New-York my love

Encore ?! me direz-vous.

Eh oui. Encore.

New-York et moi, c’est une grande histoire d’amour. Elle a commencée en février 2014, quand je me suis émerveillée devant la boutique M&M’s, que j’ai plongé longuement dans les œuvres majestueuses du MoMa et que j’ai vécu une semaine au rythme magique et effréné de cette ville qui ne dort jamais.

Ça ne s’est pas arrêté depuis.

Mais comme toutes les relations longue distance, elles tiennent un peu et puis vient le moment où il faut raviver la flamme. Ma dernière escale dans la grosse pomme datant de mai 2014, il était donc grand temps de souffler sur les braises. Grand, grand temps.

Et que dire alors de cette (re)découverte ? New-York a-t-elle changée ? Ou peut-être est-ce moi… ? Non. Non, rien n’a changé. Tout est aussi magique, superbe, surprenant, fatiguant, amusant… Et la nouveauté est toujours au rendez-vous.

DSC_0998_RMon crew dans Harlem.

Premier matin, on se réveille au coeur d’Harlem et on parcourt le quartier à la recherche d’une église pour assister à une messe Gospel. Notre perle se trouve juste au bout de notre rue, une belle église hispano-américaine. Nous choisissons le service en anglais, histoire de pouvoir comprendre le minimum, et nous atterrissons dans un monde à la spiritualité joyeuse, où la chaleur et les bons sentiments transcendent l’assemblée et dépassent de loin les frontières.

Nous traversons Central Park de haut en bas. C’est chouette mais c’est long.

Nous nous perdons dans une foule impressionnante massée devant les illuminations du Disney Store de la 5e Avenue. Et autant dire que même à 23 ans ça fait rêver.

Puis un autre jour, nous faisons du patin au milieu du village de Noël de Bryant Park, en écoutant des chansons de Noël jazzy.

Puis un autre jour, nous buvons un peu trop de margharitas dans un bar mexicain d’Harlem, et rentrons sous la pluie tels des Marie Poppins hilares et éméchées.

Nous découvrons le quartier tellement cool de DUMBO, et sa vue à couper le souffle sur les ponts de Brooklyn et Manhattan.

Nous mangeons, mangeons, mangeons tellement. Harlem Shake, Clinton St. Baking Company, Levain Bakery… Et les caramel macchiato du Starbucks, et la pâte à cookie crue de , et les brunchs maison, et les queues de Homard à 5$ (oui oui !)

Désormais, les rues de brique scintillantes de Soho n’ont plus de secret pour moi, tout comme les lignes de métro 2 et 3 (même à 8 cerveaux il nous aura quand même fallu un certain temps avant de comprendre le fonctionnement des trains locaux et express…)

J’ai retrouvé avec un bonheur intact le Chelsea Market, le Musée d’Histoire Naturelle, la High Line, la Statue de la Liberté, les rues foisonnantes de Chinatown.

J’ai dépensé bien trop de dollars dans des carnets Rifle Paper Co. et des bougies parfumées.

Mais je suis revenue la tête débordant de souvenirs, les yeux remplis de merveilles, avec l’expérience joyeuse et bordélique d’une semaine de colocation à 8 et une seule envie : y retourner le plus vite possible.

26178813_10215320810839912_360639595_o5th Avenue. 

26237942_10215320809559880_2135946530_o5th Avenue.

26179367_10215320807679833_364093046_o5th Avenue.

26177741_10215320810439902_1477543180_oHarlem.

26177440_10215320801359675_1649306671_oHarlem.

26179049_10215320809479878_1299072601_oWall Street.

26235761_10215320803399726_1366526618_oUpper West Side.

26178402_10215320802879713_335681858_oBrooklyn Bridge.

26235654_10215320801399676_562603245_oChinatown.

26178724_10215320800959665_244806903_oChinatown.

26145609_10215320802439702_2070365086_oChinatown.

26194753_10215320804159745_494828576_oSomewhere in New-York.

 

 

Mariah Carey – All I want for Christmas is you

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Travel Report #5 : New York (Part 2)

Day Seven : Aujourd’hui, on a décidé d’aller visiter la Statue de la Liberté et Ellis Island. Pour ça, il faut prendre un bateau. Ca tombe bien, il fait enfin beau ! Si le combo navigation + soleil est sympa, l’annonce que nous devrons faire face au jour le plus froid de la semaine l’est beaucoup moins.

Qu’à cela ne tienne, ça fait une semaine que je porte deux pulls, maintenant je vais porter deux écharpes.

DSC_0439 copieOn prend le métro pour rejoindre le bas de l’île [Chouette ! Je vais pouvoir m’amuser avec mon appareil !] On passe dans Battery Park (pour info, c’est moche en hiver). On prend le bateau. On est contents, du coup on fait les fous, et on va dehors, malgré la cruauté de l’air.

La lumière est vraiment jolie ce jour là.

Et puis ça y est, nous y voilà. La statue est canon. Mais (oui, il y a un mais), je dois avouer que je me sens un peu flouée par l’industrie cinématographique (?). J’ai en tête quelques plans majestueux où Mme Liberté paraît tout bonnement immense, alors qu’en réalité et bien… Elle n’est pas si impressionnante que ça. Voilà c’est dit.

Bon évidemment, ça ne m’empêchera pas de la prendre en photo sous tous les angles, et même de faire un selfie devant. Bah ouais.

On reprend ensuite le bateau vers Ellis Island, île qui abrite le musée de l’immigration. Un très beau bâtiment par lequel ont transité tous les immigrés arrivant sur la côte Est. C’est à voir.

DSC_0061Retour sur la terre ferme, plus exactement dans le Financial District. On en profite pour visiter le mémorial du 9/11, que j’ai trouvé vraiment beau, personnellement ! C’est assez fou d’imaginer qu’il y a pu avoir deux tours à cet emplacement… Et c’est encore plus fou de voir comment 13 ans après les alentours sont encore sinistrés, tout en travaux !

Mémorial du 9/11 (Bassin Sud)Petit tour par Times Square avant de rentrer, mais comme c’est vraiiiment loin de là où on est, on décide de prendre un taxi. PRENDRE UN TAXI À NYC !

J’exulte. Je crois même qu’il y a un film de ça, mais il restera confidentiel A JAMAIS.

 

Day Eight : Matinée improductive au possible. On doit rendre l’appart, car nous ne serons plus que deux pour les deux jours restants. Mais on doit aussi faire le check-in de celui qu’on a loué pour la fin du séjour. BIM ! Nouveau marathon matinal, qui m’a permis de me rendre compte que beaucoup de rues de New York avaient un sacré dénivelé positif (mais quelle joie !).

Une fois les valises posées, on part direction le Museum Of National History.

Petite précision : nous sommes sur la 37e, le musée se trouve sur la 79e. Voilà voilà. Je me demande encore pourquoi ce jour là j’ai lâché mes Mizuno pour mettre mes f*cking bottes.

Le musée est absolument immense. Et magnifique. Mais comme le MET nous attend, on ne s’y attarde pas outre mesure. Juste assez pour profiter d’une projection dans le planétarium, assortie d’un cours sur les étoiles (mais bon en anglais quoi. Hardos de tout comprendre).

En sortant, c’est l’heure du goûter, et on a super faim. On se met en quête d’un Dunkin Donut’s, mais dans l’Upper West Side, y’a pas. On traverse donc Central Park en direction du MET, qui est juste en face. J’ai le sincère espoir qu’un Dunkin’ nous attend de l’autre côté. Mais dans l’Upper East Side, y’a pas non plus.

On visite donc le MET le ventre vide, mais je reconnais qu’on y a très bien survécu. Faut dire qu’il y a de quoi s’occuper, la collection de ce musée est absolument incroyable. Y’a presque trop de choses, c’est dingue.

Notre seule et unique mission en redescendant, c’est de s’acheter à manger. Il faudra quand même attendre une vingtaine de blocs avant de se délecter d’un petit Everything Bagel juste toasté (et bien mérité).

L’heure qui suivit fut dédiée à l’étude comparative des prix des plaques de Hersey’s Cookie’s and Cream (comprendre : du chocolat blanc aux éclats d’un truc qui ressemble à de l’Oreo) entre toutes les épiceries qui se trouvaient sur notre chemin.

Résultat concluant : promo chez Wellness+, 3$ les deux plaques.

On en a pris douze.

 

Day Nine : Dernier jour complet à New York City Bitch.

Le soleil brille toujours et il fait – presque – “chaud”. On fait péter les lunettes de soleil le temps d’aller jusqu’au MOMA.

Le MOMA. La révélation de ma vie. Le musée in-con-tour-nable.

Six étages de Van Gogh, Picasso, Manet, Magritte, Kandinsky… Bonheur.

Après un méga burger à The Counter, on enchaine sur une après-midi shopping. A moi les quatre étages de Forever 21. Bon évidemment, le samedi à Times Square, c’est un peu comme le samedi aux Champs Elysées : c’est pas bon pour ton agoraphobie.

Aux alentours de 18h30, on réalise qu’on n’a pas encore mangé de glace à Coldstone Creamery. C’est maintenant ou jamais. Donc c’est maintenant.

Voilà une vraie bonne journée de fille qui s’achève.

 

Day Ten : Ca sent la fiiin.

Dernière étape avant le départ : Macy’s. Le but étant de trouver des Converses et des Vans, qui ici sont à un prix défiant toute concurrence. C’est donc bien naturellement que je suis repartie de là bas avec des mocassins Mickael Kors (à -75% en même temps c’est difficile de résister).

Contente de mon achat impulsif, je rejoins Penn Station, panique un peu en ne trouvant pas les caisses pour le NJ Transit, puis y parvins finalement. Il est 14h, je suis dans mon train pour l’aéroport, tout va bien.

Une fois là bas, j’apprends que mon vol a du retard. O joie. “Soyez là pour l’embarquement vers 20h !”. Ah bah oui, de toute façon maintenant je suis là je ne risque pas d’aller bien loin.

Cinq petites heures d’attente avec pour subsister des crackers et des M&M’s. Pas de Wifi, parce que mes appareils technologiques ne sont pas assez avancés. Le café coûte plus cher qu’au Starbucks, et en plus il est dégueulasse. L’eau des toilettes est chaude, comme ça on ne peut pas la boire. Ingénieux.

[…]

Je devais atterrir à 8h à Lyon, j’atterris à 9h à Dusseldörf. Pour n’en repartir qu’à 14h40.

Cinq heures à poireauter : deuxième round.

Ici je ne sais pas si le café est dégueu, parce qu’il est bien trop cher pour que j’ai envie de m’en payer un. La Wifi aussi est payante (Danke les allemands). J’ai toujours mes crackers et mes M&M’s. Je gribouille des trucs sur un carnet. Je m’endors sur moi-même de façon un peu lamentable. Les gens sont tous pimpants autour de moi, ils doivent pas comprendre mon état de décrépitude avancé. Faut dire que j’ai pas trop réussi à dormir, dans l’avion.

Pour finir je suis arrivée à bon port, avec en plus une bonne raison de râler (ah ah).
Et plein de supers trucs à raconter. Ma numérologie m’a dit que 2014 serait pour moi l’année du voyage. Ca commence plutôt bien pour l’instant, non ?

See you pour la prochaine destination !

 

Vous avez dit achats inutiles ?

Vous avez dit achats inutiles ?

Travel Report #5 : New York (Part 1)

Day Four : 6h15, dans ces eaux là. On part prendre le bus qui nous ramènera à New York. Trop de froid, bordel. Heureusement dans le bus il fait chaud. C’est bien, c’est propice à charrier des odeurs sympathiques. Genre le fumet des pieds de la voisine de derrière. Genre du poisson séché (original, pour un petit dej’). Genre des sandwichs douteux. MAIS QUI A RAMENÉ SON GARDE MANGER, LÀ ?!

Bref.

Arrivés à Port Authority, on Google Map notre appart. 29 minutes de marche ? Boarf, une broutille ! Rien ne nous fait peur, même pas le vent. On part. Et là, phénomène étrange : chaque pas m’éloigne un peu plus de mes 19 ans. Je redeviens une enfant. Je râle intérieurement.
J’ai faiiim. J’ai froiiiid. Je sens plus mes doiiigts. Ma valise est louuurde. J’en ai maaarre.
Le super bar à salade qu’on trouve pour se poser me réconcilie un peu avec la vie. Sweetgreen, qu’il s’appelle.

Puis on fait le check-in de l’appart. Petit duplex posey qui sent le propre, à l’angle de la 3e et de la 27e. Nickel Michel. Le temps de souffler deux secondes, et on repart direction la 5e avenue, qu’on remonte pépère. Petit crochet par Times Square et la boutique M&M’s.
LA BOUTIQUE M&M’S ! (Cf : mon Eldorado).

On monte ensuite au Rockfeller Center, en criant Top of the Roooock ! comme des crétins. On fait même quelques selfies (non mais WTF ?). C’est la vue, elle est belle, ça nous émeut. Affalés comme des cachalots sur les banquettes, on cherche un resto en grignotant des M&M’s (y’en a même à la menthe ! Et à la framboise ! Trop de folie !)

Après manger, retour à Times Square, histoire d’y passer de nuit. Ca vaut le coup d’œil. Je vous épargnerai les détails de mon émoi devant les quatre étages de Forever 21, ses robes à fleurs et ses prix qui ne dépassent pas 30$ (soit 21€). Je fais mon repérage, et je repars, des étoiles plein les yeux. Ouais ouais.

En rentrant, je me lie d’amitié avec le canapé, dont le moelleux épouse mon corps à merveille. C’est un fléau. C’est le coup de foudre de mon séjour.

Day Five : Aujourd’hui, on fait les fous. On quitte Manhattan pour Brooklyn. Première rencontre avec le métro New Yorkais afin de rejoindre le Brookyln Bridge. Je fais ma touriste moyenne et je m’amuse avec la vitesse de mon appareil. Trop hipe.

DSC_0212Trêve de bêtises, on entame la traversée du pont, et là quand même, qu’on se le dise : ça claque GRAVE. La vue est magnifique, le pont est magnifique… Rah, trop de beauté dans ce monde.

Arrivés là bas, on se perd un peu dans Brooklyn Heights, la faim au ventre, l’onglée au doigt. Tout est en briques et en escaliers de métal, c’est paisible, ensoleillé. Vus savez, de ce fameux soleil qui ne chauffe pas. Oui bon ça va, j’arrête de me plaindre.

On se met sérieusement en quête d’un endroit pour manger. Au choix : McDo, Burger King, Wendy’s, Dunkin Donut’s + tous les autres fast food qu’on connaît pas. La joie. Puis un gars nous file des coupons pour Checkers : 3$ le menu, il nous en faut pas plus. Evidemment, ça casse pas des briques. Mais bon. Je commande un menu avec un cheeseburger, sauf qu’en déballant mon sandwich, je m’aperçois qu’il est au poulet / sauce blanche (genre CBO en vachement moins bien). Flemme d’aller expliquer la méprise en anglais, je me contenterai de ça. J’ai le temps d’en manger les trois quarts et de me dire qu’il est quand même super mou, avant de me rendre compte que c’est pas du poulet… mais du poisson. AAARGH.

Mon repas est un fail, je suis dépitée.

On repart en quête de Williamsburg, qui est en fait méga loin à pied. On attendra quand même de se perdre dans une cité et de se retrouver à proximité d’une deux fois deux voies pour décider d’abandonner et de retourner à Manhattan.

NB : la prochaine fois, penser à regarder plus précisément le guide touristique.

Carte en main, on trace tout droit vert Chinatown. L’effervescence ici est encore plus flagrante qu’ailleurs. C’est un ilot à part. Un ilot que je quitte avec des lunettes rondes en plastique vert, mon petit souvenir personnel inutile.
Le temps d’une courte pause Dunkin’ (notre faiblesse des vacances), on continue notre remontée vers Little Italy, ou l’endroit qui te donne envie de manger au restaurant là, tout de suite. A 16h30 oui.

DSC_0301On dévie vers Soho, et ses bars, et ses boutiques. Exemple : la boutique Converse officielle, avec son mur de chaussures formant le drapeau américain, et ses Ipads qui te permettent de personnaliser le design de ta basket. Ou alors l’épicerie Dean & Deluca. Tu payes 6$ ton aubergine, mais qu’est-ce que c’est chouette là-bas dedans.

En rentrant, on cuisinera une petite ratatouille, histoire d’avoir l’impression de se faire du bien au corps au moins une fois dans la journée. Mais faute de riz, on la mangera avec une tortilla. Fajita-touille quoi.

 

Day Six : Je commence ma journée avec un bol de Lucky Charms, je suis trop heureuse. Quatre ans que je rêvais d’en remanger. (Oui, il m’en faut peu)

DSC_0324 copieLe programme du jour, c’est une promenade sur la High Line, jardin suspendu aménagé sur des rails désaffectés. On la prend sur la 27e, pour descendre tranquillement une dizaine de blocs, au milieu du Lower West Side. Evidemment, c’est l’hiver, donc pour la verdure, on repassera. Mais le principe est vraiment sympa. Ca vaut le détour.

DSC_0346 copie

Vue de la High Line

On arrive tout droit dans le quartier de Chelsea, et plus précisément dans le Chelsea Market. Le Chelsea Market… Un petit marché couvert tout en briques et en vieilles pierres, lumières tamisées et enseignent antiques, regorgeant de petits restaurants des quatre coins du monde.

L’émerveillement.

C’est là qu’on trouvera les plus belles cake pops du séjour, pleines de paillettes et de couleurs. Un bon truc de filles quoi.

L'homme aux pigeons. Washington Square Park

L’homme aux pigeons.
Washington Square Park

On entreprend ensuite de se balader un peu dans Greenwich Village, de visiter son Dunkin Donut’s, de passer par le Washington Square Park avant de remonter la 5e avenue direction l’Empire State Building.

Objectif : avoir le coucher de soleil. On a donc anticipé le monde – et on a réussi -, mais ça s’est joué à un poil.

Le plus flagrant là haut, c’est le silence. Le silence de la ville. Elle s’étend à nos pieds, bouillonne de lumières et de voitures, de passants, et pourtant, il n’y a que le murmure de l’air (et des touristes, mais on fait abstraction). C’est fascinant comme endroit.

Ressourçant.

Travel Report #4 : Boston

Je le reconnais, j’ai été un peu absente ces derniers temps, mais c’était pour mieux revenir avec pleins de supers trucs à raconter.

Il se trouve que pour ces vacances de février, j’ai décidé d’aller rendre une petite visite à une amie en échange universitaire de l’autre côté de l’Atlantique.

Destination : New-York.

 

Day One : Me voilà donc partie le vendredi matin, alone, comme une grande. Le plan de la journée : Lyon St Exupéry – Francfort – New York. Jusqu’ici tout va bien, si on omet le fait que j’ai failli oublier d’enregistrer ma valise (on va mettre ça sur le compte de l’excitation). Arrivée à Francfort, je marche pour rejoindre mon autre porte d’embarquement. Longtemps. Longtemps genre je mets moins de temps pour aller à Monop’, faire mes courses et revenir chez moi.

En entrant dans l’avion, je remarque qu’il est plus large que mon salon. Je suis partagée entre amusement, fascination et… tristesse. Je me console en parcourant la bibliothèque de films et séries qu’il y dans mon petit écran tactile. Pour ce voyage, ce sera American Beauty (et Prisoners, mais en VO j’ai rien compris).

Puis enfin, après plus de huit heures de vol qui m’ont bien engourdi les jambes et les fesses, c’est l’atterrissage. Ici il est 16h, lumière de fin de journée toute dorée, on aperçoit les buildings en fond de toile.

Putain je suis aux States.

Pour la peine, j’écoute Happy de Pharrell.

Et il fallait bien ça, parce qu’ensuite, c’est la traversée du désert. 1h30 d’attente pour passer la douane. Jamais vu une queue aussi longue.

Prendre sur soi. Oublier qu’on a envie de faire pipi.

Une fois la valise récupérée, je file vers la sortie, impatiente de retrouver mes copains venus me chercher. Mille fois je me suis imaginé la scène. Mais bizarrement, pas une seule fois dans le scénario les portes s’ouvraient sur un hall… sans mes copains.

Grosse panique, là.

Topo : je suis à l’autre bout du monde, il commence à faire nuit, mon téléphone est out, je n’ai pas l’adresse de l’appart’ où je dors, et JE NE SAIS PAS OÙ SONT MES POTES. Je sens poindre une envie de pleurer. Mais battante que je suis, je me mets en quête d’une âme charitable qui voudra bien me prêter son tel, que je puisse me connecter sur Facebook. Et j’y parviens. Alleluia.

Le temps de lire qu’ils sont venus, puis ne me voyant pas arriver, sont repartis ; et de fixer un point de rendez-vous, je m’en vais prendre le NJ Transit vers Penn Station – NYC. Moins enjouée que je ne le pensais, néanmoins. Et puis ça caille.

Arrivée à Madison Square Garden, j’ai quand même un petit sourire béat. Quand même.

Je retrouve ma copine, on file à l’appartement qui n’est qu’à deux ou trois blocs. Il y fait bien chaud. Le tapis est en poils, couleur vert morve. Très doux, cependant. C’est l’élément majeur que je retiendrais de ce pied à terre.

 

Day Two : Je manque de faire une crise cardiaque quand le réveil sonne. Trop de violence. Le fait est qu’un bus nous attend à 7h à Port Authority pour nous emmener à Boston. Gros marathon pour rejoindre la gare, il est 6h, on traine nos valises au pas de course, tout va bien. Je suis bonne pour reprendre une douche en arrivant.

Le bus est assez confortable, mais bien entendu, je ne dors pas. Pourtant j’aimerais bien. Je mets de la musique pour oublier le gars qui ronfle à côté de moi, et je regarde le paysage : des arbres gris qui dentellent le ciel, et quelques maisons colorées perdues au milieu de la neige. Ca me plait bien.

L’arrivée à Boston (comme l’arrivée dans n’importe quelle ville que je visite, je crois), est un peu folklorique. C’est un parcours du combattant pour trouver le métro, sans parler de l’achat du ticket à la borne, quand t’y connais rien à tes pièces de dollars. Moment de bonheuuur. Mais prendre le métro à Boston, c’est une véritable attraction, un truc qu’il faut faire dans sa vie. Parce que la Green Line, c’est un peu le train de la mine.

DSC_0009En sortant à Copley, on fait confiance à Geoff, qui a l’adresse de l’appartement + une copie d’écran de l’itinéraire. Oui mais dans la vraie vie ce n’est pas aussi simple.

Temps passé pour trouver Marlborough St : au moins 45 minutes.

Bon, on s’est diverti en regardant passer des coureurs déguisés en super héros. D’autres poussaient des caddies en hurlant, habillés n’importe comment. Normal quoi.

Après avoir – enfin – posé nos valises, opération MANGER. Ce sera à la Boston Burger Company (des burgers ? tiens donc !).

Puis retour à l’appart pour le check-in officiel. On attend le propriétaire. 15, 20, 45 minutes. Plus encore. Ah mais… c’est pas une porte à code, ça ? Ah mais… On n’avait pas le code marqué sur la feuille de réservation depuis le début ? Ah bah si. Voilà voilà.

Désespérés, on fait la sieste. Puis on ressort pour voir le soleil se coucher au dessus de la rivière gelée. C’est schön. Tout comme les lampions de la patinoire du parc. Cute. Et Chinatown. Fun.

 

Day Three : Es partido pour la Freedom Trail, ligne rouge tracée au sol qui permet de découvrir tous les points historiques de Boston, ayant trait à la Révolution Américaine.

Mais d’abord, stop au Starbucks pour un petit egg and muffin au bacon (ou comment commencer sa journée de manière jouissive).

Puis nous voilà partis sur la ligne. Un parcours de six kilomètres, au cours duquel on découvrira, en vrac : Quincy Market, la rue des pubs (trop stylée) ou encore Little Italy (trop stylé bis). C’est là d’ailleurs qu’on décide de s’arrêter, pour une pizza. Et pour nous réchauffer accessoirement, parce que le froid là bas, c’est pas humain.

En commandant, on prend naïvement une pizza chacun. Comme en France quoi. Sauf que là bas, et bah c’est pas pareil. Margharita a limite la taille de ton oreiller, et même si y’a que dla mozza et des tomates, c’est beaucoup trop. On repart donc avec une boite contenant nos moitiés de pizza qu’on a pas pu finir. Dla bombe ! On a trouvé notre repas de ce soir.

On traverse un pont pour aller vers le quartier de Charlestown, où se trouve l’USS Constitution Museum. Bon certes la Navy c’est pas mon truc à la base, mais il faut avouer que le bateau est canon.

On passe par le Bunker Hill Monument pour repartir, un grand obélisque qui domine Boston. Pas eu la force de monter ses 293 marches. Shame on me.

Mais pour m’arrêter boire une bière au Hennessy’s (enfin une bière… un verre de lait), aucun souci. Ni pour une cake pop du Starbucks – encore – d’ailleurs.

Il faut savoir qu’il y a 255 Starbucks rien que sur l’île de Manhattan. En France ? 52. Voilà voilà.