Breakfast in Vienna…

…And lunch, and coffee, and cake, and dinner ! Youh !

Bon rassurez vous, je ne suis pas devenue bilingual en un week end dans les contrées autrichiennes. Au pire j’ai pu apprendre que strasse en allemand et gasse en autrichien, bah c’est pareil. Mais je crois que je m’éloigne un peu du sujet principal. Bref. L’intro en anglais, c’est juste parce que ça sonne bien. Et parce que ça me permet de lancer avec classe l’un des éléments essentiels de ce week end : la bouuuffe ! La bouffe oui, cette passion qui unit bien des êtres humains sur cette terre.
Mais bon, il n’y a pas que ça à Vienne non plus hein. Il y a aussi beaucoup de jolis (et anciens) bâtiments, et beaucoup de lumières. C’est principalement ce que vous allez voir sur les photos qui suivent d’ailleurs.

Allez, c’est le moment de débuter cette #Viennastory : un vendredi de novembre, notre réveil a sonné à 5h (je dis notre parce qu’on était deux, avec ma copine). C’était dur. Mais c’était pour la bonne cause : un week end de 3 jours a Vienne, entre copines. Le rêve non ? Après un vol, matinal donc, au dessus de magnifiques monts enneigés, nous atterrissons dans un aéroport flambant neuf et plutôt classe. Un train un peu moins neuf et un peu moins classe (mais fort pratique) nous emmène dans le centre, sous un soleil joyeux. Le temps de poser nos bagages dans un appartement absolument magnifique (une de ces perles d’airbnb, aussi jolies en photo qu’en vrai, voire même encore plus), nous repartons à pied en direction du quartier de la gare et du Belvédère.

Si le quartier en soi n’a qu’un intérêt limité, il abrite en revanche cet oasis de beauté qu’est l’Hôtel Daniel et son restaurant le Daniel Bakery. À nous le bruuuunch et la pause bien méritée après une matinée mouvementée…

Hotel Daniel - Daniel BakeryHotel Daniel - Daniel Bakery

Daniel Bakery

L’estomac un peu trop plein, mais heureuses (manger rend toujours heureux hein, c’est bien connu), nous repartons de notre havre de paix pour aller découvrir le centre ville et son effervescence incessante. Le soleil brille encore haut, les visiteurs se pressent, le nez en l’air et des paquets aux bras. Des hommes en costumes moirés et bottes de cuir nous alpaguent à la sortie du métro pour nous vendre un opéra. Ça pourrait être sympa en effet ! Mais spoiler : nous n’irons pas. Non, nous allons pour l’instant nous contenter de marcher bras dessus bras dessous, se laissant porter par le flot des marcheurs et la vie palpitante de ces vitrines lumineuses et brillantes. Et surtout, surtout, admirer les bâtiments tous plus wahou les uns que les autres (wahou est un adjectif nul, je vous l’accorde, mais il est plutôt explicite non ?). On flâne, on fait quelques boutiques, on bifurque dans des petites rues adjacentes à l’avenue principale, et ce jusqu’à Karl’s Platz, la fameuse, la grande.

VienneVienneNotre balade nous emmène jusqu’à la bibliothèque nationale, que nous décidons de visiter après avoir profité un peu de la douce chaleur du soleil d’automne.

Ce lieu est magique, silencieux, chargé d’histoire. Un coup de coeur !

Bibliothèque de VienneBibliothèque de VienneUn peu fatiguées par cette première journée plutôt intense, nous reprenons le chemin de l’appartement dans une Vienne illuminée et éblouissante (Vienne la nuit ça vaut mille fois le détour !)

Rue de VienneNous atterrissons dans un petit restaurant de quartier qui ne paye pas de mine mais où l’on mange bien. Puis l’heure est au repos : demain est une encore une grande journée.

Samedi matin. Réveillées par un jour clair et lumineux dans notre appartement d’architecte, nous nous préparons et partons prendre le petit déjeuner dans un joli café en bas de l’immeuble : le Budapest Bistro. Joli endroit repéré la veille, avec une carte de petit déjeuner fort alléchante, mais un accueil un peu froid. Dommage !

Nous prenons ensuite la direction du Naschmarkt, un marché permanent qui ressemble a de jolies Halles à l’ancienne, rassemblant à la fois des étals de fruits, légumes, viande, pain… Mais aussi de sympathiques petits restaurants. Bon évidemment l’endroit est très touristique et assez dense ! Il constitue néanmoins une petite balade sympa à faire (de préférence le ventre vide pour pouvoir s’y arrêter… On le saura pour la prochaine fois !)

Naschmarkt - VienneNaschmarkt - VienneToujours à pied, on continue notre balade jusqu’à Karl’s Platz, puis nous atterrissons au Palmenhaus, cette grande verrière rétro au milieu du quartier des musées. D’un côté, elle fait café brasserie, et de l’autre, c’est une palmeraie abritant des rares espèces de papillons. La visite était plutôt marrante, et très humide ! Assez dépaysant…

Palmenhaus - ViennePalmenhaus - VienneN’ayant toujours pas faim, nous décidons de partir à la découverte de la vieille ville, avec ses petites rues et ses vieilles boutiques (dont la papeterie / boutique de souvenirs Papierhaus A. Katzer dans laquelle on peut me perdre aisément quelques heures).
Puis nous traversons le canal du Danube pour aller vers le quartier du Prater. On a repéré le Supersense, un resto boutique spécialisé dans les vieux Polaroïds, les vieux vinyles, les vieux trucs cool quoi. C’est notamment là qu’on peut se faire tirer le portait en pola géant, avec d’authentiques appareils photo du début du siècle… Dingue non ?! J’avoue, on a hésité un moment, mais on a finalement décidé de ne pas le faire. Ca aurait quand même été un sacré souvenir ! En tout cas, entre ça et le repas absolument délicieux pour un prix carrément abordable, c’est une étape absolument indispensable de tout passage à Vienne !

Le Supersense - VienneLe Supersense - Vienne

Supersense

À regret, nous quittons cette chouette adresse et revenons dans le centre et son effervescence de fin d’après midi. Plus par gourmandise et curiosité que par réelle faim, nous cherchons un “café viennois” pour prendre un vrai goûter typique, avec tout ce qu’il peut avoir de kitsch. Nous arrêtons notre choix sur le Café Central, et son portier en livrée à l’ancienne. A l’intérieur, des vieilles banquettes, des tables en bois ciré, des lustres à globe, des grands tableaux et un choix de pâtisseries toutes plus épaisses et gourmandes les unes que les autres. L’ambiance est étrangement calme et feutrée, malgré le monde (toutes les tables sont prises, il y a la queue pour rentrer et un serveur nous place). On est bien loin des endroits à la fois modernes et vintage visités jusqu’à présent, mais le charme désuet de cette grande brasserie a nappes blanches est quand même agréable. Ça vaut un petit détour !

Café Central - Vienne

Café Central

Le soir, nous avons prévu d’aller manger au Motto, un bar restaurant carrément cool et tendance repéré avant notre départ. Chance, il se trouve à 100m de notre appartement (si ça c’est pas le destin…)

Il est 20h. Derrière une porte en métal aveugle et très discrète, nous pénétrons dans un monde fait de fumée, de plantes vertes et de musique ambiançante. Les banquettes sont en velours d’un profond vert émeraude, les murs en béton brut, et il y a des lampes en néon fluo derrière le bar qui participent à l’ambiance fun et rétro de ce lieu si atypique et terriblement cool. Nous prenons un mojito en attendant que notre table soit prête. Le repas est vraiment délicieux. C’est un peu cher, certes, mais franchement, ça vaut le coup.

Dimanche matin. Histoire de ne pas être réveillées à l’aube par l’aveuglante lumière des grandes fenêtres de notre chambre d’architecte, nous avons tout calfeutré avec des coussins, des couvertures et des pulls. C’est un peu camping, mais ça fonctionne ! Nous nous levons donc tranquillement, prenons le petit dej à l’appart avec des restes de brioche achetée la veille, puis nous filons prendre le métro direction le château de Schönbrunn.
Il fait tout gris, il y a du brouillard. C’est pas risou risou.
Sinon l’enceinte du château est immense. Nous la longeons un bon moment avant d’enfin arriver devant l’entrée ! Dans la cour, où le nombre de touristes est déjà impressionant, nous voyons s’activer les préparatifs du marché de Noël qui débutera dans quelques jours. Nous optons pour la visite basique, et partons à la découverte de ce gros bâtiment jaune. Nous traversons des dizaines de pièces meublées selon le style de l’époque, apprenons quelques bribes de détail sur la vie de la famille impériale. C’est plutôt amusant ! Et un peu impressionnant aussi il faut l’avouer, la bâtisse est vraiment immense…

Chateau de SchönbrunnNous décidons de faire un tour dans les jardins, qui sans surprise sont à la mesure du château. Des allées s’étendent à perte de vue à droite et à gauche, et on y voit pas mal de joggers venir faire leur tour matinal. Dommage que nous soyons en novembre, car tout est un peu triste et déplumé. Adieu les plates-bandes de fleurs et les jolies couleurs ! Cela ne nous empêche quand même pas d’aller visiter les labyrinthes (hihi).

Nous repartons sous un ciel qui se déchire pour laisser apparaitre quelques rayons de soleil. Enfin ! Il est presque 13h, la faim se fait sentir. Nous repassons en vitesse à l’appartement récupérer nos sacs, puis nous nous dépêchons de retourner en centre ville pour trouver un endroit où déjeuner. La veille, nous avions repéré le resto de Jaimie Oliver et sa façade pleine d’ampoules (#passion), alors nous tentons. Chance, ils nous trouvent un coin de table, alors même que nous n’avions pas réservé. J’y mange un burger à tomber par terre. Et je vais faire pipi dans les toilettes les plus cool que j’ai jamais vues. Donc franchement, Jaimie’s Italian 10/10 !

Jaimie's Italian VienneJe ne m’étendrai pas outre mesure sur le reste de l’après midi, étant donné que nous avons surtout erré avec nos sacs dans la ville, avant d’atterrir dans un autre café Viennois, le Café Diglas, plus confiné que le café Central, avec plein de banquettes rouges et des abat-jour en forme de tutu (old-school mais cool). Les serveurs étaient plutôt sympa jusqu’à ce qu’ils comprennent qu’on allait traîner là un certain temps avec seulement un thé et un latte macchiato. Du coup on est parties.

Vous saurez donc, si vous allez à Vienne, que l’aéroport est doté de trucs vachement cool quand on doit attendre son avion pendant 15 ans. Genre des banquettes tellement larges et longues qu’on peut carrément s’allonger dessus de tout son long et chiller en regardant passer les gens qui courent dans l’aéroport. C’est plutôt chouette. Surtout quand on vient de passer 2 jours dans cette capitale pleine de surprises, à mi-chemin entre tradition, kitsch et mainstream.

VienneAuf Wiedersehen Wien !

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New-York my love

Encore ?! me direz-vous.

Eh oui. Encore.

New-York et moi, c’est une grande histoire d’amour. Elle a commencée en février 2014, quand je me suis émerveillée devant la boutique M&M’s, que j’ai plongé longuement dans les œuvres majestueuses du MoMa et que j’ai vécu une semaine au rythme magique et effréné de cette ville qui ne dort jamais.

Ça ne s’est pas arrêté depuis.

Mais comme toutes les relations longue distance, elles tiennent un peu et puis vient le moment où il faut raviver la flamme. Ma dernière escale dans la grosse pomme datant de mai 2014, il était donc grand temps de souffler sur les braises. Grand, grand temps.

Et que dire alors de cette (re)découverte ? New-York a-t-elle changée ? Ou peut-être est-ce moi… ? Non. Non, rien n’a changé. Tout est aussi magique, superbe, surprenant, fatiguant, amusant… Et la nouveauté est toujours au rendez-vous.

DSC_0998_RMon crew dans Harlem.

Premier matin, on se réveille au coeur d’Harlem et on parcourt le quartier à la recherche d’une église pour assister à une messe Gospel. Notre perle se trouve juste au bout de notre rue, une belle église hispano-américaine. Nous choisissons le service en anglais, histoire de pouvoir comprendre le minimum, et nous atterrissons dans un monde à la spiritualité joyeuse, où la chaleur et les bons sentiments transcendent l’assemblée et dépassent de loin les frontières.

Nous traversons Central Park de haut en bas. C’est chouette mais c’est long.

Nous nous perdons dans une foule impressionnante massée devant les illuminations du Disney Store de la 5e Avenue. Et autant dire que même à 23 ans ça fait rêver.

Puis un autre jour, nous faisons du patin au milieu du village de Noël de Bryant Park, en écoutant des chansons de Noël jazzy.

Puis un autre jour, nous buvons un peu trop de margharitas dans un bar mexicain d’Harlem, et rentrons sous la pluie tels des Marie Poppins hilares et éméchées.

Nous découvrons le quartier tellement cool de DUMBO, et sa vue à couper le souffle sur les ponts de Brooklyn et Manhattan.

Nous mangeons, mangeons, mangeons tellement. Harlem Shake, Clinton St. Baking Company, Levain Bakery… Et les caramel macchiato du Starbucks, et la pâte à cookie crue de , et les brunchs maison, et les queues de Homard à 5$ (oui oui !)

Désormais, les rues de brique scintillantes de Soho n’ont plus de secret pour moi, tout comme les lignes de métro 2 et 3 (même à 8 cerveaux il nous aura quand même fallu un certain temps avant de comprendre le fonctionnement des trains locaux et express…)

J’ai retrouvé avec un bonheur intact le Chelsea Market, le Musée d’Histoire Naturelle, la High Line, la Statue de la Liberté, les rues foisonnantes de Chinatown.

J’ai dépensé bien trop de dollars dans des carnets Rifle Paper Co. et des bougies parfumées.

Mais je suis revenue la tête débordant de souvenirs, les yeux remplis de merveilles, avec l’expérience joyeuse et bordélique d’une semaine de colocation à 8 et une seule envie : y retourner le plus vite possible.

26178813_10215320810839912_360639595_o5th Avenue. 

26237942_10215320809559880_2135946530_o5th Avenue.

26179367_10215320807679833_364093046_o5th Avenue.

26177741_10215320810439902_1477543180_oHarlem.

26177440_10215320801359675_1649306671_oHarlem.

26179049_10215320809479878_1299072601_oWall Street.

26235761_10215320803399726_1366526618_oUpper West Side.

26178402_10215320802879713_335681858_oBrooklyn Bridge.

26235654_10215320801399676_562603245_oChinatown.

26178724_10215320800959665_244806903_oChinatown.

26145609_10215320802439702_2070365086_oChinatown.

26194753_10215320804159745_494828576_oSomewhere in New-York.

 

 

Mariah Carey – All I want for Christmas is you

Benvinguts a Mallorca

Les îles Baléares… Une combinaison de mots si délicate qu’elle laisse rêveur, à moins que ce ne soit les images de sable clair et d’eau teintée de camaïeux turquoise que l’on y associe… Il ne nous en faut pas plus pour choisir Majorque comme destination pour notre pause soleil du printemps. Une escapade en pleine mer Méditerranée, là où l’on est à peu près sûr de trouver de la chaleur et de la bonne humeur, le tout pour pas trop cher et pas trop loin !

Alors, que faire à Majorque ? Spoiler : visiter des criques paradisiaques…  Mais pas que !

  1. Arriver tranquille

On descend de l’avion cueilli par un beau soleil de fin de journée, des palmiers trainent un peu partout, ça sent bon les vacances ! La voiture de location récupérée (indispensable pour profiter pleinement du charme de l’île), nous filons direction le nord pour retrouver notre hôtel situé à Platja de Muro.

Bon, autant vous le dire tout de suite, le quartier en lui-même a zéro intérêt. C’est une longue avenue presque en front de mer, bordée de vieilles boutiques de souvenirs et de restaus à fritures tous plus pourris les uns que les autres, le truc ultra touristique et sans charme. L’hôtel par contre est top : moderne, joli, une graaande piscine avec lignes de nage dans la cour intérieure du bâtiment, et un super restaurant qui propose un buffet à volonté le soir… Autant vous dire qu’on n’a pas cherché plus loin !

  1. Découvrir des criques de cartes postales

Bien entendu, c’est l’un des attraits majeurs de l’île. Alors j’en parle parce que c’est du classique, mais au risque de vous décevoir… Si on a passé une demie journée à la plage sur l’ensemble du séjour, c’est le bout du monde ! L’envie de barouder était trop forte… Mais j’y reviendrai 😉

Notre première rencontre avec l’eau turquoise qui fait rêver se fait à la Cala Figuera, une crique juste en dessous du Cap de Formentor (joli point de vue, soit dit en passant). La plage est en gros galets (pas top pour poser ses fesses durablement) mais l’endroit est vraiment joli. En prime, vous avez une petite chèvre sauvage qui vient renifler votre sac et essayer de voler vos Bensimon (et là vous pensez très fort à Ted et the goat dans HIMYM, et vous lui dites gentiment de dégager).

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Cap de Formentor

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Cap de Formentor

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Cap de Formentor

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Cala Figuera

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Cala Figuera

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Cala Figuera

L’autre petit coin de paradis que nous investissons le deuxième jour est la Cala Mitjana, une crique accolée à une grande propriété d’un monsieur très riche. Il faut s’accrocher pour la trouver et y accéder, mais une fois qu’on a nos orteils dans ce sable blanc tout fin… Ça vaut toutes les marches par un soleil de plomb.

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Cala Mitjana

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Le long de la route de la Cala Mitjana

  1. Rouler sur des routes pittoresques

Sorti de la quasi unique autoroute qui relie le sud-ouest de l’île au nord-est, Majorque est traversée d’une multitude de petites routes toutes plus belles les unes que les autres. Tantôt bordées de champs blonds, tantôt de petits arbres plantés dans une terre ocre. Des murs en pierres sèches et claires délimitent les terrains, parfois il y a aussi des palmiers, des pins, des moulins.

Pour ceux qui ne craignent pas les routes sinueuses, le nord-ouest de l’île abrite la Serra de Tramuntana, le principal massif montagneux de Majorque. Il y a de quoi se perdre dans les virages en épingle, les terrasses d’oliviers, les cols et les forêts, mais ça vaut cent fois le détour ! On roule les fenêtres ouvertes, ça sent le vent et les pins, on croise des lacs de montagne et des miradors magnifiques, c’est l’aventure quoi 🙂

Mirador

Mirador sur la route de la Serra de Tramuntana

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Route du col de Soller

  1. Visiter des villages mignons

Ça va un peu avec les routes de campagne trop choupi. Majorque regorge de petits villages en pierres dorées, rues pavées, églises travaillées, et ça, c’est pas pour me déplaire !

A quelques encablures de notre hôtel se trouve le village fortifié d’Alcùdia, une petite merveille traversée de rues étroites, aux maisons claires et bordées de plantes, une longue rue commerçante offrant quelques restaurants familiaux et de belles boutiques. On en profite également pour acheter de la Flor de Sal d’Es Trenc aromatisée citron lavande (miam !), pour se balader sur les remparts et admirer les toits de la ville… Une bonne petite trouvaille quoi !

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Alcùdia

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Alcùdia

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Alcùdia

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Alcùdia

Lors de notre escapade en perdition sur les routes du sud, nous traversons (entre autres) le village de Ses Salines. Des petites terrasses et jolies bodegas m’attirent l’œil, mais malgré mon irrésistible regard de chien battu disant “s’il te plaiiit, arrête-toi là que nous mangions une glace dans ces endroits trop beaux et bien décorés”, je n’obtiens pas gain de cause. Du moins pour l’instant…

Le programme, c’est d’abord de retrouver le bourg de la Cala d’Or, qui contrairement à ce que son nom laisserait penser n’abrite que des bâtisses toutes blanches ! On se promène dans des petites rues pleines de boutiques de souvenirs et de restaurants du monde entier… C’est si calme en cette saison ! Mais c’est plutôt agréable. Je m’extasie devant d’énormes cygnes et flamants roses gonflables, puis nous reprenons les routes de campagne pour rejoindre l’hôtel.

Côté nord-ouest, c’est le village de Fornalutx qui attise ma curiosité, celui-ci s’auto proclamant plus beau village d’Espagne. Je demande à voir ! C’est ainsi que nous nous retrouvons à sillonner le col de Soller avec ses épingles à faire frémir Sébastien Loeb et ses cyclistes relous venus se faire mal aux cuisses en vue de l’Ironman organisé sur l’île le 13 mai… Nous nous arrêtons d’abord à Soller, dont l’attrait principal est sa belle cathédrale et son petit tramway à l’ancienne. Une jolie place et une rue commerçante donnent au village une âme conviviale, mais nous ne nous y attardons pas… Nous préférons rejoindre le port de Soller, qui se trouve à quelques kilomètres en contrebas, et qui est lui vraiment agréable ! De jolis restaurants, quelques collines environnantes et une grande plage… De quoi faire une sympathique balade !

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Cathédrale de Soller

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Tramway de Soller

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Port de Soller

Quelques virages plus haut puis quelques virages plus bas (quand je vous dis que c’est vallonné) nous atterrissons à Fornalutx (ou Forlanutx pour ceux qui ont un peu du mal à le prononcer du premier coup). Je fonds littéralement devant ses moult escaliers en pierre, ses rues toutes plus étroites et pleines de plantes les unes que les autres et sa belle lumière dorée du soleil de 16h. C’est aussi adorable que je m’y attendais !

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Fornalutx

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Fornalutx

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Fornalutx

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Fornalutx

  1. Manger dans des supers restaurants

Si on a préféré jouer la sécurité et profiter du buffet de l’hôtel le soir, on voulait quand même se faire plaisir le midi, et découvrir des endroits un peu typiques. Mon œil ayant été accroché par les belles devantures de Ses Salines, j’ai fait quelques recherches pour tomber sur le Cassai Grand Café and Restaurant, un bar restau à la décoration juste magique, avec petite cour intérieure, carte alléchante et prix plus que corrects… On n’a pas été déçu ! Un service impeccable, une ambiance ensoleillée et agréable à coup de playlist bien chillout, et bien sûr des plats délicieux, entre jambon serrano ultra fin, tartare de thon bien relevé et salade aux grosses gambas citronnées… Sans oublier le petit gâteau aux amandes, dessert typique de Mallorca ! Une adresse à conserver bien précieusement.

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Cassai Grand Café and Restaurant

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Cassai Grand Café and Restaurant

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Cassai Grand Café and Restaurant

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Cassai Grand Café and Restaurant

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Cassai Grand Café and Restaurant

La seconde bonne surprise gastronomique, c’est au port de Soller que nous la trouvons. Après avoir arpenté toutes les terrasses en décortiquant les menus et en analysant d’un œil discret les assiettes des clients, nous décidons de tenter l’expérience Ca’n Quiros. On a eu du nez ! Que ce soit le gaspacho bien frais, les filets de dorade au feu de bois ou les pinxets d’une agréable finesse, tout nous ravi sur ce coin de port bercé par les bateaux qui clapotent.

  1. Faire du shopping à Palma

Ou déjà juste se balader dans les rues étroites et colorées, lever la tête vers les balcons et le linge qui sèche, profiter de l’ombre fraîche des maisons silencieuses. Palma est une grande ville, avec son centre historique tournant autour de sa magnifique cathédrale et faisant face au littoral. Une ville au folklore typiquement espagnol, avec des arbres feuillus, des pavés et des ruelles… Tout ce qu’on aime quoi !

En prime, on peut même aller faire un (ou plusieurs, soyons fous) tours à Zara, et ça, ça fait toujours plaisir.

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Cathédrale de Palma

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Cathédrale de Palma

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Rue de Palma

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Rue de Palma

Pour les plus intrépides (ou ceux qui n’ont jamais vraiment cessé d’avoir 18 ans dans leur tête), il y a aussi la possibilité de pousser une vingtaine de kilomètres plus loin, jusqu’à la débauche de Magaluf. Un front de mer plutôt agréable, un super Boardriders shop, mais surtout beaucoup de bars. Beaucoup beaucoup. Et des tatoueurs, des magasins de souvenirs vendant des merdouilles et des zizis en plastique, de quoi se payer une bonne tranche de rire gras et d’humour pipi caca bite avec ses vieux potes de fac (ou avec son amoureux-se, chacun son style…)

  1. Se faire arnaquer comme de vrais touristes

Certains diront que de vraies bonnes vacances ne sont pas de vraies bonnes vacances si on ne se fait pas avoir à un moment ou à un autre (ayant un jour douloureux payé 21€ une sangria sur les Ramblas de Barcelone, je sais de quoi je parle). C’est ainsi que tout naïvement, guidés par notre estomac aux abois et notre envie de tâter la couleur locale, nous prenons place sur une petite terrasse à la décoration vive. Ambiance place calme et ombragée, ardoise de tapas et mosaïques : c’est l’ES3 bar.

L’humeur de la serveuse (aussi gaie que si elle venait de se planter un clou dans le pied) aurait déjà dû nous alerter sur la qualité du boui boui. Pas découragés, nous commandons non pas trois, ni quatre mais cinq tapas à se partager. Que n’avions-nous pas fait là… Nous attendions des albondigas, nous avons de grosses boulettes indéchiffrables au savoureux goût cantine du collège. Les gambas à l’ail ? De vulgaires crevettes grisâtres à peine cuites baignant dans l’huile. Du jambon trop épais, une part de tortilla et du houmous pas pires mais pas exceptionnels non plus… Le tout pour la modique somme de… 45€ !

Si on ajoute à ça les cookies à 10€ de l’aéroport (ouch) et la sangria d’il y a trois ans, on obtient comme morale : NE JAMAIS ACHETER QUELQUE CHOSE SANS REGARDER LE PRIX AVANT. Voilà.

 

Bon, évidemment, c’est un peu cruel de terminer cet article sur une note aussi piquante (ahah le mauvais jeu de mot. Vous l’avez ?) parce que bon, Majorque c’est quand même super cool, et on a bien l’intention d’y retourner un jour pour terminer notre exploration. Et vous, ça vous tente ?

PS : pour les ignares comme nous, Benvinguts (ou Béé-vin-gu pour la dame du GPS) n’est pas une autre manière de dire “Bienvenue” en Allemand (on sait tous que c’est Willkommen, hein). Non, ça veut dire bienvenue en Catalan. De rien.

Un jour en hiver

Un jour en hiver.
Je suis sortie de ma voiture pour admirer la neige s’envoler autour des sommets à la façon d’une brume légère.
Les chevilles fraichies par la neige qui s’engouffrait dans mes chaussures, admirant un paysage pastel et majestueux, dans le silence feutré des étendues immaculées.

Un jour en hiver, je me suis rappelée à quel point j’aimais cet endroit.

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Fréro Delavega – Le Chant des Sirènes (eh ouais)

D’autres photos de Chamonix en hiver ? Regardez par là

Eu vou fazer…

La gaîté inouïe des couleurs qui ornent les façades éclabousse la poussière et les fissures des murs voisins qui se meurent. Au détour d’un virage escarpé s’échappent des chants et de la musique, brisant le calme silence d’une rue désertée. Quelques azulejos accrochés sous les balcons tentent de retrouver leur éclat d’antan.
Le temps s’est comme arrêté dans ces villes où le passé reste accroché au présent comme une ombre discrète : c’est le charme désuet du Portugal.

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#Nofilter

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Le silence, je l’ai prié.

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Oliver Heldens & Shaun Frank – Shades Of Grey (ft. Delaney Jane)

Balade aux Lumières

Cette année encore, c’est un univers féérique qui embrasse la ville pour quelques jours. Des effluves de vin chaud épicé parcourent les rues.
Place Sathonay, les gens dansent la valse. Malgré le froid, malgré la bruine parfois, rien ne vient perturber leur joie. Simple et entière.

Merci Lyon pour cet interlude magique.

 

 

 

Edvard Grieg – In the Hall of the Mountain King