins pour l’instant…

Le programme, c’est d’abord de retrouver le bourg de la Cala d’Or, qui contrairement à ce que son nom laisserait penser n’abrite que des bâtisses toutes blanches ! On se promène dans des petites rues pleines de boutiques de souvenirs et de restaurants du monde entier… C’est si calme en cette saison ! Mais c’est plutôt agréable. Je m’extasie devant d’énormes cygnes et flamants roses gonflables, puis nous reprenons les routes de campagne pour rejoindre l’hôtel.

Côté nord-ouest, c’est le village de Fornalutx qui attise ma curiosité, celui-ci s’auto proclamant plus beau village d’Espagne. Je demande à voir ! C’est ainsi que nous nous retrouvons à sillonner le col de Soller avec ses épingles à faire frémir Sébastien Loeb et ses cyclistes relous venus se faire mal aux cuisses en vue de l’Ironman organisé sur l’île le 13 mai… Nous nous arrêtons d’abord à Soller, dont l’attrait principal est sa belle cathédrale et son petit tramway à l’ancienne. Une jolie place et une rue commerçante donnent au village une âme conviviale, mais nous ne nous y attardons pas… Nous préférons rejoindre le port de Soller, qui se trouve à quelques kilomètres en contrebas, et qui est lui vraiment agréable ! De jolis restaurants, quelques collines environnantes et une grande plage… De quoi faire une sympathique balade !

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Cathédrale de Soller

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Tramway de Soller

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Port de Soller

Quelques virages plus haut puis quelques virages plus bas (quand je vous dis que c’est vallonné) nous atterrissons à Fornalutx (ou Forlanutx pour ceux qui ont un peu du mal à le prononcer du premier coup). Je fonds littéralement devant ses moult escaliers en pierre, ses rues toutes plus étroites et pleines de plantes les unes que les autres et sa belle lumière dorée du soleil de 16h. C’est aussi adorable que je m’y attendais !

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Fornalutx

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Fornalutx

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Fornalutx

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Fornalutx

  1. Manger dans des supers restaurants

Si on a préféré jouer la sécurité et profiter du buffet de l’hôtel le soir, on voulait quand même se faire plaisir le midi, et découvrir des endroits un peu typiques. Mon œil ayant été accroché par les belles devantures de Ses Salines, j’ai fait quelques recherches pour tomber sur le Cassai Grand Café and Restaurant, un bar restau à la décoration juste magique, avec petite cour intérieure, carte alléchante et prix plus que corrects… On n’a pas été déçu ! Un service impeccable, une ambiance ensoleillée et agréable à coup de playlist bien chillout, et bien sûr des plats délicieux, entre jambon serrano ultra fin, tartare de thon bien relevé et salade aux grosses gambas citronnées… Sans oublier le petit gâteau aux amandes, dessert typique de Mallorca ! Une adresse à conserver bien précieusement.

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Cassai Grand Café and Restaurant

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Cassai Grand Café and Restaurant

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Cassai Grand Café and Restaurant

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Cassai Grand Café and Restaurant

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Cassai Grand Café and Restaurant

La seconde bonne surprise gastronomique, c’est au port de Soller que nous la trouvons. Après avoir arpenté toutes les terrasses en décortiquant les menus et en analysant d’un œil discret les assiettes des clients, nous décidons de tenter l’expérience Ca’n Quiros. On a eu du nez ! Que ce soit le gaspacho bien frais, les filets de dorade au feu de bois ou les pinxets d’une agréable finesse, tout nous ravi sur ce coin de port bercé par les bateaux qui clapotent.

  1. Faire du shopping à Palma

Ou déjà juste se balader dans les rues étroites et colorées, lever la tête vers les balcons et le linge qui sèche, profiter de l’ombre fraîche des maisons silencieuses. Palma est une grande ville, avec son centre historique tournant autour de sa magnifique cathédrale et faisant face au littoral. Une ville au folklore typiquement espagnol, avec des arbres feuillus, des pavés et des ruelles… Tout ce qu’on aime quoi !

En prime, on peut même aller faire un (ou plusieurs, soyons fous) tours à Zara, et ça, ça fait toujours plaisir.

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Cathédrale de Palma

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Cathédrale de Palma

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Rue de Palma

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Rue de Palma

Pour les plus intrépides (ou ceux qui n’ont jamais vraiment cessé d’avoir 18 ans dans leur tête), il y a aussi la possibilité de pousser une vingtaine de kilomètres plus loin, jusqu’à la débauche de Magaluf. Un front de mer plutôt agréable, un super Boardriders shop, mais surtout beaucoup de bars. Beaucoup beaucoup. Et des tatoueurs, des magasins de souvenirs vendant des merdouilles et des zizis en plastique, de quoi se payer une bonne tranche de rire gras et d’humour pipi caca bite avec ses vieux potes de fac (ou avec son amoureux-se, chacun son style…)

  1. Se faire arnaquer comme de vrais touristes

Certains diront que de vraies bonnes vacances ne sont pas de vraies bonnes vacances si on ne se fait pas avoir à un moment ou à un autre (ayant un jour douloureux payé 21€ une sangria sur les Ramblas de Barcelone, je sais de quoi je parle). C’est ainsi que tout naïvement, guidés par notre estomac aux abois et notre envie de tâter la couleur locale, nous prenons place sur une petite terrasse à la décoration vive. Ambiance place calme et ombragée, ardoise de tapas et mosaïques : c’est l’ES3 bar.

L’humeur de la serveuse (aussi gaie que si elle venait de se planter un clou dans le pied) aurait déjà dû nous alerter sur la qualité du boui boui. Pas découragés, nous commandons non pas trois, ni quatre mais cinq tapas à se partager. Que n’avions-nous pas fait là… Nous attendions des albondigas, nous avons de grosses boulettes indéchiffrables au savoureux goût cantine du collège. Les gambas à l’ail ? De vulgaires crevettes grisâtres à peine cuites baignant dans l’huile. Du jambon trop épais, une part de tortilla et du houmous pas pires mais pas exceptionnels non plus… Le tout pour la modique somme de… 45€ !

Si on ajoute à ça les cookies à 10€ de l’aéroport (ouch) et la sangria d’il y a trois ans, on obtient comme morale : NE JAMAIS ACHETER QUELQUE CHOSE SANS REGARDER LE PRIX AVANT. Voilà.

 

Bon, évidemment, c’est un peu cruel de terminer cet article sur une note aussi piquante (ahah le mauvais jeu de mot. Vous l’avez ?) parce que bon, Majorque c’est quand même super cool, et on a bien l’intention d’y retourner un jour pour terminer notre exploration. Et vous, ça vous tente ?

PS : pour les ignares comme nous, Benvinguts (ou Béé-vin-gu pour la dame du GPS) n’est pas une autre manière de dire “Bienvenue” en Allemand (on sait tous que c’est Willkommen, hein). Non, ça veut dire bienvenue en Catalan. De rien.

Travel Report #7 : Norvège (part 1)

Vi sees snart… Ainsi clôturai-je ma dernière diatribe sur la chaleur exotique et colorée du Sri Lanka, vous laissant à coup sûr frétillants d’impatience à l’idée de découvrir le sens de ces étranges mots (les plus pragmatiques n’ayant pas attendu tous ces mois pour le taper dans Google Trad.)

Eh bien nous y sommes ! C’est en Norvège que m’a donc porté ma nouvelle envie de voyage, ou plutôt conduit, car je m’y suis rendue… en van. Comprendre : j’ai loué un van à Annecy, je l’ai chargé à Chamonix, et je m’en suis allée tranquillou bilou jusqu’à Hirtshals (Cf : pointe nord du Danemark), en traversant la Suisse, puis l’Allemagne, à savoir quelques 1593 petits kilomètres de trajet.

Je ne m’étendrai pas trop sur la campagne un peu grise et paradoxalement industrielle de la Suisse, ni sur les autoroutes affreuses et pleines de travaux mal indiqués de l’Allemagne. Sans parler des aires de repos, dont l’offre culinaire se résume à de grosses saucisses accompagnées d’un morceau de pain. Tout en simplicité quoi.
Première nuit un peu fastidieuse près d’Hanovre, rythmée par le bruit des camions et de l’autoroute, ambiance parking crade et caravanes abandonnées. Du PUR bonheur. Autant dire qu’on a pas trainé le lendemain matin, pas mécontents de passer au Danemark ! Ici, la campagne est tout de suite beaucoup plus bucolique, des couleurs pastelles, des petits vallons décorés par une ferme ou une église, des champs verts ou jaunes, un ciel bleu strié de quelques nuages épars. J’aime bien.
On arrive à Hirtshals dans l’après-midi, soit un peu tôt pour notre ferry qui est à 20h45. On patiente devant la grille du port en regardant le premier épisode de Vikings, histoire de se mettre dans l’ambiance.

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Tarmac du port – Hirtshals

La traversée passe assez vite, trois petites heures, tout confort. Je me caille le c** parce que j’ai voulu faire ma ouf en restant en short, mais dans le bateau le chauffage n’est pas aussi efficace que dans le van. Puis enfin, la consécration : nous arrivons à Kristiansand. Norvège, nous voilà.

 

Jour 1 : Kristiansand – Mandal – Voll
N’ayant pas repéré de spot sympa aux alentours du port de Kristiansand, on décide de rouler jusqu’à Mandal, un petit village de pêcheurs un peu plus loin sur la côte. Si on trouve un coin cool avant, tant mieux, sinon, on dormira là bas. Bon, certes, il fait nuit, mais j’aperçois déjà dans la pénombre des petites maisons en bois rouge au bord de petits lacs, je suis toute émoustillée. Ce sera la seule fois où on roulera de nuit, et c’est franchement pas désagréable : la route est nickel, éclairée comme en ville, et surtout, il n’y a per-sonne. Le rêve !
Bon, vous vous en doutiez, on finit par arriver à Mandal. Il est presque 1h du matin, mais l’excitation nous a redonné un coup de pêche. Malgré la nuit, le village est hyper accueillant, les maisons et magasins sont tous en bois blanc, et tous illuminés ! Vitrines ou devantures, on se croirait presque à Noël. En tout cas, ça nous plait. On suit le GPS qui nous emmène dans un dédale de rues, jusqu’à ce qu’on arrive sur un parking goudronné face à la mer, entouré de quelques petits immeubles jolis et modernes. Là, je crois qu’on est en place.

Le réveil sous la pluie le lendemain ne nous désespère pas, la météo indique plutôt du soleil pour les prochains jours, on table donc sur une averse passagère. Et puis on vient de passer la nuit bercé par le bruit des vagues, on va pas non plus se plaindre !
Avant de prendre la route, nous nous arrêtons dans le centre du village, histoire de visiter un minimum. Pas déçus ! Les maisons sont hyper jolies, et puis il y a plein de boutiques à tomber, remplies de mobilier et déco à la scandinave… Heureusement que j’ai la voix de la sagesse avec moi. Et puis dommage qu’il ne fasse pas hyper beau et surtout que ce soit l’intersaison, car avec du soleil et plus de monde, on serait sûrement resté un peu plus ! On repart donc en suivant l’E39 qui longe la côte sud, en direction de Stavanger. Le temps est encore gris, mais au moins, il ne pleut plus !

On croise quelques lacs, quelques villages qui ressemblent plus à des hameaux, mais surtout, beaucoup d’exploitations agricoles ! Il y a des moutons partout, on se croirait en Irlande. Et puis il y a peu de reliefs, du moins les montagnes ne sont pas hautes. Et elles sont très arides, très caillouteuses. Nous qui nous attendions à de grandes forêts de sapins partout… Bon, pas de panique, la route est quand même belle. Ca tourne, ça monte, ça descend, il y a quelques tunnels, et il y a des fjords ! Le moins qu’on puisse dire, c’est qu’on ne s’ennuie pas.

Une bonne heure après Mandal, on fait un stop à Flekkefjord, autre village de pêcheurs recommandé par le Routard. Très mimi lui aussi, toujours ces bâtisses blanches en bois, aux façades un peu travaillées. Mérite un petit arrêt, en effet ! Et puis nous avons l’immense et agréable surprise d’y trouver sur le port un petit espace dédié aux touristes, avec douches, toilettes et wifi gratuit. Le tout évidemment ultra propre hein, on est Norvège, faut pas déconner. Ni une ni deux, on fait un aller retour au van prendre de quoi se laver, on va pas gâcher une telle occasion !
Une douche chaude plus tard, on repart flanqués d’un petit sourire satisfait. Un petit tour au supermarché Kiwi pour s’acheter du saumon frais, et nous pouvons continuer. J’avoue que le petit saumon grillé mangé au bord du fjord 45 minutes plus tard passe très, très bien.

jour1_repas_fjordLe coin que nous avons repéré pour dormir ce soir se trouve une trentaine de kilomètres avant Stavanger, tout au bord de la mer. Nous bifurquons donc de l’E39 pour rejoindre la route qui longe vraiment la côte, histoire de changer un peu de décor. Un peu sauvage d’abord, le paysage évolue pour devenir très agricole. Un peu trop même, jusque dans l’odeur. J’ai beau aimer le terroir, j’avoue que la crotte de mouton ça peut vite prendre à la gorge. En bref, ça pue quoi. La traversée des champs va donc paraître un peu longuette, même si, faut pas chipoter, l’endroit est joli. Et puis le ciel se dégage enfin ! Et puis on aperçoit la mer au loin ! Ca fait beaucoup d’émotion à gérer d’un coup…

A quelques 6 kilomètres de notre point de chute, l’ordinateur de bord nous demande de vérifier la pression du pneu arrière gauche. “Merde alors, le mec ne l’a pas fait avant de partir ! Ce sagouin”, pensons-nous. On verra demain. Le point de chute en question, c’est un petit parking de pêche en terre battue tout riquiqui, en contrebas de la route. On y descend, trop heureux de ce spot qui domine la mer, et sur lequel nous sommes absolument seuls. Bon, il y a du vent. Beaucoup. Mais c’est canon. Beaucoup. On se balade un peu sur la plage, et remontons pour profiter un peu du van, se mater un bout de série en regardant dehors et en se disant qu’on a trop de chance et… Putain je crois que y’a un autre van qui arrive. Le con !

Là, on est dégouté. Le mec se met devant nous de l’autre côté du parking, on voit qu’il essaye de faire ça bien pour trop nous gêner. Bon. Sur ce, n’ayant pas encore digéré notre énervement, un deuxième arrive. Un camping car cette fois. Et allemand en plus ! Bordel. Et puis alors là, tranquille, le mec se pose devant nous, en travers, nous cachant toute la vue. A l’aise papy.
Résistant à l’envie d’aller lui expliquer les règles de base du respect de la vie en communauté (et me rappelant qu’à part Guten tag et Danke schön je ne sais pas dire grand chose en allemand), on opte pour reculer le van de quelques mètres, nous permettant ainsi de jouir d’une vue un peu plus dégagée sur le panorama qui n’est pas des plus désagréables.

Un peu plus tard, d’autres vans et camping cars viendront, certains repartiront (dont l’allemand relou, qui n’était en fait venu que pour voir le beau coucher de soleil – Cimer) mais nous déciderons de ne plus y prêter attention (trop de poésie dans cette phrase).

On aura aussi la chance de voir une lune énorme et très jaune se lever au dessus des champs. J’aurais adoré pouvoir en garder la trace en photo, mais mes 57 essais sont restés vains, mon matériel n’étant certainement pas assez sophistiqué pour réaliser un tel cliché.

 

Jour 2 : Voll – Preikestolen – Ardal
Nuit pas trop mal, malgré le bruit du ressac qui faisait un peu essorage de machine à laver permanent. Bon au moins, t’entends pas les voisins. Fraicheur relative, le plus gênant étant sans doute l’humidité (qui du coup donne l’impression que t’as froid).
On déjeune face à l’immensité de l’océan, on fait même pipi sur nos toilettes chimiques face à l’immensité de l’océan. Quel luxe. Puis on lève le camp, l’objectif de la journée étant d’arriver assez tôt à Preikestolen pour monter voir le rocher de la Chaire, afin de profiter du temps splendide. On décide du coup de zapper Stavanger (qui paraît-il vaut quand même le détour… tant pis !)

On a pas fait 3 mètres avec le van que chéri me dit : “on a crevé”. “Non, c’est pas possible”. “Si, je te jure”. “Putain, putain”. On rejoint la route, puis roulons à 40, en pestant. Ni lui ni moi n’avons jamais crevé, et il faut que ça nous arrive au fin fond de la campagne norvégienne, un dimanche. Oui parce que sinon, ce serait pas drôle. Et puis c’est pas comme si c’était le deuxième jour du voyage quoi.
On rejoint donc péniblement la première station service du coin, un peu dépité. Là, chéri confirme son diagnostic. Il faut prendre les choses en main. J’appelle l’assistance, il appelle le mec de l’agence de loc et va voir les gens de la station service. Résultat :
– La meuf de l’assistance me dit que ça prendrait beaucoup (trop) de temps qu’ils prennent en charge le truc, le temps de faire venir quelqu’un, et qu’il vaut donc mieux qu’on trouve nous de quoi se faire dépanner sur place. Topitop.
– Le mec de l’agence nous dit que c’est balo parce qu’en plus y’a pas d’outils dans le van pour changer la roue (oui parce qu’on a une roue de secours quand même) mais espère que tout va bien pour nous.
– La meuf de la station service nous dit que c’est dimanche et qu’on trouvera rien pour se faire dépanner, MAIS que des gonz doivent passer vers 12h et qu’ils pourront sûrement nous aider. Génioul.

Pas trop plus avancés, on se demande quoi faire et râlons beaucoup. Puis je regarde dans le manuel du van, sait-on jamais. Et là BINGO ! Il a une mallette d’outils cachée dans le coffre (ce qui paraît somme toute logique, vu qu’il y a une roue de secours. Mais bon.) Ni une ni trois, on sort l’intégralité de nos affaires sur le parking, rien à foutre. La mallette contient un cric, une clé… Tout ce qu’il faut quoi ! Habité par la joie et la détermination, chéri monte le van sur le cric et commence à déboulonner la roue. Un, deux, trois, quatre boulons… Et le cinquième qui ne veut pas venir. Mais genre pas du tout du tout. On s’y met à deux, on s’y met à pieds joints, on s’y met en riant jaune de désespoir, rien à faire. Genre le sort est contre nous. Genre on a pas été assez gentils quoi.
On retourne à la boutique, la fille nous dit que finalement les gonz ne seront là qu’à 15h (tu te foutrais pas un peu de notre gueule toi par hasard ?), on veut acheter une autre clé, mais la seule taille qui manque, c’est celle qu’il nous faut… Je commence à détester cette journée.

jour2_galere_parkingPuis après moults essais ratés appuyant toujours plus fort sur notre impuissance, nous décidons de tout remballer et d’aller dans une autre station service. Nous ne sommes qu’à quelques kilomètres de Kleppe, qui en compte trois ou quatre. Les deux premières sont trop riquiqui, mais la troisième nous paraît pas mal. Je file à la boutique demander de l’aide et là miracle ! Je tombe sur un jeune super gentil qui prend direct son téléphone pour appeler une dépanneuse à Stavanger, et qui en attendant nous prête une clé. Comme quoi la bonne volonté parfois peut suffire à vous sauver un dimanche ! Il vient même avec moi jusqu’au van voir de quoi il en retourne.
Nous n’avons pas encore pris une décision concernant la dépanneuse (qui coûte bonbon) qu’une voiture débarque avec deux mecs baraqués dedans – les copains du jeune. On n’a jamais su si c’était du pur hasard ou s’il les avait appelé, toujours est-il que les mecs ont pris la clé, l’un la tenant l’autre sautant dessus, et qu’en trois essais le boulon était dévissé. Un truc de fou !
A peine le temps de les remercier qu’ils étaient déjà repartis. L’ascenseur émotionnel ainsi fini, on se retrousse les manches et changeons la roue. Un peu plus de 2h de perdues au final, mais qui paraissent si peu quand on se préparait mentalement à devoir passer la nuit sur ce pauvre parking…

Un mauvais hot-dog plus tard, on peut donc repartir vers de nouveaux horizons. Une petite route vallonnée qui nous amène jusqu’à notre premier ferry. Quelle excitation ! Evidemment, on fait nos touristes moyens en allant à l’avant du bateau regarder le paysage et prendre quelques photos, mais faut dire ce qui est : ça vaut le coup !

jour2_traversee_ferryAprès avoir débarqué, on arrive vite en bas du chemin qui mène au Preikestolen. Il est un peu plus de 15h, le soleil est radieux, et on a besoin d’évacuer un certain stress : rien de mieux qu’une petite marche ! Réserve d’eau et de biscuits en poche (ayant la moitié du rayon goûter de Super U dans les tiroirs du van, on peut large tenir une semaine si on se perd), nous partons donc d’un pas décidé à l’assaut du Rocher de la Chaire.

A part les 100 premiers mètres qui montent bien raide bien dur (…) le reste du chemin est plus du faux plat, tantôt montant tantôt descendant, bien préparé avec de larges pierres plates. On évolue au coeur d’une forêt orangée par l’automne, qui baigne dans le soleil de fin d’après-midi et qui nous offre au fur et à mesure de la montée des panoramas magnifiques sur le fjord à l’horizon. On ne peut pas rêver mieux. On croise aussi beaucoup de monde qui descend, et ça ne parle pas un mot de norvégien ! (Même si bien entendu on palpe rien au norvégien)
On finit par sortir de la forêt, pour arriver dans un endroit beaucoup plus aride et caillouteux, mais certainement pas moins beau. Je ne m’en remets pas. Et puis alors, ce temps ! Si j’osais, je dirais qu’on une chance de cocus. Mais bon, on serait un peu dans la merde du coup. Bref. On arrive en haut, en 1h et 5 ou 6 minutes, là où les guides en annoncent 2 (vlà les machines). Et ça en jette sévère ! C’était bien la meilleure manière d’évacuer toute cette tension mécanique accumulée dans la matinée.

Une fois redescendu, on décide de bouger, pas envie de rester dans le camping cher et attrape touristes du Preikestolen. On avance donc jusqu’au village suivant, Jorpeland, Park4night nous ayant indiqué que là aussi se trouvait une petite douche publique sur le port. Heureusement que nous croisons deux gosses en vélo, sinon on pourrait se croire dans Walking Dead IRL. Juste des feuilles qui volent dans les rues vides. Vlà l’ambiance.

La douche en question est toute neuve et là encore super propre, un vrai bonheur. Et comme on a une pièce de 20nok, on est super heureux de se dire qu’on va pouvoir prendre une douche de 8 minutes (Oui, 10nok = 4 minutes d’eau chaude). Ce n’est qu’une fois tous nus et dans les startin’ blocks qu’on se rend compte que la machine ne prend que des pièces de 10nok. Dans l’cul lulu ! Chéri se dévoue donc pour essayer d’aller faire du change. Un dimanche. Dans village déserté par ses habitants. Easy. Moi je reste dans la douche, et j’attends. Un poil inconfortable comme situation, je dois avouer.
Pour finir, il a réussi à trouver de quoi changer la pièce dans un bowling bien glauque, et nous avons pu savourer 4 minutes de douche. J’ai même réussi à me laver les cheveux ! Comme quoi, dans l’urgence on est capable de tout hein…

Propres et frais, nous roulons quelques kilomètres supplémentaires jusqu’à un petit spot au bord d’un lac (ou d’un fjord, pas toujours facile de les distinguer…), au cœur d’un petit hameau de maisons. Joli coucher de soleil, ambiance calme et rassurante… Une bonne nuit en perspective !

 

Jour 3 : Ardal – Odda – Bergen
Tirés du sommeil à une aube relative, nous prenons la route avant 10h. C’est balo, l’étape prévue aujourd’hui est plutôt courte ! Dans une campagne encore couverte de rosée, balayée par un timide soleil matinal, nous avançons jusqu’à l’embarcadère du bac. Une traversée de plus ! En débarquant de l’autre côté, nous empruntons directement une route serpentant à flanc de montagne, longeant un grand fjord sur notre droite. D’un bleu profond, strié d’argent par la lumière désormais plus vive. Je joue au reporter et mitraille à la volée, étant donné qu’on ne peut pas vraiment s’arrêter… Bon, du coup le résultat n’est pas vraiment probant. Dommage.

jour2_fjord_route_asa_bergenArrivés à un carrefour, le GPS nous fait quitter la route principale pour en prendre une qui n’est même pas indiquée sur notre carte routière. Même pas peur. On peut dire qu’on se retrouve tout à coup dans la Norvège profonde. On traverse quelques hameaux, croisons pas mal de maisons fermées à l’allure presque délabrée (les scénaristes d’American Horror Story se feraient bien plaiz ici, vu le nombre de baraques flippantes qu’on a croisé !) et chéri ne cesse de répéter que “c’est vraiment pas le moment de crever”. Je lui dis d’arrêter parce que j’ai peur qu’il conjure le sort et qu’on se retrouve en rade au milieu de… rien.
Nous finissons par arriver à Gullingen, station de ski nordique qui doit probablement être très sympa sous 1m50 de neige, mais qui en plein automne prend un côté un peu fantomatique avec tous ces chalets en bois noir vides. Bon par contre les couleurs sont très belles. Des rangées de bouleaux et de plein d’autres arbres égayent le bord de route, et là encore je peste de ne pas pouvoir en faire mon quatre heures photographique.

En redescendant de Gullingen, nous retrouvons un peu de civilisation (= un supermarché et des maisons avec des voitures garées devant), et passons par des coins absolument grandioses… (Cf : ci-dessous)

Quelques kilomètres plus loin, nous arrivons à Roldal, qui se trouve être elle aussi une station de ski en hiver. Le village est éclaté dans une grande prairie en pente, et est doté d’une jolie petite église en bois debout (stavkyrkje pour les natifs).
Nous croisons également les chutes du Lakefossen. On nous avait dit qu’elles aspergeaient les voitures jusque sur la route, du coup on s’attendait à une tempête d’eau, mais elles étaient surement un peu trop calmes ce jour là… Même pas une petite éclaboussure !

Nous avançons ensuite jusqu’à Odda, qui est une ville plus importante, mais très industrielle. Si elle est connue pour porter l’histoire industrielle de la région, elle ne l’est certainement pas pour son charme… Pas découragés, nous faisons quand même un petit tour dans la rue piétonne principale (bon ok j’avoue c’est aussi parce que j’avais noté qu’il y avait un petit café stylé dans ce coin). Mais ne trouvant ni café ni boutique retenant notre attention, nous repartons pour aller manger sur une aire de repos au bord du fjord un peu plus loin.

jour2_fjord7_route_asa_bergenLa route est jolie : après la moyenne montagne et les morceaux de glaciers apparaissant au détour de virages, nous entrons dans la région des vergers. Des petites cahutes vendant essentiellement des pommes et des prunes jalonnent la route, mais on ne voit jamais personne dedans. C’est très bucolique. Nous traversons plusieurs villages au charme incontestable, qui étaient censés constituer des points d’arrêt potentiels, mais devant le manque de vie manifeste, nous continuons à avancer… Si bien que nous nous retrouvons à deux petites heures de Bergen ! Et qu’il est à peine 16h… Tant qu’à faire, autant continuer à rouler.

Mais, plus nous approchons de Bergen, plus les coins sympas se raréfient. De la campagne dorée et authentique, nous passons aux villages gris et industriels. Et malgré toute la bonne volonté du monde, impossible de trouver un spot un peu chouette pour passer la nuit. Avec bientôt 8h de route dans les pattes, on commence à en avoir légèrement marre, et l’environnement n’est pas vraiment là pour nous remonter le moral !

18h27 : un peu désespérés, nous regardons les campings potables alentours
18h31 : nous constatons qu’il n’y en pas beaucoup
18h39 : nous tentons une percée dans un hameau voir s’il n’y a pas un bout de chemin sur lequel on pourrait se mettre discrètement
18h40 : on tombe sur une espèce de presbytère chelou qui nous fait rebrousser chemin fissa
18h43 : nous pestons parce que c’est pas possible que tout soit moche comme ça ici
18h48 : nous passons devant un camping en contrebas de la route et hésitons à s’y arrêter. Aller, on continue on sait jamais
18h55 : on se retrouve sur un parking glauque, summum de la déprime.
18h56 : nous hésitons à tracer jusqu’à Bergen et se prendre un hôtel
18h59 : nous venons de mettre notre couple à l’épreuve
19h01 : on décide de retourner au camping en contrebas de la route
19h06 : nous arrivons au camping. Notre couple a résisté. OUF.

Ca devait bien arriver à un moment, hein. Ou comment payer 240nok pour se faire mater par des gros allemands dégueulasses et même pas avoir de lumière dans la douche. Qui en plus est même pas gratuite quoi. Coincés entre la route et un petit lac, on préfère regarder le lac, pour essayer de se dire qu’on est pas trop mal tombés. Mais bon, vivement demain matin quand même.

 

Jour 4 : Bergen – Voss
S’il fallait trouver un point positif à ce sympathique endroit, c’est qu’on est plus qu’à 15km de Bergen. C’est vrai qu’hier, on a un peu fait 3 étapes en une quoi. Nous qui avions prévu de faire des stops et de partir à la découverte des environs… Bon faut dire ce qui est, moi qui imaginait des parcs nationaux accessibles et verdoyants, on s’est retrouvé entre deux montagnes et pas la trace d’un seul chemin de rando pas trop difficile… Donc bon, ça réduit un peu les possibilités de balades et de flâneries !

Bref. Nous partons donc en direction de la ville, sous une petite couche de grisaille. Si la ville est plutôt grande et les abords pas vraiment charmants, le centre “historique” et touristique est lui peu étendu et très mignon. Bâtiments cossus en pierre, ou petites maisons fleuries et colorées, au bord rues pavées et bien entretenues. Nous commençons par le marché aux poissons, halle moderne avec plein de trucs qui donnent très envie d’être mangés, ça nous plait. Nous dégustons même un petit morceau de saumon mariné qui passe crème, même à 10h du matin.

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Marché couvert de Bergen

Etape suivante : les quais de Bryggen. Comme je l’avais déjà pas mal entendu, les pas de portes ont été vendus à des boutiques, pour la plupart des trucs à touristes pas bien heureux. Sauf si tu adores les trolls et les t-shirts/mugs/magnets/stylos/merdouilles à l’effigie de Norvège. Finalement, c’est l’envers du décor qui nous a le plus plu : entre chaque maison un petit passage qui amène de l’autre côté des quais, et qui respire déjà plus l’authenticité.
Un petit détour par la Mariakirken, une cathédrale au double clocher datant du Moyen Age, avant de filer vers le quartier de la gare de Floyen. C’est là que se trouvent toutes les adorables petites ruelles qui font le charme de la ville. Et accessoirement un génialissime salon de thé littéraire, le Krok og Krinkel, où nous avons pu nous délecter d’un cappuccino et d’une camomille absolument divins. Je ne parle même pas des pâtisseries, entre les Kanelbullar et les brioches à la crème de noisette, des petites merveilles.


Le temps s’étant un peu découvert, on décide de prendre le funi pour monter au Mont Floyen. De là, une vue imprenable sur la ville, une boutique de souvenirs avec pour une fois de vrais trucs jolis, et surtout d’infinies possibilités de balades en pleine forêt (dans la deuxième plus grande ville de Norvège, normal). N’étant pas hyper originaux, et commençant à avoir un peu faim, nous optons pour la redescente immédiate. Une bonne grosse demi-heure quand même ! Mais fort agréable, sur un large chemin ombragé, avec passage par les rues biquounettes en fin de balade pour que bibi puisse s’extasier et prendre plein de photos.
Pour le déjeuner, nous retournons au marché aux poissons, pour s’acheter quelques sushis frais et une soupe de homard, que nous dégustons dehors, face aux quais de Bryggen.

Retrouver l’agitation douce de la ville nous a fait le plus grand bien. Et Bergen s’est révélée être vraiment agréable et pleine de bonnes surprises ! Nous repartons forts satisfaits.
Le point étape de ce soir se trouve à deux petites heures de route, dans une station du nom de Voss. Sur le chemin, disséminées le long du fjord que nous suivons, nous croisons plein de petites cabanes en bois servant probablement d’abribus, avec des petits arbres poussant sur le toit. Trop cute.

A Voss, nous avons le choix entre deux spots : un très haut, près des remontées mécaniques, c’est à dire dans l’ombre, paumé en bordure d’une forêt qui fait peur ; un en bas, à l’entrée de la ville, face à un petit motel au bord d’un lac baigné par le soleil de fin de journée. Dilemme dilemme…

Spot de Voss

Spot de Voss

 

Jour 5 : Voss – Balestrand
Nuit un peu bruyante, mais pas trop froide. Pour une fois ! Oui parce que les pyjamas sexy faut oublier hein, là c’est chaussettes en laine style avec sweat à capuche et legging, il faut c’qui faut !

Aujourd’hui, nous allons rejoindre Balestrand, en passant par le village de Laerdal. La route pour y aller est assez impressionnante, bordée par de grandes montagnes et de gros éboulis venant presque jusqu’au bitume. On préfère ne pas trop traîner par ici, pas envie de se faire ensevelir !
Pour traverser toutes ces montagnes, nous enchainons les tunnels. Et pas des moindres : 5km, 7km, 12km… On passe plus de temps à l’intérieur qu’à l’extérieur ! En même temps, la grisaille s’est installée pour de bon, et nous avons perdu quelques degrés, donc sous la terre ou dehors…
Nous finissons par arriver au Laerdalstunnelen qui n’est autre que le plus long tunnel routier du monde, 24,5km de long ! Eh bah ça fait un sacré morceau… Ils ont même creusé à l’intérieur trois grottes éclairées de bleu, afin de casser la monotonie de la route. Celui-là, on était content d’en ressortir !

Nous ne sommes plus qu’à quelques kilomètres de Laerdal, dans une région agricole qui cette fois-ci exploite des pommes de terres. A Laerdal, le point d’intérêt se trouve dans une petite rue constituée de maisons anciennes, certaines datant du XVIe siècle ! Nous galérons un peu à trouver l’entrée de la fameuse rue, malgré la taille du village, qu’on ne peut pas qualifier d’étendu.
Les maisons sont vraiment mignonnes, on dirait des maisons de poupées grandeur nature ! Certaines abritent des petites boutiques d’antiquité, d’autres des petits cafés… Tous fermés malheureusement. Nous faisons un petit tour, je regarde par les fenêtres ; impossible de savoir si des gens vivent à l’intérieur ou non. Nous croisons quelques chinois, qui semblent émerveillés par l’endroit, allant jusqu’à prendre en photo les pissenlits du bas côté. C’est une curiosité comme une autre après tout…

Nous mangeons un bout, puis décidons d’aller voir l’église en bois debout de Borgund, qui se trouve à une trentaine de kilomètres. Vraisemblablement bâtie avant 1200, c’est l’une des mieux préservées du pays. Sur le chemin, un petit panneau qui fait bifurquer à gauche indique une “historic route”. Nous décidons de l’emprunter, et nous retrouvons sur une petite route passant près de jolies maisons, et longeant une profonde rivière à droite. Nous qui cherchions des petites randonnées faciles et accessibles, ici il y en a à la pelle !

L’église de Borgund est toute petite. C’est ce qui nous frappé quand nous sommes arrivé ! Et elle est en bois tellement noir qu’on croirait qu’elle a brûlé. Elle n’en est pas moins jolie, avec ses têtes de dragons et ses différents étages. Au moment où nous repartons, le car de chinois de Laerdal débarque et envahit les alentours. C’était moins une !

Nous repartons direction Balestrand, notre étape de ce soir. Nous repassons devant Laerdal, puis filons à Naddik, où nous prenons le bac… dans la soute ! En ressortant du bateau, on a l’impression d’être en moyenne montagne. Partout autour de nous, d’immenses forêts de sapins vert très foncé, et loin en contrebas, un fjord. Les maisons ressemblent plus à des chalets en rondins qu’à des petites maisons typiques norvégiennes… On se croirait presque chez nous !

Nous passons la ville de Sogndal, qui est une vraie ville ! Plein de boutiques ouvertes, plein de gens dans les rues… On ne s’y attendait pas !
Nous continuons la route qui longe le Sognefjord. C’est magnifique ! Nous traversons plein de villages adorables, des rochers aux arêtes déchirées plongent dans l’eau, dévoilant au détour d’un virage une petite baraque de pêcheur rouge avec son bateau amarré… On en prend plein les yeux.
Nous arrivons à Dragsvik pour prendre un ferry, que nous attendons un peu. En débarquant de l’autre côté, nous ne sommes plus qu’à 6km de l’arrivée. Nous faisons le tour d’un petit bout de fjord encaissé en fond de vallée, les maisonnettes ont des couleurs adorables.

A Balestrand, nous filons poser le van au Sotjun Camping, que nous avions repéré auparavant. Un pré en pente légère d’un vert surnaturel, face au bleu gris du fjord, plein de petites hytte d’un rouge profond… Un vrai décor de film ! Nous repartons à pied pour visiter les alentours. D’abord la St Olaf Church, avec sa forme typique église en bois debout, et ses couleurs pour le moins originales. Puis le grand Kviknes Hôtel, lieu de villégiature du roi Guillaume II, qui rappellera sans doute aux amoureux de Wes Anderson l’esprit de son Grand Budapest Hotel (en moins rose quand même). On a même pu visiter l’intérieur, avec ses multiples salons donnant sur le fjord, et dont le style début du siècle ne manquera pas de faire voyager ceux qui y séjournent !

Calme, paisible et romantique, Balestrand pousse même le charme jusque dans les panneaux à l’ancienne du village. En bref, c’est une adorable destination. Et le camping est au top : des douches flambant neuves et jolies, avec eau chaude à volonté. Une première ! Autant dire qu’on en a bien profité…

 

Jour 6 : Balestrand – Geiranger
Ce matin, réveil sous une petite pluie. On n’a toujours pas vu le type du camping, limite on pourrait partir sans payer. Mais bon, on n’est pas des délinqu’.
Après avoir réglé notre dû, nous reprenons le bac à Dragsvik. Depuis la veille, la route n’a pas changé, elle est toujours aussi belle. Nous dépassons Sogndal et partons à gauche, sur une route montant gentiment. De là, nous entrons dans une vallée aux couleurs flamboyante, un bout de fjord lisse à droite reflétant l’éclat du paysage sur sa surface miroir. Je suis émerveillée. Plus loin, un énorme glacier surgit entre deux sommets, oscillant entre le blanc et le bleu. Nous nous arrêtons pour le prendre en photo sous tous les angles.

jour5_vue_glacier_route_balestrand_geirangerNous passons ensuite à Skei, où nous faisons quelques courses, et, curieux, entrons dans un énorme christmasshop (comprendre : un énorme magasin de souvenirs, dont une partie est dédiée à des décos de Noël au summum de la kitshitude). Un peu plus loin, dans le village de Byrkjelo, nous tombons sur une petite boulangerie / épicerie fine, où nous passons vingt bonnes minutes à regarder chaque produit, avant de repartir avec un pot de miel, des confitures, des pains sucrés à l’anis, au chocolat… Une bonne petite razzia quoi.

Nous mangeons à Fjelstova sur un grand plateau tout orangé, qui en hiver sert de point de départ pour un large domaine skiable, avec vue sur l’envers du glacier que nous avons croisé plus tôt sur la route. Nous redescendons par une petite route serpentant dans une forêt clairsemée, chaque virage nous ouvrant un peu plus la vue sur les rives du fjords en contrebas. Là encore, les couleurs semblent avoir été travaillées à la gouache. Et pour une fois, j’arrive à attraper quelques images au vol, nettes ET cadrées ! Du grand art.

Nous faisons le tour complet de plusieurs fjords, passant de vallées en vallées, traversant moult petits villages, avant de passer Stryn, une ville relativement éloignée de tout, mais bien vivante. Nous continuons la route tout droit dans la vallée, nous enfonçant entre de larges montagnes. Il commence à pleuvoir beau propre, et nous ne croisons pas grand monde. Puis nous nous retrouvons au pied d’une route qui fait assez peur à voir quand on voit son tracé GPS !
On entame donc la montée, croisant sur le chemin quelques jolies cascades. Puis viennent les tunnelen (tiens ! Ca faisait longtemps…), qui à la sortie nous offrent un paysage pour le moins déroutant : on se croirait sur Mars ! Que des rochers, partout, quelques filets d’eau pour rivières, quelques herbes orangées pour donner un semblant de couleur, et voilà. Pas d’habitation, pas de végétation… Un désert pelé !

Nous traversons un dernier tunnel, avant de bifurquer à gauche… sur la fameuse route de Trollstigen. Nous avons déjà perdu pas mal de degré, passé en dessous des 10 ! Le début de la route serpente à plat, le long d’un lac, jusqu’à ce que surgisse sur la gauche un énorme glacier tout plat. C’est hyper impressionnant ! Nous passons à proximité de la route montant au point de vue de Dalsnibba, puis nous attaquons la descente… Et là, attention les yeux ! On enchaine les épingles, les virages sont hyper serrés. Ca fait un sacré effet ! Mais c’est vraiment magnifique… Même sous la pluie.

Puis enfin nous retrouvons un peu de civilisation, les premières maisons apparaissent. On ne dirait pas qu’on va arriver sur les rives de l’un des fjords les plus connus de Norvège : celui de Geiranger.
Quelques virages plus loin, nous voyons enfin apparaître l’eau. Nous n’irons pas jusqu’au village ce soir, le camping que nous avons choisi se trouve quelques lacets au dessus du centre.

jour5_vue_geiranger_route_balestrand_geirangerNous nous établissons au Vinje Camping, un petit bout de nature avec une grosse cascade à proximité des emplacements, des terrasses d’herbes abritées par quelques arbres, des sanitaires tous neufs… Nous y resterons deux nuits ! Nous choisissons un emplacement pas très loin de la cascade (qui fait quand même un sacré boucan), puis nous installons confortablement devant une petite série. Ce soir, c’est détente !

Travel Report #6 : Le Sri Lanka (part 2)

Jour 4

Aujourd’hui, gros programme : la visite du site archéologique de Polonnaruwa, et un safari en Jeep dans le parc de Minneriya. On a la joie de trouver une petite grenouille dans notre salle de bain (décidemment, c’est la foire ici). Mais bon, on va pas faire nos farouches. Et puis de toute façon, c’est l’heure de partir.

Première étape, un petit arrêt devant le fameux temple de Dambulla et son Bouddha doré géant. Une esplanade pleine de jarres fleuries, une tête de dragon qui surplombe l’escalier, des fleurs roses sculptées… Ça fait très chinois tout ça. Mais ça n’en est pas moins joli et impressionnant. Et puis maintenant qu’on est vraiment en bas des escaliers qui montent aux grottes, on regrette encore un peu plus de ne pas pouvoir y monter. Rah.

Retour dans le bolide, pour rouler jusqu’à l’ancienne cité de Polonnaruwa. Sur une surface de 89km2 s’éparpillent vestiges de palais, temples, bains… Une visite que l’on voulait faire à vélo, histoire varier les plaisirs et faire un peu d’exercice. Mais quand il fait pas loin de 40° sous le soleil de midi, le vrai plaisir, c’est de retrouver le vent frais de l’air conditionné dans la voiture entre chaque découverte. Siri nous a donc gentiment transportés de lieu en lieu, ne sélectionnant que ceux réellement dignes d’intérêt. Il faisait une chaleur de dingue. J’ai même fait péter le chèche sur la tête. Pour dire.

On a fait une petite pause sympathique pour boire une noix de coco fraiche à l’ombre. Rien à voir avec celles qu’on a en France ! Il y a beaucoup plus d’eau dedans… Et elles sont jaunes orangées à l’extérieur. Voilà pour le cours de sciences nat.

Pour le repas de midi, on a mangé chez l’habitante. Notre hôtesse nous a cuisiné le rice and curry typique sri-lankais. Délicieux ! Et pour la première fois nous avons eu la chance de goûter au dessert le plus répandu là-bas : le curd and treacle. Autrement dit, une sorte de yaourt au lait de buffle accompagné de Kithul. Pour ma part, le lait de buffle se résume à la mozzarella di buffala. En yaourt, ça passe beaucoup moins bien… Par contre le kithul, fait à base du jus d’une fleur de palmier, peut être considéré comme l’équivalent du sirop d’érable sri –lankais, et ça c’est vraiment bon !

Après ce repas copieux, nous reprenons la route direction le parc de Minneriya, pour notre safari. En chemin, Siri nous explique que, les éléphants migrant en fonction des saisons, nous allons plutôt nous orienter vers le Hurulu Eco-park, réserve naturelle forestière adjacente au parc de Minneriya. C’est là que ce trouves les animaux pendant la saison sèche. Qu’à cela ne tienne !

Jour4_barque-lacUne belle Jeep vert foncé nous attend lorsque nous arrivons. Aaah je me sens l’âme d’une aventurière tout à coup ! On part sur les chemins défoncés, et autant dire que cahote sec. On se fait bousculer dans tous les sens, c’est presque impossible de prendre une photo du paysage. Dès que tu lâches la barre de toit, c’est à tes risques et périls. Quand tu te l’es prise deux fois dans les côtes, tu intègres vite la leçon. Nous partons donc à la chasse aux éléphants (FACON DE PARLER hein, n’allez pas me taxer de démon ou d’horreur humaine, ce n’est qu’une expression) et, chance pour  nous, ça aura été vraiment fructueux ! Nous avons croisé plusieurs troupeaux, les bêtes n’étant parfois qu’à un mètre de la voiture, admiré pendant plusieurs minutes une maman et son petit, qui devait avoir 3 mois tout au plus… Trop cute.

Bon évidemment je vous passe les détails sur la chaleur accablante et le soleil qui me tapait méchant sur la tête, ça fait partie de l’expérience dirons-nous ! Et puis la fin du safari s’est soldée par un retour par la route, cheveux aux vents… Comme dans un clip wesh.

Une bien bonne journée en somme, que nous avons conclue par un petit cocktail à l’hôtel. Bon, je dois dire que l’arrack, même mélangé à des fruits cool, ça fait un peu tousser. Mais à part ça, la soirée était fort sympathique. Nous avons même pu nous amuser à chasser le lézard sous le lit, ce qui était vraiment bienvenu, juste avant d’aller se coucher…

Jour 5

Ce matin, c’est pas la même. Le réveil entonne sa douce mélopée à 6h, car nous devons être frais et dispos pour 7h : nous allons monter au sommet du Rocher Lion. Ici, le jour se lève bien plus tôt qu’en France, vers 5h je pense, et en toute logique, se couche plus tôt aussi : à 18h30, y’a plus personne là-haut.

A 6h donc, le jour filtre déjà à travers le rideau, et en ouvrant l’œil, n’aperçois-je pas deux petites ombres lézarder sur le mur d’en face ? Ah, les petits fdp, ils se sont introduits dans la chambre et nous ont peut-être courus dessus toute la nuit ! Je ne les quitte pas du regard, pas apeurée, mais pas rassurée non plus. Et Bibi, à côté de moi, n’arrive pas à ouvrir l’œil, il est trop tôt.

Une heure plus tard, la panse remplie de pancakes et de pastèques, on décolle pour le Lion’s Rock. Il est en effet recommandé d’y grimper tôt le matin, afin d’éviter les trop grosses chaleurs et le soleil qui tape. Etant donné qu’il fait déjà plus de 30° à l’heure qu’il est, je me demande bien comment ça peut être pire.

Jour5-nenupharsPour la petite minute culture, le Rocher Lion est une grosse pierre d’environ 200 mètres de haut, et dont la surface plane a accueilli, il y a bien bien bien longtemps le palais d’un roi. Très peu mégalo, celui-ci avait 500 épouses, et avait fait en sorte que pour monter la dernière volée d’escaliers menant à sa demeure, il fallait passer entre les pattes et dans la gueule d’une immense tête de lion sculptée. Oui bon ok c’est super stylé, mais un peu too much quand même, non ?

Jour5-vue-Rocher-LionBref. Il est 7h et des patates, Siri nous a de nouveau confié à une guide plus calé sur le sujet et plus sportif que lui (pardon, Sisi), et nous partons donc à l’assaut de la montagne. Nous traversons d’abord les anciens jardins de bassins : le côté droit est excavé, pas le gauche. Mais le guide nous confirme que les jardins étant parfaitement symétriques, il y a les mêmes bassins à gauche, à la différence qu’ils sont encore enterrés.

Puis nous arrivons au pied des premiers escaliers. Certains sont encore d’époque, en marbre blanc. Les autres sont en béton, et avec une hauteur de marche un peu mesquine ! Le guide fait des arrêts réguliers, pour nous expliquer un petit peu l’histoire de tout ce qui nous entoure. Je décède un peu plus à chaque pas, mon corps se liquéfiant lentement dans la chaleur et dans l’effort. J’ai chaud. Chaud. Chauuuuud cacao.

En chemin, nous visitons une grotte qui abrite des peintures représentant 18 des 500 femmes du loustic. Faudrait un sacré grand mur pour qu’elles y soient toutes faut dire ! Elles sont ultra bien conservées, et surtout magnifiques, super colorées… Puis l’ascension continue encore, jusqu’à une grande plateforme, où nous retrouvons les fameux escaliers entourés des pattes de lion. C’est l’unique vestige qu’il reste de la sculpture, malheureusement.

Jour5-vue-bas-rocherEnfin, il y a moi aussi. Un beau vestige tout rouge et déshydraté, qui se renverse une bouteille d’eau sur la tronche, sous l’œil compatissant du guide. I’m good, I’m good. Après cinq petites minutes de répit à l’ombre, nous entamons donc la dernière partie du périple, sur des marches en fer qui jaillissent de la roche (admirez le lyrisme de cette phrase). J’ai beau ne pas avoir le vertige, je reconnais que je ne suis pas ultra rassurée. Et ce sera pire à la descente ah ah ah.

Puis, la consécration. Enfin, nous arrivons au sommet, et pouvons jouir de l’imprenable vue à 360° sur toute la région de Sigirya. Les montagnes brumeuses au fond, la vallée verdoyante, et… ooh regarde, c’est notre hôtel ! Hihi. Coucou l’hôtel !  #Touslesmemescestouristes

Jour5-vue-sommet-rocherNous prenons quelques selfies, histoire de garder pour la postérité cette rougeur humide qui recouvre mon visage. Puis nous redescendons, par ces mêmes marches en métal qui font peur, avant de prendre un chemin différent pour filer jusqu’en bas. En tout, nous aurons grimpé près de 1104 marches.

Quand nous retrouvons Siri, il nous félicite de la vitesse à laquelle nous sommes montés, puis redescendus. De vrais cabris ! Enfin, si on peut dire. Nous repassons un coup à l’hôtel, pour faire le check-out, prendre une douche et faire un plongeon dans la piscine (mais pas dans cet ordre-là). Je me rends tristement compte que je ne peux pas remettre mes habits, ils sont trop mouillés. Je ne pensais pas que mon corps pouvait expulser autant d’eau dans l’effort. Merde.

Nous poursuivons ensuite notre route vers Anuradhapura, un autre site archéologique de renom : cette ville fut la capitale de l’île pendant plus de 1000 ans, à l’époque de JC (Jésus Christ, pas Jean-Christophe), et même avant. Conscient que nos petits organismes d’européens ne peuvent pas supporter trop de chaleur et de soleil, Siri nous a prévu la visite en milieu d’après-midi. Nous nous installons donc à l’hôtel pour y passer quelques heures en attendant.

Même topo que pour Polonnaruwa : Siri nous trimballe de lieu en lieu, nous prenons des photos, faisons le tour du propriétaire… Anuradhapura recèle de nombreux stupa, que nous pouvons assimiler à des temples ou reliquaires, censés contenir des défunts ou des reliques de Bouddha. Certains sont blancs, comme la plupart de ceux que nous avons croisé jusqu’à maintenant, mais d’autres sont en pierre brune, immenses !

Et, comble du bonheur, nous sommes seuls. Absolument seuls. Nous aurions réservé les lieux que nous n’aurions pas été plus tranquilles. Alors que nous déambulons nonchalamment dans les grandes esplanades, l’orage gronde. Et on craint fortement de se prendre une grosse mousson sur la tronche.

On se rend donc au dagoba Ruvanvelisaya, le plus vénéré de la cité. On y voit des moines en pleine prière, entonnant des chants sacrés. On se sent très chanceux de voir ça, mais on a envie de se faire tout petit. Une cérémonie est d’ailleurs en train de se préparer, mais nous ne pouvons pas rester : nous avons rendez-vous avec le plus vieil arbre du monde…

Lieu majeur et magique du site. L’arbre Bô est entouré d’un temple, et, comme à Kandy, les bouddhistes viennent y déposer des offrandes auprès de ses nombreux autels. Le jour décline, et les croyants chantent. Ils apportent des fleurs et des tissus chamarrés, déambulent en silence. L’atmosphère est unique, sacrée.

On ne peut pas toucher l’arbre, mais simplement contempler ses branches qui tiennent grâce à d’immenses tuteurs dorés. 22 siècles quand même, le p’tit.

On repart avec la frustration de ne pas pouvoir rester plus longtemps dans l’enceinte d’Anuradhapura. Siri marche au pas de course, pendant qu’on bougonne derrière. Je crois qu’il est pressé parce qu’il ne veut pas conduire de nuit. En même temps je le comprends, bichette, déjà que la journée c’est pas la joie, je pense que la nuit c’est du suicide !

Jour 6

Last day before beach. Une grosse journée de route nous attend aujourd’hui : on doit remonter jusqu’à Trincomalee, faire une pause visite, puis redescendre jusqu’à Passikudah pour poser nos fesses sur des transats pour les 7 jours suivants. Sacré prog’ !

Trincomalee, ou Trinco, pour les intimes, se situe au bord de la mer. Vous imaginez donc bien que quand on a commencé à apercevoir un bout de bleu, on était tout content content. Et puis la ville en elle-même est jolie. Enfin, la rue qu’on a traversée en tout cas était étroite, pleine de maisons très colorées, et même s’il y avait beaucoup de monde partout, j’avais quand même très envie de descendre du van. Mais j’ai pas pu.

On a directement filé au Fort Frederick, dans lequel se trouve le temple indou de Koneswaram. Ou plus simplement une petite merveille. Bon évidemment c’est un joyeux bordel de couleur. Il y en a tellement partout qu’on ne sait plus où donner de la tête, mais c’est tellement chatoyant, tellement différent, tellement fou quoi ! C’était interdit, mais j’ai pris des photos. Faut pas déconner quand même.

On a ensuite repris la route pour descendre vers la baie de Passikudah. Une région bien différente de tout ce qu’on avait pu voir jusqu’à présent ! Beaucoup plus vide, aride, et surtout pauvre. Siri nous explique que cette partie du pays a été touchée d’abord par la guerre civile, puis par le tsunami de 2004. Ceci explique cela…

Des kilomètres et des kilomètres plus tard, nous arrivons enfin. ENFIN !

Je vous passerai les détails pour le moins inintéressants de notre semaine rythmée par le choix du bon transat et les baignades régulières dans de l’eau trop chaude pour être rafraichissante…

Jour 7, 8, 9, 10 (variation du délice), 11, 12

Nous avons quand même tenté de varier les plaisirs en faisant des excursions en bateau, qui nous ont permis de voir de beaux poissons, et même de leur donner à manger. Nous avons aussi visité la ville de Batticaloa, et notamment son marché couvert, pour lequel j’ai eu une adoration particulière.

Et puis j’ai hurlé sur un jet ski, parce que ça allait vite et que ça faisait peur. Mais j’ai bien aimé.

Jour 13

Il est temps de quitter cet eldorado. Et hop on retraverse le pays dans l’autre sens ! Sur la route, nous repassons par des endroits que nous avons visités. Nostalgie, quand tu nous tiens… Puis nous faisons un arrêt après Kandy, dans une fabrique de thé surgissant au détour d’un des nombreux virages d’une petite route sinueuse dans la montagne. Au milieu de vieilles et imposantes machines, d’effluves de feuilles de thé, nous voyons étape par étape le processus de fabrication de la petite boisson fétiche de 17h. Eh bien mes amis, je peux vous dire que c’est pas simple ! Et puis bon évidemment, on s’est bien lâché dans la boutique… J’ai de quoi boire un thé sri lankais tous les matins pendant au moins un an !

Le voyage a continué jusqu’à Negombo, dernier point de chute avant de retourner prendre l’avion. Une ville immense (moi qui croyait que c’était une ancienne ville de pêcheurs… Sous-entendu petite et pittoresque), où j’ai eu la triste occasion d’y croiser un Burger King. Merde alors, ils sont venus jusqu’ici les cons !

Bon, le coup du village de pêcheurs, je ne l’ai pas inventé : Negombo est connu pour son marché aux poissons. C’est donc la dernière activité locale que nous allons découvrir, le nez bien accroché, vous vous en doutez. Avec le recul, nous sommes ravis d’avoir vu cela avant de partir, et non pas en arrivant, car sinon, on n’aurait pas mangé beaucoup de poisson pendant notre séjour… Posés à même le sol, découpés sur des tables à côté desquelles trainent des chiens, des corbeaux venant picorer des morceaux oubliés et un peu de sang… Hmm quel délicieux spectacle ! Un peu moins aseptisé que chez nous, ce n’est rien de le dire…

Le voyage s’achèvera donc là-dessus. Décollant à 3h du matin heure locale, nous avons quand même pris un hôtel histoire de pouvoir dormir un peu de 20h à minuit. On aura même l’occasion de voir une averse de mousson, et c’est bien ce à quoi on s’attendait. De grosses grosses grosses gouttes qui tombent très vite, pendant pas très longtemps.

Siri nous ramène à l’aéroport, à travers des rues absolument désertes, vu que c’est la nuit. Ca fait tout bizarre.

Comme à l’allée, nous faisons escale à Doha. Pas de LAST CALL cette fois, j’ai le temps de payer 12€ un chai latte, un jus d’orange et un pain au chocolat. Tout va bien. Puis nous nous envolons pour retrouver la fraicheur des Alpes, non sans un petit pincement au cœur. C’est passé beaucoup trop vite, évidemment.

Pour se consoler, on organise un repas sri lankais, histoire de malmener encore un peu notre transit (on n’en peut plus, de toutes ces épices partout tout le temps !) et de faire découvrir à la famille les joies du mallum et des papadums. Testé et approuvé !

 

Prochaine destination ? Un indice : Vi sees snart !